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Les chasseurs en appellent au ministre

Les chasseurs en appellent au ministre

Article publié par La Dépêche le 19 septembre 2013

Ours et maintenant présence du loup, Jean-Luc Fernandez, président de la fédération départementale des chasseurs de l'Ariège en appelle à Philippe Martin, ministre de l'Écologie, de l'Énergie et du Développement durable, des Transports et du Logement. Dans un long courrier adressé au ministre, il fait le point sur ces deux dossiers sensibles à l'échelle du département.

«Vous n'êtes pas sans connaître les difficultés que la présence des grands prédateurs inflige au monde rural en général et aux activités pastorales et cynégétiques en particulier. L'apparition «miraculeuse» de loups de souche italienne sur la quasi-totalité des zones montagneuses ou forestières du pays ne peut qu'interpeller.

Je m'étais inquiété de ce phénomène auprès de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'Écologie. Je n'avais alors reçu qu'une réponse de courtoisie, bien évidemment suivie d'aucune action concrète.

Pour une bonne gestion du dossier «loup», j'affirme qu'il est indispensable de s'assurer que l'arrivée de ces prédateurs ne doit rien à la main de l'homme. De fortes suspicions pèsent, en effet, qui viennent accréditer la thèse, au mieux d'évasions involontaires, au pire d'introductions frauduleuses.

Ces soupçons doivent être impérativement infirmés ou confirmés. Je renouvelle donc ma demande de voir recherchées d'éventuelles parentés entre les loups détenus en captivité et les loups présents sur les territoires naturels.

Concernant le problème de l'ours «dans les Pyrénées», puisque c'est bien ainsi désormais qu'il faut qualifier ce dossier, l'ours des Pyrénées ayant disparu, Mme le préfet de l'Ariège vient de me transmettre le mémoire en défense rédigé par le directeur des affaires juridiques du ministère, daté du 17 février 2012 et transmis à la cour administrative d'appel de Bordeaux, en défense du jugement rendu le 16 décembre 2011 par le tribunal administratif de Toulouse, qui, vous le savez, était défavorable à l'activité cynégétique.

Je ne peux que vous dire ma colère devant un document vide, creux, indigne d'être ainsi présenté et qui, à mes yeux, constitue une véritable injure à la Cour et une trahison à l'encontre de l'État, qui a décidé de faire appel, de votre ministère et des citoyens concernés par ce dossier.

En effet, au-delà de quelques généralités et banalités, ce mémoire n'utilise aucun des arguments précis que nous avions pourtant fournis, par exemple sur la démographie de la population d'ours ou encore sur le nombre de battues organisées sur la zone considérée et à l'évidence sans effet négatif sur ces animaux.

Le 8 février 2012, une réunion au ministère avait réuni M. le préfet de l'Ariège, M. le président de la Fédération nationale des chasseurs, plusieurs hauts responsables du ministère et notamment M. Frédéric Lénica, directeur des affaires juridiques ; Me Charles Lagier, conseil des fédérations départementales de chasseurs et de la fédération nationale des chasseurs ; le directeur de la fédération départementale des chasseurs de l'Ariège et moi-même. Nous avions alors dit avec force combien ce document était insuffisant, tant sur le fond que sur la forme. Force est de constater que nous n'avons pas été entendus. Pour mieux vous éclairer, vous trouverez d'ailleurs ci-jointe la première mouture, révélatrice de l'enthousiasme que la défense de ce dossier suscitait dans les services.

Il est peut-être encore temps, afin d'éviter une nouvelle condamnation qui imposerait une inacceptable interdiction de la chasse en zones de présence d'ours, d'étayer efficacement la défense.

Enfin, et pour conclure, il est urgent que des décisions définitives soient prises pour ce qui concerne la présence insupportable de ces fauves dans les Pyrénées.»

Le département de l'Ariège est-il un nouveau territoire de conquête pour le loup?

Le département de l'Ariège est-il un nouveau territoire de conquête pour le loup?

Article publié par Ariège News le 18 septembre 2013 © midinews 2013 - Sateda

Et l'on reparle du loup après avoir vu le bout de sa queue à plusieurs reprises cet été dans les montagnes ariégeoises.

Tout d'abord fin juillet à Uretz sur le massif du Maubermé dans le Biros. Deux bergers gardent à la frontière entre la France et l'Espagne plus de 600 brebis. «C'est au matin aux alentours de 8h que j'ai remarqué plusieurs vautours, survolant à basse altitude la couche» explique Hugo le berger principal qui court à toutes jambes vers cette zone.

En contrebas d'une falaise, une dizaine de brebis gisent sans vie, «en principe on a une ou deux prédations mais 10 d'un coup c'est beaucoup !»

En jumelant la zone, il distingue un animal traversant les éboulis; «c'était un animal au pelage clair (gris et blanc), j'ai bien vu un loup. L'expertise n'a eu lieu que le lendemain, le terrain n'était pas assez humide pour laisser des empreintes et trop venté pour retrouver des poils»

Pour autant l'ONCFS a cru à la bonne foi du berger. Suite à cette attaque ce dernier est obligé de mettre en place un dispositif de gardiennage assez lourd, nécessitant davantage de travail: «nous avons installé des barres de protection, nous enfermons les bêtes la nuit, nous restons vigilants... depuis, plus rien»

Le berger a pris des photos de ce carnage avec son téléphone: «oui cela s'est bien passé le 31 juillet au matin» précise Hugo en regardant l'écran de son appareil avec tristesse.

Quinze jours après, une furtive confrontation a lieu avec des promeneurs. L'un d'eux, originaire de St Lary, un montagnard aguerri, se balade sur l'Estive d'Estrémaille sur le massif de la Calabasse. Il distingue une bête sur un sentier, il sort ses jumelles et reconnaît distinctement un loup. Il en parle encore.
Les services de l'Etat sortent de leur silenceAlors que le plan loup 2013-2017 est entré en vigueur ce printemps et que la prolifération des loups dans le massif alpin ou dans les Vosges commence à poser de sérieux problèmes, les loups sont désormais visibles en Ariège.

L'animateur du réseau loup (un agent de l'ONCFS) que nous avions rencontré en 2011, nous indiquait que ces loups n'étaient pas présents en Ariège de façon continue, il s'agissait d'individus isolés, il n'y avait pas de meutes, pas de groupes établis.

Concernant les indemnisations des éleveurs: la responsabilité du loup n'a pas été écartée, mais elle n'a pas été confirmée non plus. Les attaques sont indemnisées au bénéfice du doute. Depuis, les choses ont-elles évolué?

La préfecture de l'Ariège reconnaît que des loups ont été observés dans le département mais «ce sont des témoignages épars et à valider. Et pour que soit attestée la présence du loup, il faut qu'il y ait trois observations sur un même site (une vallée) durant la même période (variable de 8 à 15 jours). Ce cas de figure ne s'est jamais produit.

Depuis le début de l'année nous avons eu trois témoignages. Le premier remonte au premier trimestre 2013 (janvier ou février) dans le secteur de Bethmale. Un témoin aurait vu deux loups et trouvé une crotte. Nous avons engagé des analyses génétiques dont on attend les résultats.
Le second remonte au mois dernier à Uretz (commune de Sentein). Techniquement il est possible qu'il y ait un loup mais sans présence avérée validée.

Enfin la troisième remonte à 15 jours à Saleix (commune d'Auzat) où un cliché a été pris. Il est inexploitable on ne peut donc pas certifier qu'il s'agisse d'un loup.

Aujourd'hui on reste en suspens des résultats de l'analyse de la crotte. On ne peut pas nier la présence erratique de loups mais en aucun cas il n'y a installation de meute. Chaque fois qu'il y a un témoignage il est pris au sérieux, tous les moyens sont déployés pour recouper les témoignages»

Donc selon la préfecture de l'Ariège, des loups oui mais une présence éparse, erratique... pas de présence avérée et on est loin de l'installation.
Loup et ours, même combat pour les chasseursPar contre Jean-Luc Fernandez, le tonitruant président de la fédération des chasseurs, n'a pas ce genre d'états d'âmes.

Dans un courrier en date du 16 septembre adressé à Philippe Martin, ministre de l'Ecologie, il fait état des difficultés rencontrées par le monde rural face aux grands prédateurs, il parle en ces termes du loup: «l'apparition miraculeuse des loups de souche italienne sur la quasi-totalité des zones de montagne ou forestières ne peut qu'interpeller.

Pour une bonne gestion du dossier loup, j'affirme qu'il est indispensable de s'assurer que l'arrivée de ces prédateurs ne doit rien à la main de l'homme. De fortes suspicions pèsent en effet, qui viennent accréditer la thèse au mieux d'évasions involontaires, au pire d'introductions frauduleuses»

Joint au téléphone, le président Fernandez se souvient d'une attaque du loup rendue publique en 2010 sur le groupement pastoral des Bésines non loin de Mérens (elle avait été indemnisée).

Selon lui, le loup n'est pas apparu du jour au lendemain: «il y a longtemps que le loup est présent en Ariège mais ça convient à tout le monde de faire porter la responsabilité de ses dégâts à l'ours... aujourd'hui on le voit en Couserans, on prélève ses crottes à Aulus, et bientôt on constatera son passage jusque dans le Gers [...]

Personnellement je ne crois pas que tous ces loups viennent de l'arc alpin ou du côté espagnol. J'aimerais que l'on s'intéresse davantage à la réglementation des parcs à loups qui fleurissent dans toute la France. Pourquoi ne pas faire des prélèvements d'ADN des loups en captivité pour connaître précisément leur famille d'origine... ils devraient davantage être suivis»

Avant de conclure: «on ne va pas se laisser envahir par le loup comme on l'a été par l'ours... la saison prochaine les huit ours inventoriés sur notre territoire seront en capacité de faire des petits, on va passer très rapidement à 50 ours, les éleveurs du Couserans pourront mettre la clé sous la porte !»
Laurence Cabrol

Une gestion inquiétante du loup

Une gestion inquiétante du loup

Article publié le 13 octobre 2013 par Le Matin

Le canidé a dévoré en 2012 près de 6000 animaux d'élevage en France. Les bergers dénoncent un programme de gestion du loup inadapté. Celui-là même dont la Suisse s'est inspirée.

Il faut réguler la présence du loup avant que trop de meutes ne rendent sa gestion impossible.

Craignez-vous que la Suisse ne soit envahie par les loups?

Les bergers aiment aussi le loup

La question est souvent résumée assez simplement. Le défenseur du loup serait un citadin écolo rêveur et nostalgique d'une nature intacte. Et son opposant, un berger égoïste colonisant la montagne pour son profit. Blanc et noir. Les méchants contre les gentils, ou inversement. Or ces deux-là se ressemblent peut-être plus qu'ils ne le pensent.

Comment imaginer devenir berger sans aimer la nature, les grands espaces, les animaux et la faune sauvage? Comment penser une seconde qu'il soit anodin pour ces hommes et ces femmes de voir abattre un loup, tellement magnifique, tellement mythique?

Le Concept Loup de la Confédération met au moins les deux camps d'accord sur un point: il ne sera plus très longtemps adapté à la situation. Qu'arrivera-t-il quand la croissance exponentielle du nombre de prédateurs observée en France se produira ici? Quand il n'y aura plus un ou deux loups mais des meutes entières? Quand, après chaque loup tiré «légalement», une meute continuera tranquillement à faire son marché dans les troupeaux environnants? Les défenseurs de l'animal peuvent-ils se satisfaire d'une augmentation – inéluctable – des tirs?

La gestion du loup doit être repensée complètement. Et cela avant que la situation n'échappe à tout contrôle comme c'est le cas en France, dont la Suisse s'est inspirée pour son Plan Loup. Aux États-Unis, des expériences fructueuses ont permis de réapprendre au loup la peur de l'homme, le déplaçant ainsi «naturellement» vers des contrées moins hostiles. Pour le plus grand bonheur de tous les amoureux de la nature, écologistes et bergers.

Sur son site Internet, le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly s'inquiète de la politique du loup menée en France.

Melina Schröter


«Les loups sont entrés dans Paris», chantait le grand Serge Reggiani en 1967. Un texte prémonitoire à en croire le JDD d'hier. En provenance de l'est de la France, des prédateurs se sont livrés à des attaques sur des moutons à 200 km de la capitale. Et d'année en année ils s'en approchent toujours plus. Preuve que les loups ont de moins en moins peur de l'homme. Et une perspective loin d'enchanter les bergers de l'Hexagone, dont la colère contre Canis lupus ne cesse de croître.

En cause, les attaques régulières, notamment dans les Alpes maritimes et les Pyrénées, dont sont victimes les troupeaux. En 2012, ce sont près de 6000 animaux en pâture (principalement des moutons) qui ont été tués par le grand prédateur. Réapparu en France en 1992, le loup y compte actuellement environ 200 individus et une vingtaine en Suisse.

Protection totale impossible

Cette cohabitation, à en croire les témoignages, est de moins en moins adaptée au développement massif du prédateur. Troupeaux attaqués en pleine journée à quelques mètres du berger ou du chien, avortements et baisse de lait importante chez les bêtes épargnées par le loup, le tableau est sombre. Et inquiète Jacques Melly, conseiller d'Etat valaisan et chef du Département de l'environnement, en charge de la problématique du loup.

«En Suisse, nous appliquons exactement la même politique qu'en France, avec des exigences en matière de protection des troupeaux: des chiens, des grillages, des gardiens. Et une intervention si vraiment le loup fait trop de dégâts. Et nous avons donc à présent la preuve que cette méthode ne fonctionne pas. Chez nos voisins entre 2008 et 2013, le nombre de contrats de protection des troupeaux a doublé. Mais, dans le même temps, le nombre de bêtes tuées également. Alors bien sûr qu'il faut accentuer les efforts sur la protection. Mais la topographie du Valais et la taille de certains troupeaux rendent impossible une protection totale. La cohabitation du loup et des bergers est donc très difficile. Il faut absolument pouvoir réguler le loup. Nous voulons au moins pouvoir être à armes égales avec lui et non qu'il bénéficie d'une protection totale et que nous ne puissions pas nous défendre. Même si c'est un animal extraordinaire, que je respecte.» (Le Matin)

Nicolas Dhuicq : « Le loup n'a pas sa place dans l'Aube »

Nicolas Dhuicq : « Le loup n'a pas sa place dans l'Aube »

Article publié par l'Est éclair le 16 septembre 2013

Bar-sur-Aube - Jeudi dernier, le député Nicolas Dhuicq a rencontré les éleveurs dont les troupeaux ont été attaqués par le loup

Vous venez de rencontrer les éleveurs, dans quel état d'esprit sont-ils ?

Nicolas Dhuicq : « Excédés. À juste titre. C'est leur outil de travail, leur vie, qui sont agressés. En quatre mois, avec les animaux qui ont été tués, les indemnisations devraient s'élever à 26 000 €. C'est l'équivalent d'un emploi avec les charges. J'ai contacté le ministre de l'Agriculture après la mi-juillet pour rappeler les promesses d'indemnisation rapide. D'après des informations récentes, les fonds sont en route. La grande question est de savoir si cette indemnisation couvre l'ensemble du préjudice. Il y a 40 à 60 % d'avortement après une attaque et les naissances sont de 50 %, un taux anormalement bas. En quatre mois, c'est 1 % du cheptel de l'Aube qui a été tué. C'est 3 % du cheptel sur une année, si ça continue. La topographie et le mode d'élevage sont complètement différents des zones montagneuses. Les moyens de protection ne sont pas adaptés. Et on ne peut garder les bêtes enfermées. Surtout qu'en plus, la nourriture animale à un coût de plus en plus élevé. »

Ces attaques remettent-elles en cause la filière ?

« Le retour du loup pose une question plus profonde. Quelle est la place de l'homme par rapport à l'animal sauvage ? Nous sommes dans un système fou où l'on dépense de l'argent public pour des indemnisations. Il s'agit d'atteintes aux biens des personnes. À terme, on risque d'avoir des attaques d'animaux de compagnie. Le loup grandit en expérience et à terme n'aura plus peur de l'homme. »

Les éleveurs vont-ils devoir s'habituer à vivre avec le loup ?

« C'est impensable. Nous ne sommes pas dans une zone montagneuse. Ici, la nature n'est pas vide. Les bois et les champs sont de la main de l'homme. On se heurte à la vision de personnes qui considèrent que ce sont des espaces vides et qui constituent une nature agréable. Or, l'homme a été en lutte avec le loup, il l'a éradiqué. Le loup n'a pas sa place dans un département comme le nôtre. Aujourd'hui, il y a de 250 à 300 loups en France. Le taux de reproduction est de 2,3 louveteaux viables par an. Il y aura une croissance mécanique de la population. Aujourd'hui, vingt-quatre individus par an peuvent être tirés. Il faut faire évoluer le cadre législatif européen. Les fédérations de chasseurs doivent pouvoir être autorisées à tuer ces loups. C'est la seule solution. Le repousser ne sert à rien. Il faut donner la priorité à l'homme. Les gens qui sont en contact direct avec la nature le savent bien, on ne peut rien lui imposer. La raison doit nous pousser à la modestie. Le loup est plus fort que l'homme. Si on joue la carte de la cohabitation, c'est nous qui serons chassés. »

En tant que député, quelle action pouvez-vous mener ?

« Je réfléchis à une proposition de loi à ce sujet. Il faut une prise de conscience et éviter les débordements. Il faut définir un cadre de légitime défense pour pouvoir prendre en compte la protection des biens et des personnes. »

Mathieu GIBET

Le loup a été vu en Couserans

Le loup a été vu en Couserans

Article publié le 16 septembre 2013 par La Dépêche

De la haute Ariège au Couserans, le loup fait parler de lui depuis quelques années. Une prédation a été indemnisée en 2010, et une observation confirmée pour l'été dernier. Par contre, la prédation constatée alors est due à l'ours.

On le piste depuis une quinzaine d'années, lors de ses incursions dans notre département. Mais dans la bergerie ariégeoise, le loup n'y pointe que rarement sa truffe, alors qu'il est présent dans les Pyrénées-Orientales, dans le Carlit et le massif des Madres, depuis 1999. Il a été d'ailleurs photographié, en août dernier, par un naturaliste belge, Dimitri Crickillon, dans la réserve naturelle de Nohedes.

Discret, furtif, il a été observé une dizaine de fois depuis 2004 dans notre département (lire ci-contre). Et on lui attribue officiellement une prédation, qui remonte à trois ans en arrière : «Il n'y a eu qu'une suspicion d'attaque en ce qui concerne l'Ariège. Elle s'est produite en 2010, confirme Dominique Gentier, chargée de communication du plan d'action national loup. La responsabilité du loup n'a pas été écartée, mais elle n'a pas été confirmée non plus. Cette attaque a été indemnisée au bénéfice du doute».

Au-dessus de Mérens-les-Vals

Survenue au cours de l'été 2010, dans une estive du groupement pastoral des Bésines, au-dessus de Mérens-les-Vals, cette attaque avait été rendue publique au printemps suivant, lors de l'assemblée générale de l'Aspap (Association pour la sauvegarde du patrimoine en Ariège-Pyrénées). Une quinzaine de brebis auraient été tuées, selon le témoignage d'un des bergers qui se trouvait sur l'estive, et qui aurait subi, au cours de l'été, des attaques successives. Autre attaque confirmée, celle qui s'est produite en Biros à la fin du mois de juillet dernier. L'animal avait été aperçu par deux bergers alors qu'il s'enfuyait dans le secteur d'Uretz. Quelques instants plus tard, ils découvraient une dizaine de brebis qui avaient fait une chute depuis une barre rocheuse.

Mais, dans ce cas, il semble bien que l'ours et le loup aient uni leurs forces. «L'observation d'un loup, le 1er août, a été classée comme retenue, reprend Dominique Gentier. C'est l'application stricte des protocoles de validation des indices qui a permis d'arriver à cette conclusion, compte tenu de l'ensemble des renseignements fournis par le berger. Il s'agit d'une présente dite «occasionnelle», qui peut se révéler avoir été ponctuelle ou bien se confirmer par la suite». Reste que les prédations, elles, sont dues à l'ours, «dans une zone à ours déjà connue, et avec des indices de présence relevés».

Du Quérigut au Couserans

Le loup a été aperçu à huit reprises en Ariège, du Quérigut au Couserans : à Artigues (2004), Quérigut (2006, 2011), Orlu (2010), Brassac et Saurat (2011), Bethmale et Seintein (fevrier et août 2013). Cette dernière observation a eu lieu sur la face nord du Maubermé, où il a été aperçu par deux bergers.
L.G

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