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Alpes-Maritimes - Un loup tué en battue par des chasseurs à Belvédère

Alpes-Maritimes - Un loup tué en battue par des chasseurs à Belvédère

Article publié par Nice Matin le lundi 9 décembre 2013

Un loup a été tué dimanche à l'occasion d'une battue au grand gibier organisée par les chasseurs de Belvédère. Ce jeune mâle de 25 kg a été mortellement blessé dans la vallée de la Gordolasque, dans le quartier de Trimenil.

La battue, indique un responsable de la préfecture des Alpes-Maritimes, respectait les nouvelles obligations édictées par le représentant de l'Etat. Elle avait été déclarée auprés de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et a fait ultérieurement l'objet d'un compte-rendu.

Depuis septembre, c'est le troisième loup à être éliminé dans les Alpes-Maritimes dans le cadre de battues dont des associations naturalistes contestent le bien-fondé et la légalité.

Lundi matin, trois associations ont ainsi demandé la suspension de deux des trois arretés préfectoraux autorisant de telles battues dans des secteurs concentrant les attaques de troupeaux.

Saisi en référé, le tribunal administratif de Nice rendra sa décision avant mercredi soir.

Moyens de protection : la plaisanterie a assez duré !

Le 3 décembre, devait se tenir un groupe de travail du Groupe National Loup sur les moyens de protection. Cette réunion a été reportée. E&M demande à toute la profession de boycotter le thème des moyens de protection, surtout en présence des associations de protection du loup, connaissant les conclusions du séminaire du CERPAM à Valdeblore. La question des moyens de protection doit être traitée dans un groupe de travail interne à la profession agricole, avec les représentants de l'Etat.

Nous n'acceptons plus que les défenseurs du loup nous imposent des mesures aussi ruineuses qu'ineptes pour justifier d'une improbable cohabitation avec les prédateurs. De même qu'il est inacceptable de voir fleurir dans leurs rangs des marchands de chiens, de colliers répulsifs de type "concours Lépine 3 en 1" et autres galéjades.
Tous les systèmes présentés comme révolutionnaires en ce moment sont en réalité des projets inefficaces mis au point aux Etats-Unis il y a plus d'une décennie et qui ont été abandonnés - ou n'ont jamais servi pour la protection mais seulement pour le suivi du loup. A quand les loups suivis par GPS par des cavaliers censés intervenir en cas de prédation? Aux frais du contribuable, bien sûr...

10,4 millions d'euros aux moyens de protection, cela suffit !

Les moyens de protection ont coûté 10,4 millions d'€ au ministère de l'Agriculture en 2012. Pour quels résultats ? Toujours plus d'attaques, autant de victimes et des témoignages de plus en plus fréquents de promeneurs pourchassés par des loups habitués à l'homme ou de bergers exposés à des loups agressifs.
10,4 millions d'€ de budget agricole sacrifiés pour satisfaire le fanatisme du lobby pro-loup, qui ne serviront pas au monde agricole. Cela suffit ! Le ministère de l'Ecologie n'a qu'à payer le prix de ses élucubrations.

La réalité du terrain est la suivante : aucun moyen de protection n'est fiable, pas plus que leurs combinaisons. Cette année 2013 a vu l'émergence d'un nouveau comportement chez les loups : la mise à mort des chiens de protection. Il n'est pas question que les pro-loups nous obligent à multiplier les chiens de protections, pendant que leurs acolytes nous les vendent. Aux frais de l'éleveur !

L'Etat a failli à ses engagements

L'Etat s'était engagé à faire baisser la prédation. L'Etat a failli à ses engagements. Depuis 20 ans, l'Etat écoute les défenseurs des prédateurs pendant que notre profession agonise. Nous en avons assez des palabres autour d'une table. Il nous faut des actes ! Depuis 20 ans, on protège en vain nos troupeaux. 1426 contrats en 2012 et un nombre d'attaques en hausse, encore et toujours.

Nous ne voulons plus entendre parler de moyens de protection, nous exigeons le prélèvement des loups qui attaquent sans cesse nos troupeaux. Et pour se faire, nous, éleveurs, avons des solutions et des expertises à soumettre à l'Etat. Nous voulons, nous, éleveurs être entendus sans que nos propos soient édulcorés au travers des filtres protocolaires. Laissez ceux qui vivent la prédation au quotidien apporter leur connaissance et leur expérience directement.
Nous ne laisserons plus les pro-loups nous mener à l'abattoir tels les moutons de Panurge.

Alpes-Maritimes - Le préfet décide de relancer les battues au loup

Alpes-Maritimes - Le préfet décide de relancer les battues au loup

Article publié par Nice Matin le mercredi 27 novembre 2013

Suspendues début octobre par le tribunal administratif de Nice, ces traques menées par des chasseurs reprennent. De manière plus limitée et encadrée

Le préfet l'avait promis quinze jours plus tôt aux milieux agricoles. Comme il s'y était engagé, il relance des battues aux loups ayant permis en septembre dernier d'éliminer deux prédateurs. Cependant, Adolphe Colrat a dû tenir compte de la suspension, début octobre par le tribunal administratif de Nice, de ses premiers arrêtés d'autorisations. Corrigeant, sans jeu de mots, le tir, il encadre plus strictement les traques confiées aux chasseurs, les place sous le contrôle direct de l'Office de la chasse. Surtout, il limite le nombre de communes concernées qui passent de trente à quatorze*. « On s'est inspiré, explique un de ses chefs de service, Hervé Brunelot, des arrêtés des Alpes-de-Haute-Provence qui ont été validés par le tribunal de Marseille ».

« Le compte n'y est pas »

Tout en prenant acte de la bonne volonté de l'État, les éleveurs font grise mine. « Le compte n'y est pas », résume Jean-Philippe Frère, vice-président de la Chambre d'agriculture, très impliquée dans le dossier au côté de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs. « Alors que les pertes en moutons seront équivalentes à celles de l'année noire de 2012, le nombre de loups tués risque de ne pas être supérieur. D'ici la fin de l'année, les battues ne pourront se dérouler dans d'importantes zones d'attaques ».

Sur ce dernier point, la préfecture envisage d'ouvrir aux chasseurs les secteurs de la Haute-Roya et du Cians. Mais pas celui de la Haute-Tinée, comme le réclament des milieux agricoles prêts à relancer la fronde de l'été. « En coordination avec les départements voisins, confirme Jean-Philippe Frère, nous réfléchissons à de nouvelles actions de protestation ».

>>INFOGRAPHIE. Le loup reprend du poil de la bête dans les Alpes-Maritimes

La justice de nouveau saisie

Dans le camp adverse, la détermination parait aussi forte. Au nom de l'Association de défense des animaux sauvages (ASPAS), Me Benoit Candon va saisir à nouveau la justice administrative. Il va attaquer deux des trois arrêtés préfectoraux. « On ne vise pas celui concernant La Vésubie, secteur concentrant effectivement une proportion importante d'attaques », explique l'avocat. L'ASPAS comme d'autres associations soutiennent que les battues à l'encontre d'une espèce protégée sont illégales. Elles estiment représenter une grande partie de l'opinion publique, sur la foi d'un sondage affirmant que « 80 % des Français sont opposés à l'éradication du loup et que 76 % pensent que l'animal a toute sa place dans la nature ».

*Soit Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Belvédère, la Bollène, Moulinet, Lucéram, Sospel, Bézaudun, Caussols, Cipières, Courmes, Coursegoules, Gourdon et Saint-Vallier-de-Thiey

 

Le loup bientôt en forêt de Fontainebleau ?

Fontainebleau - Le loup bientôt en forêt de Fontainebleau ?

Article publié le 21 novembre 2013 par La République de Seine et Marne

Prédateur redouté et en pleine expansion dans l'Est du pays, le loup pourrait bientôt faire son apparition en forêt de Fontainebleau. Fantasme ou réelle menace ?

Loup, y es-tu en forêt de Fontainebleau ? Pas encore, mais ce n'est qu'une question de temps selon certains spécialistes qui viennent de tirer la sonnette d'alarme. Réapparu dans les Alpes maritimes en 1992, désormais présent sur tous les massifs français, il est en pleine expansion dans notre pays. Les derniers relevés font état de 300 loups en France, un chiffre en constante augmentation à mesure qu'il élargit son territoire. C'est ainsi qu'une vingtaine de troupeaux ont été attaqués par un prédateur en mai dernier en Haute Marne.

Chiens errants ou loups ? L'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) a officiellement reconnu la présence du Canis Lipus via des photos authentifiées. Désormais, il n'est plus qu'à 200 km de Paris. « Si rien ne change, le loup sera à Fontainebleau d'ici deux à trois ans en ayant tué de nombreux ovins en chemin, dit Jean-Luc Valérie, auteur du livre »le retour du loup en Lorraine« . Les populations sont incontrôlables car indétectables. De plus, les moyens de protection utilisés actuellement sont obsolètes donc, d'une certaine façon on nourrit le loup ce qui favorise son essor et sa dispersion ».

« C'est possible » selon l'ONF

L'information peut faire sourire, ou au contraire effrayer. Certains, en tout cas, tremblent d'avance : « Ceux qui s'imaginent encore que le loup est une brave bête inoffensive se trompent lourdement ou frôlent l'inconscience. Ces bêtes dévorent tout et n'importe quoi sur leur passage. Chevreuils, chiens, moutons, vaches, ânes, chevaux... rien ne leur fait peur ! » dit par exemple Benjamin Basset, journaliste à « Nos chasses ». Dans les massifs, le Ministère vient d'autoriser les chasseurs à tirer les loups hors des battues réglementées. Un choix forcément contesté par les anti-chasse qui dénoncent un « retour à la barbarie digne du 19e siècle ».

À Fontainebleau, en tout cas, on ne nie pas l'éventualité, tout en relativisant : « Le loup se trouve en Côte d'Or. L'hypothèse qu'il émigre en Forêt domaniale de Fontainebleau est en théorie possible. Néanmoins, c'est peu probable car le loup a besoin d'un territoire où il ne sera pas dérangé, ce qui ne sera pas le cas en Forêt de Fontainebleau avec toutes les routes qui la composent. Il devra par ailleurs traversé de nombreuses routes.

Il ne peut pas être un prédateur naturel du sanglier qui n'est pas un gibier facile. Il s'attaque davantage aux moutons » nous répond Benjamin Beaussant, directeur de l'agence ONF de Fontainebleau. La proie favorite du loup, le mouton, n'est guère présent en Seine-et-Marne. Pas sûr donc qu'il se trouve à son aise dans notre massif. Reste que les spécialistes de la faune sauvage suivront à coup sûr avec attention les mouvements des populations. Mais pour le moment, pas besoin de « crier au loup » !

Yoann VALLIER

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Absent de Seine-et-Marne depuis 1870

Avant que l'homme n'installe ses habitations près de la forêt, le loup fréquentait la forêt de Fontainebleau. Dès le XIIIe siècle, les rois tentèrent de la faire disparaître, allant jusqu'à imposer la participation d'un homme par famille aux battues au XVIe siècle ! Après la Révolution, de fortes primes sont offertes à leurs chasseurs, jusqu'à la fin du règne de Napoléon III où le chapitre de la destruction des loups en forêt de Fontainebleau était officiellement clos. (Source : Association de sauvegarde de Montigny)

Loup/Hautes-Alpes - Le préfet autorise un tir de prélèvement

Loup/Hautes-Alpes - Le préfet autorise un tir de prélèvement

Article publié par La France agricole le mardi 12 novembre 2013

Le préfet des Hautes-Alpes a autorisé un tir de prélèvement après une double attaque du loup qui a tué une centaine de brebis à Prunières, près du lac de Serre-Ponçon.

L'arrêté préfectoral, qui autorise l'abattage d'un loup, a été signé jeudi en fin de journée, a-t-on appris auprès de la préfecture.

« Les chasseurs et les lieutenants de louveterie pourront participer à une battue sous la coordination de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) comme le prévoit le Plan National Loup », indique la préfecture.

Plus tôt dans la journée, le préfet des Hautes-Alpes et des responsables d'organisations agricoles s'étaient rendus chez l'éleveur ovin qui a perdu une centaine de bêtes dans une double attaque imputée au loup la semaine dernière.

« C'est une décision que j'ai prise en concertation. Je pense qu'il n'y a pas d'autre solution que le tir de prélèvement », a déclaré le préfet Pierre Besnard à cette occasion.

Au total, 20 brebis ont été égorgées, 13 brebis sont portées disparues et, dans un mouvement de panique, 60 bêtes sont mortes après avoir chuté d'une barre rocheuse.

« Il y a un moment, on se demande s'il faut continuer parce que chaque année c'est comme ça. L'année dernière, j'ai déjà été victime de plusieurs attaques », a témoigné l'éleveur âgé de 52 ans et installé depuis 1998.

« Ce tir de prélèvement est symbolique. Cela ne réglera pas le problème du loup. Mais il faut marquer le coup », a commenté René Laurans, président de la FDSEA des Hautes-Alpes.

Selon la préfecture, le nombre d'attaques imputées au loup a baissé de 20 % en 2013 par rapport à l'an dernier dans les Hautes-Alpes.

Une centaine d'attaques ont été recensées depuis janvier dernier, pour un bilan de 450 bêtes tuées.

En savoir plus sur http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/loup-hautes-alpes-le-prefet-autorise-un-tir-de-prelevement-79985.html#7JxoHml4lsy7FML2.99

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