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Un système d'indemnisation critiqué et obsolète....

Un système d'indemnisation critiqué et obsolète....

Article extrait du dossier "Pastoralisme, loup, prédation" paru dans le numéro de l'Espace Alpin du vendredi 22 janvier 2010

Nous avons proposé que,

Le président de la CA05, n'hésite pas, en la matière de parler « d'incohérence ». La profession a du mal à définir clairement les critères appliqués lors des constats, après une attaque. Certains parlent de « valse hésitation » ne comprenant pas pourquoi telle bête a été retenue pour l'indemnisation et telle autre refusée. C'est un jeu subtil, « un jeu de dupe » dit P.Y Motte. Parmi les éleveurs circule cette appréciation : « l'Administration pinaille ». D'où une certaine effervescence et surtout une inquiétude qui monte car d'aucuns y voient un premier pas vers un désengagement total de l'Etat qui, après avoir favorisé l'implantation du loup, s'en laverait les mains. Il est plus que temps que dans chaque département les DDT rectifient le tir et que les gardes se montrent plus rationnels. C'est du moins le sentiment dominant qui caractérise en ce moment la profession. « Si jusqu'ici le doute avait bénéficié à l'éleveur, ce n'est plus le cas. Or, il est difficile pour ce dernier d'apporter les preuves. Que faire par exemple quand une brebis coursée par le loup se déchire dans les fils de fer barbelés et que les indices sont effacés ? On a l'impression, dit un éleveur, qu'il y a toujours de bonnes raisons pour ne pas reconnaître la prédation du loup ». « Si un vautour est passé par là pour nettoyer le cadavre, constate Jean-Pierre Imbert, comment prouver notre bonne foi ? Sur le constat, il y aura « cause indéterminée ». Des rumeurs circulent comme quoi, en 2010, passé 48h après l'attaque, les gardes ne se déplaceront plus pour faire un constat. Si cela se réalise, c'est la mort du pastoralisme ».

Sylvie Metery en charge du dossier loup aux JA04, regrette que, lors d'une attaque de loup, les constats ne soient pas faits immédiatement par les gardes de l'ONCFS car « au bout de 3 jours, on ne peut relever aussi bien voire plus du tout les indices et tout est faussé. Devoir retrouver la médaille qui permet d'identifier la bête est parfois très difficile et l'échec est là aussi sanctionné. Idem si ce sont des louveteaux qui ont commis la prédation, le doute ne profite jamais à l'éleveur.

dans l'urgence, l'éleveur fasse des photos numériques et que ces clichés soient pris en compte. Ce serait une avancée ». Elle dénonce aussi le fait « qu'il soit difficile de fidéliser un berger sur l'alpage » tant la prédation fait peser de de stress.