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Une position commune des éleveurs face à la prédation

L'association Eleveurs et Montagnes a réuni des représentants des associations, syndicats et groupements d'éleveurs français à Sisteron, ce vendredi 13 juin. Ils annoncent un durcissement inévitable de leur position à court terme face à l'apathie des instances gouvernementales et à l'augmentation du nombre d'attaques

Syndicats, associations et groupements d'éleveurs ont répondu à l'invitation de l'association Eleveurs et Montagnes et se sont réunis à Sisteron, ce vendredi 13 juin, pour déterminer une stratégie commune sur le dossier de la prédation du loup en France. A l'issue de la réunion, ils ont fait la déclaration commune suivante : « Le durcissement de la profession à court terme est inévitable au vu de l'apathie des instances gouvernementales et de l'augmentation des attaques de loups. Nous demandons aux ministres de l'Agriculture et de l'Environnement de nous recevoir au plus tôt.

Nous demandons au député Christophe Castaner de tenir son engagement de désigner immédiatement un expert juriste indépendant pour étudier les conséquences d'une sortie du loup de la convention de Berne et de la directive Habitat.

Aucun compte-rendu du Groupe National Loup n'est adressé aux participants. Nous demandons que tous le reçoivent pour validation. Le GNL doit intégrer toutes les associations représentant des éleveurs, comme elle le fait pour les associations écologistes. Nous demandons que l'association Le Cercle notamment en devienne membre.

Nous exigeons d'être entendus par la plateforme européenne qui a été créée le 10 juin, sans concertation avec les éleveurs, de faire partie du groupe de travail qui va être mis en place, sans avoir à se soumettre à se soumettre à un accord de cohabitation, et d'être reçu par le commissaire européen, M. Potocnik.

Nous demandons que toutes les aides à la protection et les indemnisations soient financées sur le budget du ministère de l'Ecologie et non de l'Agriculture, et que la MSA prenne en compte la détresse et la souffrance psychologique des éleveurs. Nous refusons qu'on impose encore à la profession de nouveaux moyens de protection qui ont montré toute leur inutilité ou des chiens aussi inefficaces que dangereux. Nous serons solidaires de toute personne mise en examen pour avoir abattu un loup. »

Etaient représentés la Confédération paysanne, le Coordination rurale, la Fédération des Acteurs Ruraux, les Jeunes Agriculteurs 04, le MODEF, Syndicat ovin des Vosges, l'association Le Cercle, l'association Solidarité Pastorale, l'Association des éleveurs et bergers Vercors, Drôme, Isère, Bio Provence. Assistaient également à la réunion des groupements d'éleveurs et éleveurs venus de toute la région PACA, de la Drôme, l'Isère, la Lozère, des Vosges et de la Haute-Marne.

Les signataires de la déclaration commune

Yves-Louis Derbez, président d'E&M, Joseph Jouffrey (Coordination rurale 05), Nella Brun (FAR), Marie-Cécile Thomas (Coordination rurale 26), Christian Reynaud (05), Annette Jouvent (Eleveurs et bergers du Vercors), Jean-Yves Poirot (Syndicat ovin des Vosges), Denis Carel (83), Frédéric Bigard (CR 52), Pascal Pierre (Coordination rurale 38), Philippe Rayne (04), Jean-Claude Robert (Le Cercle - 48), Micheline Falcon (Solidarité pastorale 26), Pierre Bruin (Association Le loup dans le Haut-Diois), Serge Jossier (Confédération paysanne 84), Thomas Vernais (Confédération paysanne nationale), Antoine de Ruffray (Confédération paysanne 04), Alain Guibert (04)