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Eco-pastoralisme

Candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime / Mercantour

logo-unescoCandidature au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco
de l'espace transfrontalier Marittime / Mercantour

 

Éleveurs et Montagnes a pris connaissance avec intérêt du lancement de la candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime/Mercantour, le 18 novembre 2013 à Breil sur Roya, en présence des représentants français et italiens des Ministères de l’Environnement.

Un tel classement donnerait véritablement une notoriété internationale à cet espace, les Alpes de la mer. Le projet fait ressortir une longue collaboration entre scientifiques français et italiens, il aboutit à retenir trois des critères que l’Unesco propose pour obtenir un classement. Ces critères sont les suivants :

 

viii - être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification.

 

ix - être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins.

 

x - contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

 

Ces critères démontrent clairement que la demande de classement porte exclusivement sur un PATRIMOINE NATUREL.

 

L’Unesco offre aussi des possibilités de classement au titre d’un patrimoine culturel (monuments et sites historiques), ou d’un patrimoine mixte, culturel et naturel.

 

L’association considère que la demande déposée devrait être enrichie d’un aspect culturel, pour obtenir in fine un classement au titre d’un patrimoine naturel et culturel. Dans cette perspective elle souhaite que l’un ou les deux critères suivants puissent être ajoutés :

 

iii - apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.

 

v - être un exemple éminent d'établissement humain traditionnel, de l'utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d'une culture (ou de cultures), ou de l'interaction humaine avec l'environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l'impact d'une mutation irréversible.

 

 

 

 

 

En effet, au cœur du massif du Mercantour, ne doit-on pas valoriser l’aspect culturel exceptionnel du Mont Bégo et de la Vallée des merveilles ? Ainsi que 5000 ans d'agropastoralisme lié de façon intrinsèque aux processus écologiques et géologiques environnants ? N’y a-t-il pas, côté italien, de tels symboles forts d’une civilisation comparable ?

 

Dans cet esprit, l’association s’est rapprochée des Chambres d’Agriculture pour qu’elles puissent donner une mission de coordination à un organisme qui devra faire appel à des spécialistes des deux côtés de la frontière (préhistoriens, écologues, anthropologues, …), le tout devant aboutir à un dossier complémentaire à la demande déjà déposée. Ce dossier devrait alors, de notre point de vue, être porté à l’Unesco, non plus par des administrations chargées de l’environnement, mais par un large panel de représentants des populations des Régions Piemonte et Paca.

 

 

 

Association Eleveurs et Montagnes le 24 février 2014

http://www.eleveursetmontagnes.org 

 

Télécharger en PDF Candidature au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco de l’espace transfrontalier Marittime / Mercantour

 

Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012

Communiqué de presse

Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012 - 

"Droit sur le sol, usage des herbes et semi-liberté du bétail : un système pastoral original"

15 novembre 2012, salle des Fêtes de Pierrefitte-Nestalas, Hautes-Pyrénées

Territoires et Savoirs : les deux mots parlent de femmes et d'hommes, celles et ceux qui ont « fait » et « font » les Pyrénées. Contrairement à l'image trop souvent répandue de la montagne – une Nature immuable où l'homme serait marginal – les recherches ont replacé la société au cœur d'un environnement modelé par 6000 ans d'histoire » (Sud Ouest européen – Revue géographique des Pyrénées et du Sud Ouest - Juin 2001

Les Rencontres Pyrénéennes sont un moment de dialogue autour de cette réalité, ni naturelle, ni artificielle, mais semi naturelle : des Territoires et des Savoirs, au croisement de ce que la nature permet et du travail des hommes. A la fois paysages, outils de productions, et produit

Ces secondes Rencontres aborderont une des originalités des systèmes pastoraux pyrénéens : la dissociation entre propriété ou droit du sol et usage des herbes, elle est directement liée à une autre originalité dans la façon de conduire les troupeaux : la notion de semi-liberté du bétail, qui peut parfois devenir liberté totale sous simple surveillance ponctuelle. La pratique de la compascuité (usage commun du même pâturage) est centrale dans ce processus.

Ce système pastoral original sera envisagé sous ses aspects historiques et ethnologiques, dans sa relation avec le milieu qu'il contribue puissamment à créer, dans sa réalité actuelle, et dans les actions en cours pour lui permettre « un avenir qui ne renie pas son passé, mais entend l'adapter sans le dénaturer ». Une section « regard d'ailleurs » envisagera ces relations complexes pour un autre territoire : l'Afrique du Nord, la Tunisie notamment.

Ces deuxièmes rencontres feront place à plus de dialogue. La convivialité autour du buffet sera la même, et, nous l'espérons, le soleil lui aussi sera encore au rendez-vous.

"Un avenir qui ne renie pas son passé, mais entend l'adapter sans le dénaturer"

PROGRAMME

Matinée : accueil 8h30

9h, début des communications

Volet historique et ethnologique, les savoirs et pratiques dans la durée

Enquêtes orales et archives permettent de reconstituer les logiques qui fondent l'originalité du pastoralisme pyrénéen. Notamment, des façons de concevoir et organiser le Territoire, en jouant entre deux pôles apparemment inconciliables : le besoin des bêtes à s'étendre dans l'espace (ouverture), et la volonté humaine de borner ce même territoire pour se l'approprier (fermeture).

Intervenants :

Bruno Besche Commenge, Sociolinguiste, objets d'étude : techniques et savoirs agropastoraux, histoire des races bovines et ovines pyrénéennes.

Jean-François Le Nail, Directeur honoraire des Archives départementales des Hautes-Pyrénées.

Vision globale du massif autour de la montagne humanisée, des écosystèmes pastoraux, du rôle des activités pastorales dans la diversité des paysages hérités de nos ancêtres.

«/.../ parvenir à une nouvelle agronomie à la fois plus intégrée et créatrice de paysage : elle devra aussi restaurer la précieuse culture rurale aujourd'hui en danger de se perdre alors qu'elle est plus que jamais nécessaire pour la stabilité des écosystèmes concernés» (Villar Perez Luis ; Montserrat Pedro, «Función del pasto en los espacios naturales protegidos y su entorno», 1995).

Luis Villar Perez, Investigador Científico - Departamento de Conservación de la Biodiversidad y Restauración de Ecosistemas - Instituto Pirenaico de Ecología (IPE) - Jaca – Espagne.

Jean-Paul Métailié, Directeur de recherche CNRS - GEODE - UMR 5602, Maison de la Recherche Université Toulouse-le-Mirail, Président du Conseil Scientifique du Parc National des Pyrénées.

13h : Buffet chaud, Produits du Terroir

Après-Midi :

14h, Début des communications

Regards d'ailleurs

Adaptation ou impasse des systèmes d'élevage en Afrique du Nord : Des territoires pastoraux et des parcours steppiques à des territoires agricoles, où l'élevage doit trouver sa place ; l'exemple tunisien.

Intervenants :

Johann Huguenin, Chercheur à l'Unité Mixte de Recherche (CIRAD - INRA - SupAgro) SELMET Systèmes d'Elevages Méditerranéens et Tropicaux, Montpellier.

Tasnim Jemaa, Doctorante UMR SELMET CIRAD/INAT (Institut National d'Agronomie de Tunisie).

Le terrain aujourd'hui

Les actions en cours pour continuer ces pratiques du milieu, créatrices à la fois de produits agricoles, de paysage, de lien social : « un avenir qui ne renie pas son passé mais entend l'adapter sans le dénaturer ».

Emmanuel ALONSO, Responsable Pôle territoire Chambre Agriculture 65.

Didier BUFFIERE, Directeur du GIP-CRPGE : Groupement d'Intérêt Public - Centre de Ressources sur le Pastoralisme et la Gestion de l'Espace 65.

Conclusion

Jean-Michel Anxolabéhère, Président de l'ACAP (Association des Chambres d'Agriculture des Pyrénées), Président de l'APEM (Assemblée Pyrénéenne d'Economie Montagnarde).

Les actes des rencontres de 2011 sont téléchargeables à cette adresse : http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP/ASPP-65/Rencontres-Pyreneennes-Territoires-Savoirs/2011/Actes-2011-Rencontres-Pyreneennes.pdf

Pastoralisme en bords de Loire

Références : Pastoralisme en bords de Loire

Article publié le 17 juillet 2012 par www.valdeloire.org

Le pastoralisme garantit une restauration et un entretien efficace des prairies, à l'image des deux expériences menées depuis 10 ans par le Conservatoire d'espaces naturels de la Région Centre (pastoralisme ovin) et la Communauté d'agglomération de Saumur (pastoralisme bovin).

Il permet le maintien des pelouses ligériennes, des prairies inondables et de leur biodiversité, l'élagage efficace des broussailles, l'amélioration de l'écoulement des eaux (réduction du risque inondation) et reste moins coûteux que les travaux d'entretien mécanique des pelouses ligériennes (800€ / hectare / an pour l'entretien pastoral contre 2800 € / hectare / an pour l'entretien mécanique).

Réhabiliter l'élevage dans les prairies de Loire est possible à la condition de créer des filières fondées sur des produits labellisés (labels « L'éleveur et l'oiseau » et « Pasto'Loire »), d'accompagner les éleveurs et de garantir un soutien constant à cette économie fragile.

Ces deux projets ont bénéficié du soutien des Chambres d'agriculture du Loiret et du Maine et Loire, des régions Centre et Pays de la Loire ainsi que celui de la DREAL Centre, de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne et du FEADER pour l'élevage ovin.

RESULTATS

Conservatoire d'espaces naturels de la région Centre :
320 ha restaurés en prairies, un cheptel de 800 brebis et 4 emplois de bergers

Communauté d'agglomération de Saumur :
600 ha restaurés en prairies sur 16 kms de bords de Loire et 35 exploitants associés (élevages bovins allaitants).

Recommandations

Pastoralisme ovin :
Identifier des secteurs à enjeux croisés : milieux ouverts (écoulement des eaux), prairies et pelouses biologiquement riches, potentialités de pâturage à proximité des fermes
Etablir un plan intégrant du pâturage itinérant et des zones de pâturage fixe
Employer un berger pour la période de pâturage des ovins (conduite du troupeau, déplacement des parcs, réactivité en cas de crue...)
Optimiser la capacité des éleveurs à valoriser leurs produits.

Pastoralisme bovin :
Préserver, en priorité, les prairies existantes avant de reconquérir les espaces enfrichés
Capitaliser le savoir-faire des éleveurs et évaluer le potentiel fourrager des prairies
Créer des parcs de petite taille, respectant la trame paysagère du site
Soutenir les autres filières d'élevage (équin notamment)

L'Union européenne soutient le pastoralisme dans les Pyrénées

Pyrénées : Le soutien de l'Union européenne au pastoralisme

Quatre exemples de sites pastoraux soutenus par l'Europe

Article publié par EuropeenFrance.gouv le 19 juin 2012

Le pastoralisme dans les Pyrénées

Le pastoralisme occupe une place particulière au sein du massif des Pyrénées. Activité agricole, il représente également un patrimoine culturel avec des estives qui comportent des composantes économiques, sociales, foncières, environnementales, paysagères et touristiques. Dans les Pyrénées, le pastoralisme couvre 3 régions et 6 départements : les Pyrénées-Atlantiques (Aquitaine), les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l'Ariège (Midi-Pyrénées), l'Aude et les Pyrénées-Orientales (Languedoc-Roussillon). Sur l'ensemble du massif des Pyrénées, le pastoralisme concerne 6 000 exploitations pastorales, 1 290 estives, 100 000 bovins, 570 000 ovins et 14 000 équidés. Les estives couvrent une surface de 550 000 hectares dont 70% sont situées en zone Natura 2000 et plus de 90% sont des estives collectives organisées.

Le soutien de l'Union européenne au pastoralisme

Pour renforcer le pastoralisme dans les Pyrénées, l'Union européenne encourage l'accroissement de la présence humaine dans les estives qui bénéficie à l'économie de montagne ainsi qu'à la mise en valeur et à la préservation du massif des Pyrénées. L'utilisation pastorale des parcours et des estives contribue en effet à la préservation des paysages, au maintien de la biodiversité et à la prévention des risques naturels.

Les fonds européens FEDER et le FEADER financent ainsi des actions complémentaires pour soutenir cette activité : Le FEDER soutient les investissements liés à la création, la rénovation et l'extension des sites pastoraux dans le but d'améliorer les conditions de travail des bergers et de faciliter leur embauche. En juin 2012, 61 sites pastoraux étaient ainsi soutenus par le FEDER pour un montant total de près de 4,2 millions euros depuis 2007 dans le cadre de l'axe IV du programme régional de Midi-Pyrénées, dédié au massif des Pyrénées.

Les opérations bénéficiant du soutien du FEADER sont, quant à elles, ciblées sur :

La bonne conduite des troupeaux : 340 gardiennages soutenus en 2010, plus d'une centaine d'estives équipées de chiens de protection patous.
L'amélioration pastorale par le débroussaillage d'ouverture, les captages et adductions d'eau, l'assainissement, l'électricité : 290 opérations d'améliorations pastorales ont été soutenues entre 2007 et 2010.
L'animation : une cellule dans chaque département dédiée à l'animation foncière, l'animation des structures collectives, l'expertise pastorale et l'animation des travaux d'amélioration pastorales.
Les études : les diagnostics pastoraux et les études sur les thèmes pastoraux.
Le soutien du FEADER à l'ensemble de ces actions représente plus de 12 millions d'euros depuis 2007.

A la fin du programme 2007/2013, ce sont 408 sites pastoraux en bon état, réaménagés ou créés, qui seront à la disposition des exploitants pour accueillir un gardien salarié dans le massif des Pyrénées.

En savoir + sur le pastoralisme pyrénéen

Sur le site de la DRAAF Midi-Pyrénées
Sur le SIG Pyrénées

Quatre exemples de sites pastoraux soutenus par l'Union européenne

Rénovation et extension du site pastoral du Jaout

Pour améliorer les conditions de vie et de travail des bergers, la commune de Louvie-Juzon a porté le projet de rénovation et d'extension du site pastoral du Jaout. L'unique pièce de 20m2 s'est transformée en salon, tandis que des sanitaires ainsi que deux chambres ont été créées.

Le toit en tôle s'est vu remplacé par un toit en ardoise et l'orientation des ouvertures a été modifiée pour permettre aux éleveurs de surveiller leurs troupeaux depuis l'intérieur. Grâce à ces aménagements, les trois bergers présents sur le site travailleront dans de bonnes conditions dès cet été.

Site pastoral du Jaout ©Commune de Louvie Juzon

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune de Louvie-Juzon
Le lieu : site pastoral du Jaout (Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine)
Le calendrier de réalisation : mars 2010 à janvier 2012
Le coût total éligible du projet est de 144 933,40 euros, dont 72 466,70 euros financés par le FEDER (soit 50%), 43 480 euros par l'Etat, et 28 986,70 euros par la commune de Louvie-Juzon.

Extension et restauration du site pastoral d'Espugues

Le site pastoral d'Espugues, situé sur la commune de Bethmale, a été rénové et agrandi afin d'améliorer les conditions de vie et de travail du pâtre et des éleveurs transhumants. Les matériaux locaux utilisés pour la réalisation du projet ont permis d'intégrer au mieux le site pastoral dans son environnement. La rénovation de ce site, placé sur une zone intermédiaire entre deux estives, bénéficie aujourd'hui à une vingtaine d'éleveurs.

Site pastoral d'Espugues ©Commune de Bethmale

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune de Bethmale
Le lieu : site pastoral d'Espugues (Ariège, Midi-Pyrénées)
Le calendrier du projet : septembre 2008 à février 2011
Le coût total éligible du projet est de 165 312,88 euros dont 82 656,44 euros financés par le FEDER (soit 50%), 33 062,57 financés par l'Etat et 49 593,87 euros par la commune de Bethmale.

Restauration et extension du site pastoral d'Espingo

L'estive communale d'Espingo, gérée par le groupement pastoral ovin de la ville d'Oô, accueille un berger pour garder le troupeau collectif. La restauration et l'extension de ce site pastoral ont ainsi permis d'améliorer les conditions de vie du berger et de faciliter les conditions de son embauche.

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Commune d'Oô
Le lieu : site pastoral d'Espingo, vallée d'Oô (Haute-Garonne, Midi-Pyrénées)
Le calendrier du projet : 2009-2011
Le coût total éligible du projet est de 146 500 euros, dont 73 250 euros financés par le FEDER (soit 20%), 29 300 euros financé par l'Etat, 13 034,67 euros par le Conseil général et 30 915,33 euros financés par la commune d'Oô.

Aménagement d'un site pastoral sur la commune de Caudiès-de-Conflent

Le projet a pour objet de permettre l'amélioration de la gestion collective de l'estive, notamment grâce à la présence permanente du vacher sur le site. En outre, la réduction de ses transports participe à la qualité environnementale du projet. Ce dernier s'inscrit dans une démarche collective et assure la pérennité de l'estive sur un territoire où le maintien du pastoralisme est un enjeu majeur.

Les données clés du projet :

Le bénéficiaire : Syndicat des Eleveurs de Cerdagne Capcir
Le lieu : Caudiès-de-Conflent (Pyrénées-Orientales, Languedoc Roussillon)
Le calendrier du projet : mi 2008 à décembre 2011
Le coût total éligible du projet est de 94 038,82 euros, dont 47 019,41 euros financés par le FEDER (soit 50%), 18 807,76 euros financés par l'Etat, 9 026 euros par le Conseil régional et 19 185,65 euros financés par le Syndicat des Eleveurs de Cerdagne Capcir.

Eco-pastoralisme

Définition de l'éco-pastoralisme

par Pierre-Alexandre NOURY, président de l'Association Entretien Nature et Territoire

L'éco-pastoralisme est une solution alternative de gestion écologique des milieux par des herbivores issus de races rustiques locales ou non autochtones. Pratiquée par nos ancêtres et plus fréquemment dans les zones naturelles et montagneuses, cette technique a été mise de côté au profit de l'entretien mécanique et chimique. Mais l'éco-pastoralisme fait un retour en force, bénéficiant de la prise de conscience générale de réduction de ses impacts environnementaux et de conservation de la biodiversité.

Le but principal de l'éco-pâturage n'est pas la rentabilité économique mais le maintien ou la restauration du milieu tout en limitant les coûts de gestion. Des animaux adaptés pâturent sur les milieux en question, bien évidemment sous une forme extensive et pendant des périodes propices à la faune et à la flore du site.

Pour cela, selon le milieu choisi et les objectifs envisagés, de multiples espèces rustiques, issus des races locales, anciennes ou non autochtones, sont utilisées. Les avantages de ce mode d'entretien sont nombreux (écologique, attractif, participation active à la conservation et à la promotion des races, etc.).