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Les écologistes déboutés à Nice, les battues au loup peuvent continuer

PASTORALISMEÉleveurs et chasseurs vont pousser un « Ouf » de soulagement. Les battues destinées à tuer des loups pour diminuer les attaques sur les troupeaux ovins, vont se poursuivre dans le moyen et le haut pays azuréen. Mettant en cause leur légalité, trois associations naturalistes avaient saisi dans le cadre d'une procédure d'urgence, le tribunal administratif de Nice.

Elles réclamaient la suspension de ces traques en estimant que le contrôle exercé par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) était insuffisant. L'Association de protection des animaux sauvages (ASPAS), Férus et la Ligue de protection des oiseaux soutenaient également que les chasseurs ne pouvaient mener seuls ces opérations de « prélèvement ».

Des écologistes très déçus

Rendant, hier après-midi, son ordonnance, le juge des référés Bertrand Parisot ne s'est pas prononcé sur la pertinence de ces arguments. Il a seulement pointé « l'absence de doute sérieux » sur la légalité des deux arrêtés préfectoraux attaqués (autorisant les battues dans les secteurs des Préalpes de Grasse et de la Bévéra). En conséquence, il a rejeté les requêtes des associations.

« Nous sommes très déçus »,admet l'avocat marseillais de l'Aspas, Me Benoit Candon qui, en octobre dernier devant cette même juridiction, avait obtenu la suspension des précédents arrêtés. « Nous espérons que le juge du fond aura une autre analyse » (Ndlr : celle-ci n'interviendra pas avant un à deux ans, délai moyen d'examen du dossier).

Côté chasseurs, le président départemental est, bien sûr, satisfait. « Ces battues au grand gibier, avance Bernard Baudin, ont montré leur efficacité, en éliminant trois loups en peu de temps. Il fallait les poursuivre (les mercredi, samedi et dimanche) pour préserver aussi le chevreuil, cible principale du prédateur, et dont les populations chutent ».

La préfecture a également le sourire. « Nos derniers arrêtés, encadrant plus strictement les battues, ont été jugés parfaitement licites »,se réjouit le patron de la Direction départementale des territoires et de la mer, Hervé Brunelot. Pour diminuer la pression sur les troupeaux ovins, l'objectif reste, plus que jamais, d'approcher voire d'atteindre le quota annuel et national de vingt-quatre prédateurs.

À ce jour, six loups, dont quatre dans les A.-M., ont été tués. Dès lors, précise Hervé Brunelot, il n'est pas question de remiser les fusils pendant les fêtes, d'observer la trêve de Noël réclamée par l'Aspas. Et ce d'autant plus que la chasse fermera dans un mois et qu'en mars-avril, période de reproduction, il est interdit de tirer le loup.

 

Source Nice Matin jeudi 12 décembre 2013