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Le loup repéré dans le département de la Moselle aurait bien attaqué des brebis

METZ- Le loup repéré dans le département de la Moselle aurait bien attaqué des brebis le 12 février à Lorquin.

Article publié par Le Républicain lorrain le 19 février 2014

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage a rendu son verdict concernant l'attaque de brebis du 12 février à Lorquin: il s'agit bien d'un loup. Une réunion est prévue.

Loup, y es-tu? Oui, a répondu hier le Centre national d'études et de recherche appliquée prédateurs-animaux déprédateurs de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).

Dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 février, cinq brebis étaient tuées entre Lorquin et Neufmoulins (Pays de Sarrebourg). L'expertise du CNERA PAD portait exclusivement sur les animaux. Car d'autres attaques avaient eu lieu, ces dernières pertes portant à onze le nombre de bêtes victimes d'un prédateur, en moins d'une semaine.

Un faisceau de présomptions planait sur le loup du Donon, photographié le 30 janvier. Quatre jours plus tôt, le Canis lupus avait été observé par un chasseur à Abreschviller.

Tentative de prédation

On ignore quelles sont les raisons qui ont poussé l'animal à venir dans la plaine. «Quand un loup connaît bien son territoire, il mange surtout du gibier. Mais s'il est poussé vers un autre secteur, il se dirigera vers des proies plus faciles», notait Anthony Kohler, vice-président, de l'association Férus pour la préservation des grands prédateurs.

Le loup n'aurait-il pas regagné le massif du Donon? Alors que le CNERA PAD se prononçait, la nuit précédente (de lundi à hier), un troupeau était attaqué à Lavalette, écart d'Abreschviller. Deux bêtes ont été blessées lors de l'attaque. Cinq agneaux et un bélier ont pris la fuite. Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions et le cas a été soumis à l'expertise du CNERA PAD.

En attendant, la sous-préfecture s'organise. Elle prévoit une réunion demain avec l'ensemble des acteurs concernés : profession agricole, élus, association de protection de la nature, représentants du monde de la chasse, experts du loup et services de l'État.

Plusieurs objectifs sont affichés par Eric Infante, le sous-préfet. Outre un point de situation, cette réunion aura pour but de diffuser des éléments utiles sur le loup (mode de vie, comportement, zone d'extension...) et de présenter le plan national concernant l'animal et la réglementation applicable.

Les possibilités de protection des troupeaux vis-à-vis de la prédation du loup, en précisant les modalités de financement et le processus d'indemnisation des dommages aux troupeaux, seront abordées.

INFOGRAPHIES. Le loup reprend du poil de la bête dans les Alpes-Maritimes

INFOGRAPHIES. Le loup reprend du poil de la bête dans les Alpes-Maritimes

Article publié le mardi 19 novembre 2013 par Nice Matin

250 loups ont été recensés en France, selon le dernier décompte de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Nombre de bêtes tuées, nombre d'attaques... les Alpes-Maritimes restent le departement où l'animal est le plus présent.

250 loups ont été recensés en France, selon le dernier décompte de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Nombre de bêtes tuées, nombre d'attaques... les Alpes-Maritimes restent le departement où l'animal est le plus présent selon l'observatoire du loup qui publie les chiffres des années 2004 à 2012.

L'impressionnante hausse des attaques de loups

Les chiffes sont sans appel. En 2004, l'observatoire du loup comptait 322 attaques attribuées aux loups dans notre département. Huit ans plus tard, ce nombre est de... 764 attaques! Plus du double.

"Le loup rencontre dans ce département des conditions favorables. Le territoire est assez vaste pour permettre l'installation de meutes (composée de 2 à 5 loups) et la nourriture suffisante: la population d'ongulés sauvages en hausse depuis 30 ans. Le nombre de meutes reproductrices permet dans ce département une dynamique de population qui explique sa croissance.", explique Dominique Gentier, chargée de communication du Plan d'action national loup.

Les Alpes-Maritimes sont, de loin, le departement le plus "attaqué" de France. Très, très loin devant ses voisins des Alpes-de-Haute-Provence, du Var et des Hautes-Alpes.

Capture Nice Matin 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Un garde-manger à ciel ouvert

Des attaques qui ont déclenché l’ire de tous les éleveurs azuréens.  Car quand le loup attaque, le loup tue. Au grand dam des bergers, qui ne comptent plus leurs bêtes dépecées, éventrées, blessées… L’observatoire du loup les a comptées. En 2004, 1411 bêtes ont été tuées par loup les Alpes-Maritimes. 1435 en 2010… 2417 en 2010.

 

Capture Nice Matin 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seul motif de satisfaction? Le nombre de bêtes tuées par attaques ne progresse pas. “Depuis l'arrivée du loup en 1992, le nombre de victimes par attaque se situe entre 3 et 5. et que depuis 5 ans, ce nombre se situe entre 3 et 4”, poursuit Dominique Gentier.

Capture Nice Matin 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une très mauvaise série qui a conduit la préfecture des Alpes-Maritimes à prendre des mesures chocs. Face à la grogne des éléveurs et des bergers, la prefecture vient d'autoriser de nouveaux tirs de prélévement. Un "permis de tuer" la bête, après que plusieurs troupeaux ont été décimés.

Depuis que ces tirs ont été autorisés, quatre loups ont été "prélevés" dans les Alpes-Maritimes, principalement dans le Mercantour.

"Le loup, espèce protégée en France, est traqué dans la plus parfaite illégalité sur les ordres des représentants de l'État", estime l'association Ferus. Dénonçant une "situation scandaleuse et injustifiée", l'association annonce qu'elle "portera systématiquement plainte contre les tueurs de loups en bande organisée et exercera systématiquement des recours contre ces arrêtés felons".

Mais si les éleveurs sont en colère, il ne faut pas oublier qu'ils sont indemniser par l'Etat pour chaque bête tué par un loup. Ainsi en 2012, les éleveurs des Alpes-Maritimes ont perçu 763.398 euros d'indemnités.

"Chaque attaque donne lieu à un constat de dommages réalisé par les agents habilités. L'analyse technique des données relevées dans le constat est effectuée par les DDT(M). Elle doit determiner si la est mortalité non liée à une predation, si la cause de mortalité indéterminée ou si la mortalité est liée à une predation avec deux possibilités : responsabilité du loup écartée ou responsabilité du loup non-écartée", détaille Dominique Gentier.

L'indemnisation est basée sur le principe que le bénéfice du doute profite à l'éleveur. Toute attaque dont la conclusion est "responsabilité du loup non-écartée" est indemnisée. Les pertes directes (animaux morts, blessés), les pertes indirectes (étouffement, dérochement...) , et les bêtes disparues sont prises en compte et indemnisées.

Capture Nice Matin 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le loup attaque à la fin de l'année

Le loup a ses petites manies. Dans les Alpes-Maritimes, il attaque plus volontiers pendant les derniers mois de l'année. Octobre est ainsi le mois où il a fait le plus de carnage des la vallée de la Tinée (255 attaques). Dans les Roya, il préfère les temperatures un peu plus chaude avec 122 attaques durant les mois d'août.

"On observe que les mois où les attaques sont les plus importantes sont juillet, août et septembre, donc plutôt en été. Dans les Alpes du Sud, la période de pâturage plus longue (ou même toute l'année) explique la répartition des attaques tout au long de l'année. Il convient de noter également que dans ces zones, la mise en place des moyens de protection peut être plus difficile", analyse Dominique Gentier.

Capture Nice Matin 5

 

Environnement : les sentinelles guettent toujours le loup

Environnement : les sentinelles guettent toujours le loup

Article publié le 30/10/2013 par Sud Ouest

Le loup n'a pas été revu dans le Gers depuis novembre dernier. Mais un réseau de sentinelles est en place.
On n'est pas encore revenu au temps des louvetiers, chargés au XIXe siècle de chasser le loup dans chaque ville. Mais depuis l'intrusion d'un loup dans le Gers, aperçu du côté de Troncens il y a quasiment un an, des mesures de prévention et d'observation ont été prises.

Plus sûrement afin de respecter le sacro-saint principe de précaution que pour s'apprêter à faire face à la menace imminente d'un retour en masse du canidé sauvage dans nos contrées. Mais tout de même, la progression des populations, constatée ces dernières années, depuis le massif alpin vers le piémont pyrénéen pose question.

Le réseau de sentinelles déployé dans l'Aude, en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales a été élargi aux départements de Haute-Garonne, du Lot, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne... et du Gers.

Jacques Faubec, encore responsable du service départemental de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour quelques semaines avant de faire valoir ses droits à la retraite, a ainsi été formé, comme l'ensemble de ses collègues, à l'identification de traces laissées par le loup et par le lynx : « Tous les agents du service ont été formés à ce type de suivi. Désormais, si l'un de ces animaux vient dans le Gers, nous saurons reconnaître les empreintes. S'il attaque des bêtes, nous pourrons l'identifier. »

Pour l'instant, Jacques Faubec en convient, ce genre d'événement malheureux est uniquement le fait de chiens errants. « En quarante ans de carrière, c'était la première fois que j'identifiais un loup dans le département », admet-il. L'autorisation de chasse au loup, durant des battues au gibier, accordée par Philippe Martin, ministre de l'Écologie il y a quelques jours, ne concerne que les départements où le loup est effectivement installé et cause des ravages sur les élevages : soit le sud-est de la France.

Depuis le spécimen observé en novembre 2012, aucun ne s'est approché du Gers plus près que l'Aveyron, où un loup des Abruzzes a été vu en février dernier.

Dans la région, ce type d'observation reste isolé et ne présage aucunement d'une installation de l'espèce à court terme. Mais la dispersion de ces animaux sur de grandes distances, à la recherche de nouveaux territoires est un phénomène connu.

F. J.

Bernard Andries, lieutenant de la louveterie, une institution vieille de 1200 ans

Bernard Andries, lieutenant de la louveterie, une institution vieille de 1200 ans

Article publié le 20/10/2013 par La Voix du NordSans aller jusqu'à dire que Bernard Andries est aussi farouche qu'un loup, il aura fallu quelque temps de traque pour réussir à le convaincre de parler de son activité de lieutenant de louveterie, sur laquelle il reste discret.

L'homme est pourtant connu comme... le loup blanc en Flandre intérieure, d'abord comme médecin dermatologue depuis trente-cinq ans à Hazebrouck, ville où il a aussi été élu au conseil municipal pendant deux mandats.

Il a également été administrateur à la fédération de chasse du Nord il y a une vingtaine d'années, sans parler d'engagements associatifs comme au Lions club (mais ces « Lions » n'ont aucun rapport avec la chasse !).

Tombé dedans tout petit

La chasse, Bernard Andries est tombé dedans tout petit, à Rexpoëde dont il est originaire : « J'accompagnais mon père le dimanche dès l'âge de 10ans. J'ai demandé mon premier permis de chasse à l'âge de 16ans et cette année, c'est mon quarante-neuvième. » Son premier fusil ? « Je l'ai eu pour mes 16ans, un calibre12 juxtaposé qui venait d'un oncle. » Alors, comment passe-t-on de « simple » chasseur à lieutenant de louveterie ? Assurément par passion, mais ça ne suffit pas.

Il y a des conditions à remplir, des capacités à posséder et un oral à passer avant d'être nommé par le préfet pour une période de cinq ans avec une limite d'âge de 75ans pour l'exercice de cette mission (lire ci-dessous). Ils sont quatre lieutenants de louveterie dans l'arrondissement de Dunkerque.

Bénévolat total

Le bénévolat étant total, le lieutenant de louveterie doit pouvoir subvenir avec ses propres revenus à cette charge qui demande aussi de la disponibilité pour parcourir environ 5000km par an pour les traques de nuit de nuisibles, les réunions, les destructions de corbeaux...

À titre d'exemple, Bernard Andries a effectué l'an dernier quarante sorties de nuit, en général de 22h à 2h, dans son secteur qui comprend les cantons de Cassel et d'Hazebrouck nord et sud.

« On fait tout et on est payé pour rien, mais on le sait », précise Bernard Andries, qui explique avoir « fortement réduit mon activité médicale – je ne l'exerce plus qu'un jour par semaine – ce qui me permet de me consacrer à la louveterie ».

Si les attributions du lieutenant de louveterie sont multiples et ne se limitent pas à organiser des battues, Bernard Andries les résume assez simplement : « On n'est pas là pour détruire, mais pour calmer le jeu. »

Il se voit avant tout comme un médiateur entre le monde agricole et les chasseurs et comme un conseiller des administrations concernées.

ZOOM: plus de loups, mais des choucas...

Mis à part dans les Alpes où ils reviennent d'Italie, il n'y a plus de loups dans notre pays. Mais il y a les espèces reconnues nuisibles pour lesquelles le lieutenant de louveterie assure une régulation. Pour d'autres, il peut être une vigie qui annonce des problèmes à l'horizon.

C'est le cas pour les choucas, ces sortes de petits corbeaux au cri agaçant qu'on entend aussi bien en ville qu'en campagne. Il s'agit actuellement d'une espèce protégée : même le lieutenant de louveterie n'a pas le droit d'intervenir, il faudrait une autorisation ministérielle. Selon Bernard Andries, le risque grandit notamment avec les choucas dans le secteur de Bavinchove. Ils se multiplient et font leurs nids dans les cheminées, ce qui peut les boucher, provoquant des risques d'incendie ou d'asphyxie.

Concernant les espèces classées nuisibles, en revanche, le lieutenant de louveterie peut intervenir à la demande du préfet ou du maire pour réguler la population des corbeaux freux, qui vivent en groupe. Bernard Andries cite à cet égard l'exemple d'Ebblinghem où, « tous les ans, on réduit leur nombre de deux cents à quatre cents car il y a plusieurs centaines de nids qui provoquent des nuisances pour les gens, sonores, mais aussi par leurs fientes et par les dégâts qu'ils font aux cultures ».

Un autre animal que connaît bien le lieutenant de louveterie, c'est le sanglier. Quand ils sortent en lisière de forêt et commettent des dégâts aux cultures, il est souvent sollicité par les agriculteurs. Il doit alors apprécier s'il faut pratiquer un simple tir d'effarouchement (de nuit) ou de destruction. Dans ce cas, il tirera toujours un ou deux jeunes, mais jamais la mère, qui évitera ainsi ensuite de revenir avec ses petits dans ce secteur.

Dans des cas plus rares mais tout aussi importants, le lieutenant de louveterie peut être sollicité pour des animaux présentant un danger pour la sécurité publique. Ce fut le cas pour un chevreuil qui avait passé les grillages et errait le long d'une voie TGV du côté d'Armentières, ou encore pour d'autres qui se promenaient près de l'aérodrome de Merville, ce qui a nécessité de fermer les pistes durant la nuit pour l'intervention.

CHRISTIAN TAFFIN

José Bové: «La seule solution face au loup, c'est un fusil»

José Bové: «La seule solution face au loup, c'est un fusil»

Article publié par Le Matin Dimanche le 20.10.2013

La prolifération du loup, désormais aux portes de Paris, insupporte José Bové. Le député écologiste européen n'a pas peur d'aller à l'encontre des convictions de sa famille politique pour défendre l'agriculture traditionnelle.

Face à la présence du loup en France, José Bové se fait une question de principe de défendre l'agriculture pastorale. «Je suis un paysan avant d'être un élu écologiste, clame-t-il haut et fort. Le lien entre l'homme et la nature passe par l'agriculture traditionnelle.» Peu importe s'il nage à contre-courant au sein de sa famille politique. «Je savais qu'en prenant position, je m'exposerais aux critiques d'associations défendant le loup, qu'ils allaient caricaturer mon propos. Ce qui est important pour moi, c'est que dans le sud du Massif Central, là où j'habite, les gens étaient contents qu'un écolo comprenne enfin les enjeux de leur quotidien. Je ne suis pas un écologiste hors sol. Je suis fondamentalement connecté à la réalité de mon territoire, je ne peux pas me désintéresser de cette question.»

«Un prédateur invasif»

Le parlementaire européen se plaint de voir le loup protégé comme une espèce menacée. «Le loup est un prédateur invasif, qui est en expansion. On a récemment vu le loup en Haute-Marne et dans l'Aube, soit à 200 kilomètres de Paris. Voilà le paradoxe: le loup fait partie des espèces que la Convention de Berne protège, sauf que ce n'est pas une espèce en voie de disparition, mais une espèce en voie d'expansion.»

Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel.

(Le Matin)

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