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500 bêtes tuées à Lavaldens

Notre ministre de l'écologie visite le parc des Ecrins pendant que nos bêtes meurent

L'association Eleveurs et Montagnes manifeste son soutien aux éleveurs de Lavaldens (Isère) dont plus de 400 moutons ont sauté dans le vide pour fuir les loups. Une attaque de plus, un véritable traumatisme qui laisse les éleveurs désemparés au moment où la ministre de l'écologie annonce sa venue dans les Hautes-Alpes pour rencontrer... les gardes du parc des Ecrins !
La gravité de l'attaque de Lavaldens (Isère), laisse sans voix les éleveurs, choqués, abasourdis par le silence qui les entourent, abandonnés à leur triste sort. Eleveurs et Montagnes s'élève contre le mépris, le dédain dont font preuve nos dirigeants à l'égard d'une profession qui se meurt dans l'indifférence générale.

Notre ministre de tutelle reste muet. Il n'est même pas demandeur d'information sur l'état de cette partie du monde agricole. Quant à notre ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, elle vient dans les Hautes-Alpes dans quelques jours. Pourquoi faire ? Du tourisme peut-être. Elle n'a même pas répondu à notre demande d'audience et n'a aucunement exprimé de souhait de nous entendre. Quelle urgence y a-t-il à rencontrer les gardes du parc national des Ecrins ?
On nous avait promis de la régulation à partir de 5 meutes installées. Aujourd'hui, on en recense officiellement 27 et on ne voit toujours rien venir. Et à quoi bon augmenter le nombre théorique de loups à prélever si c'est pour ne pas en prélever un seul ? A ce rythme-là, les éleveurs ne tiendront pas. Qu'attendent nos élus locaux pour manifester leur désaccord et leur solidarité à l'égard de notre profession ? Ont-ils évalué les conséquences pour eux de notre disparition ?
Veut-on des exploitations hors-sol, comme en Espagne, où les brebis ne lèchent même plus leurs petits, où les agneaux avalent du lait en poudre à des tétines en plastique, sans voir ni le moindre brin d'herbe ni le soleil ? Nous pensons que ce n'est pas cette viande-là que veulent les consommateurs.
Alors ne laissons pas disparaitre l'élevage en montagne. Réagissons. Avant qu'il ne soit trop tard.