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Un loup abattu hier dans les Hautes-Alpes

Un loup abattu hier dans les Hautes-Alpes

Article publié dans la Provence, dimanche 14 août 2011

Pour les éleveurs d'ovins, "un bon loup est un loup mort !" Alors, ils apprécieront le tir réussi par l'un des leurs, hier, à 13 heures, dans le Bois Rond, sur la commune de Saint-Etienne-en-Dévoluy. Le prédateur a été abattu en toute légalité, dans le cadre d'un tir de prélèvement - traque et abattage - autorisé le mois dernier par la préfète des Hautes-Alpes.

À la suite de nouvelles prédations constatées le 28 juillet dernier, un arrêté préfectoral autorisant la réalisation d'un tir de prélèvement a été pris le 29 juillet pour la protection des troupeaux, sur St-Etienne-en-Dévoluy et Agnières-en- Dévoluy.

"Hier matin, vers 6h30 un éleveur a observé un loup à proximité immédiate du parc de nuit de l'alpage du col de Rabou. Cet animal a été vu de nouveau vers 8 heures alors qu'il se dirigeait vers le secteur du Bois Rond", précisait hier soir la préfecture avant d'ajouter : "Le lieutenant de Louveterie, informé par les éleveurs, alertait l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) pour l'organisation d'une battue dans le secteur sécurisé par ailleurs par la gendarmerie. Quelques chasseurs désignés par arrété prefectoral ont participé à l'opération qui a débuté vers midi en partant du flanc ouest du Bois Rond en direction du col de Rabou. Vers 13 heures le loup a été aperçu à 200 mètres environ de la bergerie du vallon de Barges et a été tué d'un seul coup de feu. Il s'agit d'un mâle subadulte."

Le cadavre a été acheminé au laboratoire de l'ONCFS à Gap. Pour l'anecdote, il faut retenir que cette bête a commencé la mue de son pelage et qu'il "n'est pas très beau à voir." C'est le 2e loup abattu dans les Alpes après le tir d'un premier animal le 3 août dernier dans le Vercors drômois. Il s'agissait d'un tir de défense, c'est-à-dire une autorisation individuelle accordée à un éleveur pour protéger son troupeau.

C'était un jeune mâle de 27,5 kg qui a été tué par un louvetier. Huit loups peuvent être abattus cette année dans l'arc alpin, six peuvent donc encore être tirés. À la date du 5 août, on dénombre 76 attaques ayant occasionné la mort de 342 ovins dans les Hautes-Alpes.

Le bilan est plus sévère encore dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 104 attaques et 403 ovins tués, et le loup est impliqué ou soupçonné dans 86 d'entre elles. Dans les Hautes-Alpes, de nouvelles pertes sont intervenues depuis le 5 août, dont celle de deux veaux à Ristolas, et le loup est bien sûr soupçonné.

Du côté des chasseurs qui fourbissent leurs armes en vue de la prochaine saison de chasse, en septembre prochain, le ras-le-bol du loup monte d'un cran. "Nous n'avons bientôt plus de mouflons et de chevreuils" déplore Jacques Chevalier, président de la fédération départementale de chasse.

Maurice FORTOUL

Bilan des attaques de loup au 5 août publié par la Provence

Bilan des attaques de loup au 5 août publié par la Provence, le samedi 13 août 2011

403 ovins tués

104 attaques de troupeau ont été recensées au 5 août, dans le 04. Le loup n'est pas exclu dans 86 d'entre elles. Le bilan de ces prédations est de 403 animaux tués soit 117 de plus qu'en 2010 pour un nombre d'attaque quasi-similaire.

Les deux importantes attaques sur deux troupeaux à Méolans-Revel et au Sauze-Super-Sauze, attribuées au loup, ne sont pas étrangères à l'explosion de ce bilan provisoire. 130 agneaux et brebis avaient été tués. 99% de ces prédations concernent des ovins. 40% se sont déroulées en journée.

Sylvie ARNAUD

(L'article complet de la Provence dans la Revue de presse)

Des hurlements provoqués pour comptabiliser les loups

Des hurlements provoqués pour comptabiliser les loups

Publié par la Provence, le samedi 13 août 2011

Les éleveurs alpins pourraient être reçus jeudi au ministère de l'Écologie pour évoquer le problème du loup.

Si les constats réalisés sur le terrain ont permis d'attribuer ces deux attaques nocturnes au loup, ce dernier reste très discret et sa population difficile à estimer.

Le bilan des attaques de troupeaux dans les alpages des Alpes-de-Haute-Provence est particulièrement meurtrier cet été et tout particulièrement au coeur de la vallée de l'Ubaye où deux prédations se sont soldées par la perte de 130 agneaux et brebis sur les secteurs de Méolans-Revel et du Sauze-Super-Sauze.

Si les constats réalisés sur le terrain ont permis d'attribuer ces deux attaques nocturnes au loup, ce dernier reste très discret et sa population difficile à estimer. Depuis sa réapparition dans les Alpes en 1992, le suivi de cette espèce est assuré par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

"Nous sommes aussi chargés de la protection de l'espèce, des constats de dommage sur les troupeaux et aussi du prélèvement de l'espèce qui fait l'objet d'un arrêté préfectoral" explique Dominique Melleton, responsable de l'ONCFS dans les Alpes-de-Haute-Provence. Si pendant la période hivernale, le suivi de l'espèce se fait en détectant notamment les traces laissées sur la neige, en été, les agents de l'ONCFS utilisent la technique des hurlements provoqués pour estimer la population de canis lupus et identifier des meutes.

"Ces opérations doivent être menées entre le 1er août et le 15 septembre car c'est la période idéale pour faire la différence entre les hurlements des adultes et des jeunes de la portée de l'année" explique Dominique Melleton. Ces hurlements provoqués mobilisent les agents de l'ONCFS mais aussi du réseau loup à savoir des éleveurs, associations de protection des animaux, agent du parc du Mercantour et de l'office national des forêts, gendarmes, bénévoles…

Ces opérations sont organisées en soirée. Les agents de l'ONCFS utilisent leur voix pour hurler comme les loups et ainsi provoquer leur réponse. Formés, ils sont capables de reconnaître le cri d'un adulte ou d'un louveteau. "C'est une question de territoire. Si un loup est présent, il répond pour signaler sa présence" ajoute le responsable départemental de l'ONCFS.

L'organisation de ces hurlements provoqués est suivie de près par Sylvie Espécier, sous-préfète de Barcelonnette et responsable du comité loup 04. En Ubaye, ils ont permis de repérer une meute sur le territoire de Méolans-Revel. Un constat qui ne permet pas de déterminer la population exacte de la vallée mais d'avancer que 18 à 22 loups seraient présents sur les Alpes-de-Haute-Provence. Une estimation, rien de plus.

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403 ovins tués

104 attaques de troupeau ont été recensées au 5 août, dans le 04. Le loup n'est pas exclu dans 86 d'entre elles. Le bilan de ces prédations est de 403 animaux tués soit 117 de plus qu'en 2010 pour un nombre d'attaque quasi-similaire.

Les deux importantes attaques sur deux troupeaux à Méolans-Revel et au Sauze-Super-Sauze, attribuées au loup, ne sont pas étrangères à l'explosion de ce bilan provisoire. 130 agneaux et brebis avaient été tués. 99% de ces prédations concernent des ovins. 40% se sont déroulées en journée.

Sylvie ARNAUD

Onze brebis tuées à Saint-Dié

Onze brebis tuées à Saint-Dié

Le 11 août 2011 - Article publié dans l'Est Républicain

brebis tuées par des loupsSaint-Dié. Le loup aurait migré vers la vallée de la Haute-Meurthe, selon les observations réalisées hier par un technicien de l'ONC, à la suite d'une attaque de troupeau. C'est un garde-chasse de l'ONF qui a donné l'alerte hier matin, après avoir découvert le cadavre d'une brebis sur la Chaume de Sérichamp. Lorsque le propriétaire du troupeau est monté un peu plus tard, son sang n'a fait qu'un tour. Avec des militaires il a énuméré un à un : onze brebis ont été découvertes égorgées, espacées les unes des autres de plusieurs dizaines de mètres. Les premières conclusions du représentant de l'office national de la chasse, venu dans l'après-midi analyser les dépouilles, confirment les premières hypothèses. Il a regardé les traces sur le cou et analysé la « consommation », la façon dont le prédateur a ingurgité l'animal, en évitant les viscères. Selon lui, il ne fait aucun doute qu'il s'agit bien de l'œuvre d'un grand canidé, et la quasi-certitude que c'est un loup qui a attaqué le troupeau dans la nuit de mardi à mercredi.

« Il faut qu'on puisse se défendre »

Pour l'éleveur le coup est rude. D'autant qu'une majeure partie des brebis du troupeau portent actuellement des agneaux à naître au début de l'hiver. Le bilan financier pourrait donc se révéler lourd. Selon une première estimation, le préjudice pourrait se monter à 17.000 euros. Soutenu par le propriétaire de la chaume, il a dû transporter les carcasses animales. Il a fallu aussi prendre la décision d'abréger la souffrance d'une brebis mordue au cou. « On est prêts à assumer les aléas de la nature, mais il faudrait tout de même que l'on puisse se défendre contre la faune sauvage », a estimé l'éleveur, très amer. Sous le regard de touristes découvrant l'alignement de brebis, il a tenté de rallier l'opinion publique à la cause des éleveurs, notamment dans les Vosges, « ce petit massif où le loup n'a pas sa place ». Suggérant aux « pro-loups, aux Verts ou à Eva Joly, « ces gens dont le salaire ne dépend pas de la réintroduction du loup » de venir monter la garde le soir dans la caravane », le berger a aussi rappelé le « coût pour la collectivité de la politique de sauvegarde du loup, qui avoisine les 36.000 euros par loup, chaque année en France ». Hier des élus de la Haute-Meurthe sont allés dans le sens de l'éleveur, souhaitant favoriser l'agriculture de montagne en préservant le paysage. Le maire de Plainfaing, Patrick Lalevée a suivi le dossier avec attention, mais aussi le conseiller général du canton de Fraize, Jean Claude, qui s'est rendu sur place. Pour l'élu, « il est idiot de vouloir maintenir dans les Vosges un animal qui ne peut subvenir à ses besoins. L'agriculture de montagne n'est pas compatible avec la présence du loup. »

Le troupeau a été regroupé hier soir, gardé par un berger installé dans une caravane. Avec un chien, « mais évidemment sans fusil, puisque c'est interdit. »

Ph.C.

Le retour des loups décourage les éleveurs des Vosges

Le retour des loups décourage les éleveurs des Vosges

Article publié le 9 août 2011 sur La Croix.com

Dans la nuit de dimanche à lundi 8 août, un loup a encore tué un agneau, ce qui porte à 49 le nombre de victimes du prédateur cet été. Face aux éleveurs lassés par les attaques, la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a annoncé la tenue fin août d'un comité pour étudier la possibilité de tirs de défense à l'année. Le tableau de chasse des loups vient de s'allonger dans les Vosges. Un animal a encore frappé dans la nuit de dimanche à lundi chez un éleveur qui avait déjà subi huit attaques, dont celle de deux agnelles mercredi 3 août. « Sur l'une, témoigne Jean-Yves Poirot, il ne restait que la tête, le cou et les épaules. Sur l'autre, les épaules, le cœur, les poumons et les deux gigots avaient été mangés. Ce que je ressens ? De la tristesse et du dégoût. »

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