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José Bové: les éleveurs doivent être "au coeur" de la concertation sur le loup

José Bové, visé par une plainte d'une association de protection des animaux sauvages après avoir recommandé de "tirer sur les loups" en cas d'attaque de troupeau, a estimé mercredi que les éleveurs devaient être "au coeur" de la concertation promise par la ministre de l'Ecologie. "Aujourd'hui, le sentiment des éleveurs, c'est qu'ils sont laissés pour compte dans les territoires", a déclaré le député européen d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), joint au téléphone par l'AFP.

Saluant l'annonce d'une "concertation" par la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, dans la perspective de l'élaboration du plan loup 2013-2017, il a estimé que les éleveurs devaient être "au coeur des débats et des préoccupations dans cette discussion". La France compte une population d'environ 200 loups, que les éleveurs, principalement dans le sud-est, accusent de décimer leurs troupeaux. La question de la gestion du loup, une espèce protégée, doit être posée "massif par massif, territoire par territoire", selon M. Bové.

L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne met en avant le rôle de l'élevage dans la lutte contre la désertification rurale et les incendies: "Le fait de manger l'herbe empêche le feu de proliférer. Je préfère qu'on ait des bergers plutôt que des canadairs", a-t-il souligné. Il a précisé "assumer" les propos tenus le 17 juillet sur Radio Totem, où il avait notamment déclaré: "Pour moi, les choses sont claires: si le loup risque d'attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire, c'est de prendre le fusil et de tirer".

L'association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a porté plainte le 2 août à Mende pour "incitation à la destruction d'une espèce protégée". "La question posée était: "en cas d'attaque d'un loup, qu'est-ce que vous préconisez?" "On est dans une situation où on n'est ni dans la prévention, ni dans le débat philosophique, mais dans une situation où un éleveur doit défendre son troupeau, que ce soit contre un loup ou un chien errant", explique M. Bové, mettant en avant "l'état de nécessité" prévu par le code pénal. "Après, que des associations fantasment ou extrapolent, c'est leur choix. Simplement, qu'elles lisent bien mes déclarations", ajoute-t-il. L'eurodéputé a reçu mercredi le soutien du président du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Midi-Pyrénées, Jean-Louis Chauzy, pour qui, "dans ce débat invraisemblable, si l'ont doit choisir entre le pastoralisme et le prédateur, il faut choisir le pastoralisme".

Souce: Le Nouvel Observateur avec AFP du 8 août 2012