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Loup : les tirs de prélèvement se poursuivront en Ubaye

La requête de l'Aspas a été rejetée par la juridiction administrative. Les éleveurs alpins pourraient être reçus jeudi au ministère de l'Écologie pour évoquer le problème du loup. Très encadrés, ces tirs de prélèvement mobilisent depuis trois semaines, presque chaque soir, sur le terrain, une dizaine d'agents de l'ONCFS.

Le tribunal administratif de Marseille, saisi par l'Association pour la sauvegarde et la protection des animaux sauvages (Aspas) a tranché. L'ordonnance du juge des référés, rendue mercredi 17 août, a rejeté la requête de l'association considérant notamment qu'en l'état de l'instruction aucun des moyens analysés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté préfectoral pris le 25 juillet dernier par la préfète des Alpes-de-Haute-Provence Yvette Mathieu.

Quatre communes concernées

"Les opérations liées au tir de prélèvement vont donc se poursuivre, comme initialement prévu, sur le territoire des communes de Barcelonnette, Jausiers, Uvernet-Fours et Enchastrayes", a précisé Sylvie Espécier, sous-préfète de Barcelonnette, en charge du dossier loup pour l'ensemble du département. Cette dernière rappelle également que ces tirs de prélèvement courent sur une période d'un mois.

Assimilables à des actes de chasse, ces opérations sont organisées sous la responsabilité de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avec les lieutenants de louveterie et des chasseurs, dûment formés. Ces tirs s'inscrivent dans le cadre du protocole "loup" et sont mis en place à la demande des éleveurs dont les troupeaux ont été "prédatés" ou à l'initiative du préfet comme celui décidé par l'arrêté préfectoral datant du 25 juillet, motivé en raison de dégâts exceptionnels occasionnés sur les troupeaux par le loup.

Très encadrés, ces tirs de prélèvement mobilisent depuis trois semaines, presque chaque soir, sur le terrain, une dizaine d'agents de l'ONCFS, lieutenants de louveterie et chasseurs, mais pour l'instant sans succès. "La difficulté, c'est que nous ne savons plus chasser le loup et qu'il est difficile de le voir et donc de le tirer et l'abattre", indique Dominique Melleton, responsable de l'ONCFS 04.

Sylvie ARNAUD

Article publié par la Provence, le samedi 20 août 2011