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Digne La Javie - Un troupeau attaqué, le loup montré du doigt

Un troupeau attaqué, le loup montré du doigt

Article publié le jeudi 29 août 2013 par La Provence

Digne-les-Bains La Javie / Mardi soir dernier, vers 18 h, à la Javie, à quelques kilomètres de Digne, Robert Auzet a été prévenu que son troupeau avait été attaqué. Le prédateur a frappé dans la nuit de lundi à mardi.

"C'est une attaque de loup", explique l'éleveur. L'homme a retrouvé sept brebis et deux béliers blessés et présentant des morsures au cou. Après constatation, l'agent de l'ONCFS aurait conclu à une attaque de "canidé de grande taille" et les sept brebis mortes ou gravement blessées devraient être indemnisées.

En revanche, l'éleveur attend le constat du vétérinaire pour les deux béliers. Robert Auzet poursuit ses recherches pour retrouver 13 autres bêtes disparues depuis l'attaque.

Plus d'informations demain dans La Provence (édition Alpes)

Gabriel HAURILLON

Millau. Le loup, film et débat

Millau. Le loup, film et débat ce soir

Article publié par La Dépêche du Midi le 29 août 2013

La Confédération paysanne prend de plus en plus au sérieux la menace du loup sur le rayon de Roquefort. Face à une polémique grandissante sur la place du loup dans les zones d'agropastoralisme, le syndicat d'agriculteur a décidé d'organiser une réunion publique, qui se tiendra ce jeudi 29 août, dès 21 heures, à la salle de La Menuiserie à Millau.

La soirée commencera par la projection d'un film «éleveurs, les morsures invisibles» , traitant du traumatisme lié à l'attaque de loups.

Puis, Jean-Marc émilian, éleveur en Lozère, victime d'attaques, et Thomas Vernay, berger dans les Alpes, viendront témoigner de leur expérience.

La soirée se poursuivra avec une discussion ouverte sur le sujet, en présence de Laurent Reversat, administrateur de l'interprofession de Roquefort; José Bové, député européen; Stéphane Mazars, sénateur de l'Aveyron, rapporteur de la loi au Sénat.

Valais- Le conseiller d'Etat Jacques Melly ordonne le tir du loup de la vallée de Conches

Valais - Le conseiller d'Etat Jacques Melly ordonne le tir du loup de la vallée de Conches

Article publié le 29 août 2013 par Le Nouvelliste

Un ou plusieurs loups ont tué plus de 25 moutons en un mois dans la vallée de Conches dans le Haut-Valais. Le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly a ordonné le tir du canidé. Une décision que regrette le WWF.

Le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly a ordonné le tir du loup dans la vallée de Conches dans le Haut-Valais. Avec plus de 25 moutons tués en un mois sur les alpages de la région, les conditions pour l'abattre sont réunies selon le Concept Loup Suisse, a indiqué jeudi le canton.

Le loup peut être tiré dès vendredi et durant soixante jours dans la zone des alpages non protégeables. Il pourra également être abattu sur des surfaces agricoles utiles (SAU), là où les moutons séjournent après la désalpe, mais cela sous certaines conditions. "Il faut que le troupeau en question soit correctement protégé par une clôture électrique", explique Peter Scheibler, chef du service valaisan de la chasse. De telles attaques se sont déjà produites l'automne et le printemps derniers.

Les SAU en question

La commission intercantonale (CIC), dans laquelle siège des représentants du service valaisan de la chasse et de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), s'est réunie le 23 août et a délivré un préavis positif pour le tir du loup dans les alpages non protégeables. Elle n'est en revanche pas parvenue à un accord unanime concernant l'autorisation de tir dans les SAU.

Si le préavis de la CIC est obligatoire, Jacques Melly décide seul au final d'une autorisation de tir et du périmètre concerné. Pour les SAU, "les éleveurs ont été informés par le service de l'agriculture de la nécessité de protéger les troupeaux par des clôtures électriques", souligne le canton.

Personnes assermentées

Le loup ne pourra pas être abattu par n'importe quel chasseur. Seuls des gardes-chasses professionnels et auxiliaires assermentés pourront s'en charger.

"Mais il ne faut pas imaginer une troupe de gens armés jusqu'aux dents. Cela ne se passe pas du tout comme ça", relève le chef du service valaisan de la chasse. Le dispositif évoluera de jour en jour selon les observations et devrait impliquer entre deux et une dizaine de personnes.

Regret du WWF

Le WWF regrette la décision de tirer un loup. "Nous avons assez d'exemples en Valais qui prouvent que ce n'est pas une solution, d'autant plus que l'on n'aura pas la certitude que l'animal abattu est bien le responsable des attaques", relève Pierrette Rey, porte-parole de l'organisation pour la Suisse romande.

Le WWF, comme d'autres organisations de protection de la nature, prône plutôt de meilleures mesures pour protéger les troupeaux. Il s'agirait notamment de ne pas laisser des bêtes dans des zones non protégeables mais de les déplacer sur un alpage où une surveillance est possible. "Mais de toute façon, le risque zéro n'existe pas. Durant une saison, des moutons dérochent, sont tués par la foudre ou mangés par un loup. Il faut compter avec ces phénomènes naturels", note Pierrette Rey.

M35 et M38

Selon le canton du Valais, plusieurs attaques de loups ont été constatées ce printemps sur les pâturages de la vallée de Conches. "Un ou plusieurs loups ont encore provoqué la mort de 39 moutons entre le 21 juillet et le 24 août", souligne-t-il.

M35, un mâle déjà présent dans la vallée haut-valaisanne en décembre 2013, a tué avant avant l'été 28 moutons en moins d'un mois. Aucune autorisation de tir n'a alors été délivrée car la plupart des ovins n'avaient pas été suffisamment protégés. En mai, un deuxième loup mâle, M38, en provenance des Grisons, a tué une chevrette. Les députés du Haut-Valais, très remontés, ont fait part de leur ras-le-bol.

En juin, le parlement valaisan a adopté une résolution urgente demandant que "le loup M35 soit supprimé sans délai. Le canton du Valais doit devenir une zone d'exclusion des loups, conformément à la requête des communes de Conches". Le Conseil d'Etat a affirmé partager les soucis des éleveurs et s'est engagé à intervenir "dans le cadre de la légalité".

Source: ATS

Suisse - Le Valais ordonne le tir du loup de la vallée de Conches

Le Valais ordonne le tir du loup de la vallée de Conches

Article publié le 29 août 2013 par RTSInfo

Un deuxième loup est apparu dans la vallée de Conches en juin 2013.
Selon le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly, les conditions sont réunies pour autoriser le tir du loup dans la vallée de Conches, après que 25 moutons ont été tués en un mois.

Le conseiller d'Etat Jacques Melly a ordonné le tir du loup de la vallée de Conches (VS). Un ou plusieurs loups ont tué en un mois plus de 25 moutons sur les alpages de la partie supérieure de la vallée. Les conditions pour un tir sont réunies selon la législation fédérale, a indiqué jeudi le canton du Valais.

Le loup peut être tiré avec effet immédiat dans la zone des alpages non protégeables. L'autorisation est accordée pour une durée de 60 jours. Un ou plusieurs loups ont tué 39 moutons entre le 21 juillet et le 24 août. Des attaques avaient déjà été constatées le printemps dernier.

Présence depuis décembre 2012

La présence du loup M35 est confirmée en Valais depuis décembre 2012. Plusieurs analyses et observations ont permis de montrer que le loup était installé dans la région de la vallée de Conches.

Depuis mars 2013, le garde-chasse a trouvé et examiné 13 carcasses de cerfs et 4 de chevreuils et 22 observations ont été faites par différentes personnes.

ats/rber

Le WWF regrette cette décision

Le WWF regrette la décision de tirer un loup. "Nous avons assez d'exemples en Valais qui prouvent que ce n'est pas une solution, d'autant plus que l'on n'aura pas la certitude que l'animal abattu est bien le responsable des attaques", relève Pierrette Rey, porte-parole de l'organisation pour la Suisse romande.

Le WWF, comme d'autres organisations de protection de la nature, prône plutôt de meilleures mesures pour protéger les troupeaux. Il s'agirait notamment de ne pas laisser des bêtes dans des zones non protégeables, mais de les déplacer sur un alpage où une surveillance est possible.

Un Vosgien autorisé à tirer pour défendre ses bêtes

Loup : un Vosgien autorisé à tirer pour défendre ses bêtes

Article publié le 28 août 2013 par L'Est Républicain

Des associations environnementales ont écrit une lettre ouverte au préfet des Vosges pour manifester leur étonnement suite à l'autorisation donnée à un éleveur pour effectuer des tirs de défense contre le loup.
Malgré la présence du chien Patou, l'éleveur Jean-Yves Poirot a subi de nouvelles pertes cette année. D'où sa demande afin d'effectuer des tirs de défense.

 

Epinal. D'après les statistiques, le loup aurait visiblement fait moins dégâts dans le milieu ovin cette année. Que ce soit du côté de La Bresse (où un couple de canidés a été recensé) ou sur la Plaine (présence d'un seul loup), les chiffres laissent apparaître des attaques moins nombreuses.

Ceci dit, le sujet est toujours aussi sensible auprès des groupes environnementaux ou des éleveurs de moutons. Pour preuve, la dernière décision de Gilbert Payet, préfet des Vosges, qui a fait bondir de nombreuses associations.

Levée de boucliers des associations environnementales

Concrètement, le préfet a promulgué, le 19 août dernier, un arrêté autorisant l'éleveur bressaud Jean-Yves Poirot, à effectuer des tirs de défense avec une arme à canon lisse, et ce, dans le cadre de la protection de son troupeau contre le grand prédateur. Car l'éleveur affirme avoir été victime de huit attaques depuis le début de l'année. Au total, 14 de ces bêtes seraient mortes suite à ces prédations. Dans ce contexte, Jean-Yves Poirot a donc demandé une autorisation de tir de défense qu'il a obtenue il y a neuf jours.

Sauf que cette décision a déclenché une levée de boucliers du côté des associations environnementales. Et ces dernières n'ont pas manqué de manifester leur étonnement dans une lettre ouverte envoyée auprès du préfet en début de semaine. Le réseau FERUS (Association militant pour la sauvegarde de l'ours, du lynx et du loup), le GEML (le groupe d'étude des mammifères de Lorraine), Vosges Nature Environnement et Oiseaux Nature ont cosigné ce courrier afin de demander au préfet d'abroger cet arrêté.

« En avril dernier, lors du comité de suivi des grands carnivores, Gilbert Payet a affirmé qu'il n'y avait pas lieu d'autoriser ces tirs au regard de la baisse des prédations. Et là, il décide d'accorder cette autorisation sans aucune concertation avec les différents acteurs de ce comité » lance Anthony Kohler, animateur régional du réseau FERUS.

Le responsable s'interroge tout autant sur l'intérêt du travail effectué au cours des deux années précédentes : « A la suite de ces tirs de défense, si un loup venait à être abattu, ce serait alors trois ans de travail jeté à terre alors que nous tentions de faire cohabiter le canidé et les ovins. »

L'animateur se pose également des questions sur la configuration très particulière de ces prédations. Car, selon ses dires, un seul troupeau aurait été attaqué cette année : un de ceux de Jean-Yves Poirot, surveillé, qui plus est, par un chien Patou. « On ne comprend pas ce qu'il se passe sur cette parcelle », avoue Anthony Kohler qui se demande s'il faut attribuer toutes ces attaques au seul grand canidé.

Face à autant d'interrogations, l'animateur du FERUS vient donc de proposer l'aide des associations afin de comprendre les raisons de ces attaques répétées au même endroit.

Il a même contacté Jean-Yves Poirot pour lui proposer l'installation de pièges photographiques, voire d'éventuelles caméras.

Des pertes indirectes

De son côté, l'éleveur bressaud réfléchit à cette éventualité, mais il considère que cette aide arrive bien tardivement : « Aucune association ne m'a contacté depuis le début de l'année. Ils n'ont pas su se relever les manches avant » rétorque Jean-Yves Poirot qui, malgré ces attaques répétées, ne se considère pas comme le seul éleveur ayant perdu des brebis.

D'après lui, certains de ses collègues ont eux aussi été victimes du loup, « mais il n'y a pas eu d'expertises sollicitées » lâche l'intéressé qui avoue une certaine impuissance face au prédateur, malgré les surveillances, jusqu'ici efficaces, de son chien Patou.

Naturellement, cette situation le fait réfléchir sur son avenir professionnel. Car ses finances sont malheureusement impactées : « Je reçois des indemnisations concernant les brebis qui ont péri. Mais le coût en termes de pertes indirectes s'élève à plus de 5.000 €. Car ces prédations limitent aussi les naissances d'agneaux... »

Sergio DE GOUVEIA

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