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Aube - Des brebis de nouveau attaquées à Colombé-la-Fosse

Des brebis de nouveau attaquées à Colombé-la-Fosse

Article publié par l'Est Eclair le 13 juin 2013

Ce jeudi matin, Frédéric Bigard, éleveur à Colombé-la-Fosse a découvert deux brebis et un bélier mort sur son exploitation. Cinq autres moutons ont également été mordus.

L'Office nationale de la chasse et de la faune sauvage s'est rendue sur place pour effectuer des prélèvements afin de tenter de déterminer quel animal est l'auteur de cette nouvelle attaque.

Il y a trois semaines sur cette exploitation, deux brebis avaient déjà été tuée. Une troisième avait dû être euthanasiée.

Le loup fait des ravages jusque dans l'Aube

Le loup fait des ravages jusque dans l'Aube

Article publié le 16 juin 2013 par Wikiagri.fr

Les ravages du loup sur les troupeaux, on en parle régulièrement, mais en zone montagneuse. Seulement voilà qu'aujourd'hui le prédateur est suspecté (ce n'est pas encore officiel) d'être à l'origine de 5 attaques ayant fait 50 victimes chez les ovins du département de... l'Aube !

L'Aube, comme vous le savez, c'est à mi chemin entre les Vosges (ou le Jura) et Paris. Oh, il existe bien quelques vallonnements, qui semblent d'ailleurs propices au refuge des responsables des attaques. Mais globalement, on est tout de même en plaine.

Jusqu'à présent, les problèmes de grands prédateurs se posaient en montagne. Loup dans les Alpes ou les Vosges, ours ou vautours dans les Pyrénées... De nombreux troupeaux ont été attaqués, avec très souvent des victimes, moutons ou brebis à moitié dévorés, sans parler du stress qui prend le reste du troupeau après une attaque d'où des troubles comportementaux.

Le problème consiste sempiternellement à se poser la question du droit au retrait des prédateurs, comprenez du nombre d'individus qui peuvent légalement être chassés. Une question si controversée entre éleveurs et différentes associations écologistes, que l'Etat au milieu a souvent du mal à prendre des décisions, ou tardivement.

50 bêtes tuées en 5 attaques

De fait, le loup prend de l'envergure, en terme de territoires. Je suis incapable de vous dire comment il traverse des autoroutes ou des voies ferrées, mais le fait est là, il se déplace, étend son influence sur des zones géographiques de plus en plus vastes. Alors qu'il y avait sans doute la possibilité de juguler le problème à sa source, en prenant en son temps les décisions qui s'imposaient.

Dans l'Aube, sa présence a été détectée dès l'hiver. Mais à ce moment-là, les troupeaux étaient à la ferme, et ne risquaient donc pas grand-chose. Les attaques sont donc récentes, avec le retour des beaux jours. En très peu de temps, 5 attaques ont été recensées, avec 50 bêtes tuées ou blessées dans un état tel qu'elles sont mortes peu après.

Selon les autorités, la possibilité d'un chien errant reste d'actualité. Pour autant, les trois éleveurs dont les troupeaux ont été décimés n'ont guère de doutes. Ils doivent pourtant attendre, avant de remplir leurs formulaires de demandes d'indemnisations, que l'Aube soit reconnu comme zone sinistrée par le loup. Des études d'ADN sont en cours pour identifier officiellement l'agresseur. "Ce qui peut prendre des semaines", soupire un éleveur aubois. Encore du temps qui passe, que le loup met à profit pour poursuivre sa route. Peut-être qu'un jour il finira par lui-même frapper à la porte des décideurs parisiens...

Antoine Jeandey

Suisse - Les députés disent oui à un Valais sans loup

Suisse - Les députés disent oui à un Valais sans loup

Article publié le 14 juin 2013 par Le Nouvelliste

Le Grand Conseil a très clairement accepté une résolution en faveur d'un Valais sans loup.

Le groupe chrétien-social du Haut a demandé que «le canton du Valais devienne une zone d'exclusion des loups» et que le loup de la Vallée de Conches, le fameux M35, soit abattu.

Le Grand Conseil a dit oui par 77 voix, 14 non et 4 abstentions à cette résolution. Un message en ce sens sera envoyé à l'Office fédéral de l'environnement, comme l'ont déjà fait les communes conchardes.

Le député Frank Wenger affirme même que si quelqu'un veut du loup qui sévit dans le Haut-Valais, il peut sans autre l'adopter. Une livraison à domicile est même possible, précise-t-il...

Jean-Yves GABBUD

Valais - Le loup s'invite dans les parlements

Article publié par Le Matin le 13 juin 2013

Le massacre en moins d'un mois par un loup de 29 moutons dans le Haut-Valais agite les élus cantonaux et fédéraux.

Le sort de M35, le loup accusé d'avoir dévoré 29 moutons dans le Haut-Valais ces dernières semaines, était jusqu'à présent suspendu à un accord entre les autorités de Goms (VS) et l'Office fédéral de l'Environnement. Si les premières appelaient de leurs vœux une autorisation de tir, le second avait demandé des informations supplémentaires, notamment sur les conditions de protection des troupeaux attaqués. Mais la liste des ennemis du prédateur s'est allongée aujourd'hui, dans le camp des politiques cette fois.

Au Grand Conseil valaisan ce matin, plusieurs allusions au canidé ont été glissées dans les interventions des parlementaires. Grégory Logean (UDC) a notamment déclaré : « Avec un fusil et une boîte de cartouches, nous pourrions réaliser des substantielles économies en ce qui concerne la gestion du loup.» D'ailleurs deux questions urgentes seront discutées demain au Parlement valaisan, l'une intitulée «Modification des conditions de tir des grands prédateurs» et l'autre demandant carrément «Un Valais sans loup». Cette dernière exige que M35 «soit supprimé sans délai». Les deux textes ont été déposés par des élus hauts-valaisans.

A Berne, aussi les parlementaires hauts-valaisans se sont emparés de la problématique. Selon le site de Radio Rottu Oberwallis, Viola Amherd (conseillère nationale PDC) et René Imoberdorf (conseiller aux Etats PDC) vont également déposer une interpellation sur la problématique du loup. Il sera notamment demandé au Conseil fédéral de s'exprimer sur une éventuelle marge de manœuvre dans l'application du Concept Loup dans les zones difficiles à protéger. (Le Matin)

Melina Schroeter

Le loup de la vallée de Conches ne sera pas abattu

Valais - Le loup de la vallée de Conches ne sera pas abattu

Article publié le 14 juin 2013 par Le Matin

Selon Berne, les critères permettant d'abattre le loup qui a tué 28 moutons dans la vallée de Conches, en Valais, n'ont pas été remplis. Les ovins n'ont pas été assez protégés.
Le loup qui a tué 28 moutons en moins d'un mois dans la Vallée de Conches (VS) ne sera pas abattu pour l'heure. Selon l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), les critères qui permettraient de tirer le grand prédateur ne sont pas remplis car les ovins n'étaient pas assez protégés.

Dans un cas, l'enclos des moutons attaqués par le loup M35, un mâle déjà présent dans la vallée haut-valaisanne en décembre dernier, n'était pas correctement clôturé, écrit vendredi l'OFEV. Dans l'autre cas, les animaux paissaient sans surveillance depuis plusieurs jours sur un pâturage boisé impossible à protéger.

Ces conclusions se basent sur les analyses effectuées par un expert en matière de protection des troupeaux mandaté par la Confédération après les dernières attaques, qui remontent à la semaine passée.

Dans ce type de situations, le «plan loup» de la Confédération n'autorise pas le tir d'un animal. Selon ce concept, le prédateur peut être abattu s'il a dévoré au moins 35 animaux de rente pendant quatre mois consécutifs ou au moins 25 en un mois, pour autant que les éleveurs aient pris des mesures de prévention que l'on peut raisonnablement exiger d'eux.

Alpages difficiles à protéger

Les autorités valaisannes ont fait valoir en vain que les conditions étaient réunies pour tirer le loup. Elles ont notamment expliqué que le canton et les éleveurs se sont concentrés sur la protection des alpages par le biais d'un plan établi en collaboration avec la Confédération, écrit dans un communiqué le service valaisan de la chasse. Selon ce plan, la majorité des alpages de la Vallée de Conches ne sont pas protégeables.

Il en résulte un grand potentiel de dommages pour la saison d'estivage. Mais l'autorité fédérale n'a pas jugé ces arguments suffisants pour appliquer la clause d'exception, regrette le canton.

Le Valais critiqué

De son côté, l'OFEV estime que le canton ne conseille pas assez bien les éleveurs afin qu'ils mettent en oeuvre des mesures de protection des troupeaux, même si la disposition des éleveurs de la Vallée de Conches à coopérer s'améliore. Dans la plupart des cantons où la présence du loup est avérée, les mesures nécessaires ont été prises et les dommages causés aux animaux de rente sont minimes.

Or, «en Valais, on observe des lacunes dans les conseils aux éleveurs». L'OFEV entend chercher des solutions avec les intéressés, notamment en vue de la saison d'estivage.

Critères plus flexibles

Pour sa part, le Conseil d'Etat valaisan va réitérer ses exigences à l'attention des services de Doris Leuthard. Il souhaite que le canton puisse définir les mesures de protection adéquates et raisonnables et que les critères de tir soient flexibles pour les régions non protégeables. Il demande aussi plus de moyens financiers pour protéger les troupeaux, ou si ce n'est pas possible, une politique restrictive du retour naturel des grands prédateurs. (ats/Newsnet)

 

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Prédateurs - Le préfet du district de Conches veut qu'on le libère du loup

Article publié par le Nouvelliste le 12 juin 2013


14 moutons tués le 31 mai passé, au village de Münster.
29 moutons tués en moins de 20 jours. La vallée de Conches et son préfet Herbert Volken se révoltent. Ils demandent que Berne déclare la région "zone libérée du loup".

Depuis le 4 juin passé, le président de Münster-Geschinen Gerhard Kiechler et le préfet du district de Conches Herbert Volken avaient demandé que leur région soit déclarée "libre de loups". Il pourrait y en avoir deux, voire trois en ce moment. Leur colère est montée, après que le prédateur a occis 29 moutons en moins de 20 jours, plus 13 cerfs et 4 chevreuils auxquels se sont encore ajoutés 9 autres moutons mortellement blessés et 9 autres disparus. "Cela suffiit", déclarent-ils. Berne n'est pas de cet avis et l'OFEV (Office fédéral de l'environnement) veut enquêter davantage sur le loup et les conditions de gardiennages des troupeaux, notamment par des chiens. Mais d'ores et déjà le préfet avertit: si la Confédération ne fait rien, alors la vallée de Conches prendra des mesures.

Pascal CLAIVAZ

 

L’Ardèche demande à être intégrée dans le PLAN LOUP

Privas (Ardèche). Face à la probable implication du loup dans des attaques de troupeaux dans ce département – dont la dernière, dans la nuit de dimanche à lundi – la préfecture demande à intégrer le « plan d'action national loup 2013-2017 ». Lequel permet des tirs de prélèvement.

Le préfet de l'Ardèche, Bernard Gonzalez, va demander aux ministères de l'Écologie et de l'Agriculture l'intégration du département dans le « plan d'action national loup 2013-2017 » (1). Des tirs de prélèvement pourraient, alors, être autorisés sur l'ensemble du territoire ardéchois.

« L'objectif est d'avoir des outils plus efficaces et plus rapides », souligne le représentant de l'État. Il a présidé, jeudi après-midi, une réunion du comité Grands prédateurs dans les locaux de la préfecture, à Privas. Les discussions entre les différents acteurs concernés ont duré plus de deux heures.

Suite à l'attaque d'un élevage, dans la nuit de dimanche à lundi, à Saint-Alban-en-Montagne (l'expertise est en cours), les syndicats d'agriculteurs ont déjà exprimé leur colère en menant une opération coup-de-poing, mercredi matin, devant la préfecture de l'Ardèche, où ils ont déposé huit cadavres d'agneaux.

« Tous les moyens mis en place jusqu'à maintenant ont été inefficaces. On ne fait que reporter le problème d'un élevage à un autre. Il faut que tout le département soit protégé », souligne Jérôme Volle, responsable de la FDSEA 07. Lors du comité, il a plaidé pour que l'Ardèche fasse partie du « plan loup » le plus rapidement possible. Ce qui permettra de mettre sur pied des unités d'action. Mais le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), qui doit être consulté avant toute décision, ne se réunit pas avant début juillet.

Selon Bruno Raoux, de la Ligue pour la protection des oiseaux de l'Ardèche (LPO), il faut surtout « proposer des solutions de cohabitation » entre cette espèce protégée et l'élevage, plutôt que la « destruction ».

(1) Les arrêtés ministériels définissant les différents dispositifs du « plan loup » ont été publiés le 28 mai.

 

Source : Le progrès.fr du 14/06/2013

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