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Une étude sur l'impact du loup dans le massif des Glières

Annecy et sa région

Massif des Glières : une étude sur l'impact économique et environnemental du loup

Article publié par l'Essor savoyard jeudi 31 mai 2012

Le loup a fait son grand retour dans le massif des Glières. Les acteurs de la question se sont réunis dernièrement pour lancer une grande étude sur l'impact de la présence de l'espèce. Le loup a fait son grand retour dans le massif des Glières. Les acteurs de la question se sont réunis dernièrement pour lancer une grande étude sur l'impact de la présence de l'espèce. Associations de chasseurs, environnementales et acteurs principaux de la question ont décidé de lancer conjointement une étude sur les conséquences de la présence du loup dans le massif des Glières. Les résultats sont attendus pour la fin de l'année.

Il y a quelques jours, une première réunion s'est tenue avec les principaux acteurs de la question du loup aux Glières. Étaient présents, les présidents des associations communales de chasse agréée (ACCA) du massif des Glières, l'Office national des forêts, la chambre d'agriculture, les Jeunes agriculteurs, la FDSEA (fédération départementale des syndicats exploitants agricoles), le service économique agricole 74, des lieutenants-louvetiers... Et également le président de la fédération des chasseurs de la Haute-Savoie, André Mugnier.

Ensemble, ils ont approuvé et lancé un projet d'étude sur la présence du loup dans le secteur. « Depuis son retour en 2004 en Haute-Savoie sur le massif des Glières, les acteurs de ce milieu montagnard se posent des questions sur les impacts positifs et négatifs du loup et cherchent à avoir des réponses à leurs questions », analyse André Mugnier.

Approche sur la gestion de l'espèce

Le département avait connu en 2009, suite à la présence d'une meute importante de loups (9 individus au minimum, selon les estimations faites de l'époque), ce qui avait engendré un fait sociologique conséquent vis-à-vis de cette population. Pour éviter qu'une telle situation conflictuelle ne se reproduise, le président de la fédération des chasseurs de Haute-Savoie a estimé qu'il fallait lancer cette année une étude "loup" sur le territoire des Glières et des Aravis. « Cette étude, en partenariat avec d'autres acteurs locaux, constituera une base d'information sur le retour du loup sur le département et permettra d'avoir une approche sur la gestion de l'espèce », confirme André Mugnier.

Une stagiaire, qui s'occupe aussi du plan Médialoup (initiative nationale), a été embauchée pour gérer cette étude. Un état des lieux du massif des Glières va donc être réalisé sur différents milieux et acteurs du territoire. « On veut voir quel a été l'impact de l'arrivée du loup sur les plans économique, environnemental, sociétal. Mais aussi savoir comment s'est comportée la faune ainsi que le tourisme », poursuit le président de la fédération. Cet état des lieux va résumer et collecter toutes les données possibles et réalisables depuis 2004. « C'est une étude innovante et complexe, qui fera ressortir des éléments sur le retour du loup, afin de détecter les attentes et les problèmes locaux », lance André Mugnier, « c'est avec l'aide des partenaires qu'une étude sociologique sera réalisée via le déploiement de questionnaires » . Ces derniers permettront d'avoir le ressenti des utilisateurs de la montagne et des habitants du massif sur cette question.

Vers une zone réservée ?

Un véritable bilan pour pouvoir faire des propositions de gestion de l'espèce tout en restant dans les conventions internationales de protection de l'animal. « Et pourquoi pas envisager une zone d'expérimentation réservée pour les loups. Car l'espèce appartient à la biodiversité et on doit se poser la question de savoir comment cohabiter en prenant en compte les différents paramètres touristiques, agricoles et de la faune sauvage » . Une prochaine réunion de travail est programmée pour la fin juillet et les acteurs de la question espèrent obtenir les conclusions de cette étude pour la fin décembre 2012 ou le début de l'année 2013.

LEILA LAMNAOUER