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11 tirs de prélèvements autorisés pour 2012

Après les attaques contre des troupeaux de brebis dans les alpages, onze loups pourront être tués en 2012-2013, contre six individus de cette espèce protégée lors de la période précédente, selon un arrêté publié jeudi au Journal Officiel. Une décision très attendue par l'association Eleveurs et Montagnes dont le président, Yves Derbez, était intervenue pour obtenir une augmentation du nombre du tirs lors du dernier Comité National Loup.

«Le nombre maximum de spécimens de loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) dont la destruction est autorisée, en application de l'ensemble des dérogations qui pourront être accordées par les préfets, est fixé à onze pour la période 2012-2013», précise l'arrêté signé par la directrice de la biodiversité au ministère de l'Ecologie, Odile Gauthier. L'article 2 du texte précise que, dès que huit loups auront été abattus (soit par tirs officiels, soit par braconnage), les tirs de prélèvement seront suspendus et seuls les tirs de défense seront autorisés.

Un second arrêté, également publié jeudi, fixe les douze départements dans lesquels cette réglementation s'applique : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Isère, Pyrénées-Orientales, Savoie, Haut-Rhin, Haute-Saône, Haute-Savoie, Vosges et Var. Trois départements, le Haut-Rhin, les Vosges et la Haute-Saône, ne figuraient pas sur la liste lors de la précédente période.

« Cela va dans le sens de nos demandes récurrentes et facilitera la mise en œuvre de tirs de défense pour protéger les troupeaux », indiquent également la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la FNO (Fédération nationale ovine) et l'APCA (chambres d'agriculture) dans un communiqué commun.

« Néanmoins, nous sommes encore bien loin du compte ! L'aire géographique du loup ne cesse de s'agrandir. Il est désormais installé sur tout l'arc alpin, dans le Jura et dans les Vosges. Tous les efforts déployés par les éleveurs pour protéger leurs animaux (parcage de nuit, chiens de protection...) restent vains. Les pertes d'animaux tués par les loups, principalement de brebis et d'agneaux, croissent d'année en année du fait d'une évolution incontrôlée de la population des prédateurs », ajoutent les quatre organisations.

« Nous affirmons que ce système de plafond de prélèvement n'est pas adapté et que nous devons en sortir. La possibilité de réaliser des tirs de défense doit, en permanence, être adaptée à l'évolution des attaques et des dégâts causés par le loup et dissociée du nombre maximal de loups à prélever. Les éleveurs doivent être assurés qu'ils pourront défendre leurs troupeaux tout au long de l'année. »

« Il devient urgent d'inverser les règles de protection afin qu'elles bénéficient d'abord aux éleveurs et à leurs animaux comme le demandent tous les acteurs locaux. C'est une question de bon sens et de respect du travail utile et difficile qu'accomplissent les éleveurs. »

Les populations de loups (Canis Lupus) en France comptent environ 200 animaux, avec une réapparition de ce prédateur dans les Vosges il y a près d'un an. Selon le dernier bulletin de l'Office national de la chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), douze cas de mortalité de loups, que ce soit par des tirs réglementaires, braconnage, mort naturelle ou accidentelle, ont été enregistrés en 2011.

(D'après l'AFP du 9 mai 2012 et la France Agricole du 10 mai 2012)