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Les éleveurs ont-ils capitulé face aux loups ?

Au moment où les attaques de loups se multiplient, les éleveurs ne font toujours pas la démarche de demander l'autorisation de tir de défense, seul capable d'aboutir à un tir de défense renforcé et au prélèvement d'un loup... L'association Eleveurs et Montagnes leur demande de réagir au plus vite !

Alors que les attaques de loups redoublent actuellement dans les Alpes, le nombre d'éleveurs demandant à bénéficier d'un tir de défense reste encore étonnamment limité. Qu'attendent-ils ? Pourquoi ne font-ils pas cette démarche administrative ? Pourquoi ne cherchent-ils pas à tirer avantage d'un dispositif qui vient d'être mis en place suite aux travaux du Groupe National Loup ? Pour l'association Eleveurs et Montagnes, cette attitude reste tout simplement incompréhensible.

La balle est dans notre camp

« Nous nous sommes battus au Groupe National Loup pour empêcher qu'on nous impose un forfait, rappelle Yves Derbez, président d'Eleveurs et Montagnes. Nous avons obtenu qu'on passe tout de suite au tir de défense. L'Etat est maintenant vraiment prêt à agir. La balle est dans notre camp. On dirait que l'Etat veut avancer mais nous pas, déplore-t-il. Quand les éleveurs sont attaqués, ils nous appellent dans l'urgence mais ne font pas les démarches administratives pour obtenir l'autorisation de tir de défense. Or, sans tir de défense, il ne peut pas y avoir de tir de défense renforcé mis en place. »

Tirer pour se défendre

« Dès la première attaque, rappelle l'association E&M, l'éleveur a tout intérêt à faire immédiatement sa demande. Sinon, le tir de défense renforcé ne sera pas mis en place par l'Etat. Demander le tir de défense n'oblige absolument pas les éleveurs à tirer sur les loups. C'est à l'Etat de s'en occuper ! Il leur donne éventuellement la possibilité de tirer pour se défendre s'ils le souhaitent. »
Les prélèvements de loups restent de la responsabilité de l'Etat et sont gérés sur le terrain par l'ONCFS, les lieutenants de louveterie et les chasseurs agréés. Les éleveurs peuvent éventuellement y participer s'ils le veulent mais ce n'est pas une obligation. « Quoi qu'il arrive, demandez le tir de défense », insiste Yves Derbez.