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Nombreuses attaques dès le début de la saison

Le début de cette nouvelle saison d'estive est marqué par des attaques nombreuses et dans tous les départements. L'une des dernières et des plus meurtrières concerne l'exploitation de Louis Ascenzi, éleveur dans la vallée de la Vésubie. Les éleveurs sont particulièrement inquiets. L'attaque dont a été victime M. Ascenzi préfigure un été chaud sur le front de la guerre du loup. Un berger de la vallée de la Vésubie a, en effet, constaté lundi la mort d'une quarantaine de ses mille cinq cents brebis.
«J'en ai compté 38, mais je pense qu'il y en a plus, elles sont éparpillées », témoigne Louis Ascenzi qui se dit « révolté et très en colère ». Pour lui, il n'y a aucun doute, ce sont plusieurs loups qui ont attaqué son troupeau. «Les bêtes ont toutes été égorgées, elles ne sont pas mortes après être tombées dans un ravin en fuyant, il n'y avait à l'évidence pas qu'un loup, mais une vraie meute », se désole le berger en pestant contre « les écologistes» et les gouvernements successifs.

Son troupeau, après trois mois d'hivernage, venait d'être « mis à l'herbe » avant-hier ! « Entre le premier janvier et le 10 février, j'ai déjà perdu 56 bêtes par la faute du loup et depuis que je suis berger, j'estime à 1 000 bêtes mes pertes, je n'en peux plus ». Michel Dessus, le président de la chambre d'agriculture est lui aussi très remonté. « Il y a une incompatibilité entre le loup et le pastoralisme et si on ne régule pas de manière intensive, il n'y aura plus d'élevage d'ici deux ans», prédit le responsable.

Mardi matin, les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFNCS) se sont rendus sur les lieux afin de constater les dégâts et effectuer des prélèvements de manière à établir formellement la responsabilité du grand prédateur. Selon les premières constations, trois ont été égorgées. Les autres brebis et agneaux sont morts après une chute.

Les gendarmes de la compagnie de Nice vont également se rendre sur place pour l'enquête judiciaire. Après, il faudra évacuer les carcasses. Rappelons que l'État a décidé de porter de onze à vingt-quatre le nombre de loups pouvant être annuellement tués dans l'arc alpin, des Alpes-Maritimes aux Vosges. Sept loups ont été tués entre 2008 et 2012.

 

Source : article publié le 8 mai 2013 par Nice Matin