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Loups : Pour l'Elysée, le point de rupture semble dépassé en PACA

P1010546 light2Lors d'une rencontre avec des représentants de l'Etat à l'occasion de la venue de François Hollande à Nice, le 7 septembre, une délégation d'Eleveurs et Montagnes a reçu l'assurance que le Plan loup allait être appliqué très rapidement.

Une délégation de l'association Eleveurs et Montagnes a été reçue cet après-midi, 7 septembre, par des collaborateurs du Président de la République à l'occasion de sa venue à Nice. Etaient également présents plusieurs représentants de l'Etat, préfecture du 06, DDPM, Ministère de l'agriculture, etc.
Lors de cette entrevue, la collaboratrice de François Hollande a convenu que concernant le loup en région PACA, « le point d'équilibre était largement dépassé et que les mesures prises devaient rapidement être suivies des faits ». « Elle nous a assurés, rapporte Yves Derbez, président d'E&M, que le président de la République et les deux ministres concernés sont parfaitement au fait de ce dossier, conscients du malaise qui existe dans la région PACA et qu'il faut agir rapidement. Les ministres de l'agriculture et de l'écologie doivent donner dès lundi ordre aux préfets d'organiser des battues administratives pour prélever des loups. » Yves Derbez a demandé que ces prélèvements ne soient pas « faits n'importe comment mais de manière intelligente et efficace, en lien avec les acteurs concernés, à proximité des troupeaux les plus impactés par la prédation ». Le département des Alpes-de-Haute-Provence, premier département à s'être mobilisé contre les attaques, est prêt à appliquer le plan loup très rapidement.

"Nous avons besoin de formation"

Le président d'E&M a par ailleurs abordé la question de la formation : « On ne parle jamais de formation dans les métiers de l'élevage alors que la prédation a fait évoluer nos métiers, constate Yves Derbez. Il souligne à quel point il est devenu difficile de s'occuper un troupeau quand la moindre erreur peut lui être fatale. « On nous demande de prendre des chiens de protection mais nous devons apprendre à les gérer tout seuls, ajoute-t-il. Aujourd'hui, nous avons besoin que les futurs bergers soient formés et apprennent ce métier. »
Suite à cette rencontre, Eleveurs et Montagnes espère recevoir rapidement la visite de l'un des deux ministres concernés par le dossier Loup, à commencer par le ministre de l'agriculture, ministre de tutelle des éleveurs.