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La Suisse remet la protection du loup en question

Le Conseil des Etats remet la protection du loup en question

Le Conseil des Etats s'inquiète des dégâts causés par le loup. Par 18 voix contre 13, il a adopté une motion de Jean-René Fournier (PDC/VS) qui remet en cause la convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

"La situation n'est plus tenable, la question devient un problème national", a averti le motionnaire. En Valais, le loup a déjà tué plusieurs centaines de moutons, créé beaucoup de stress et conduit à l'abandon de l'estivage de certains troupeaux, pour un impact estimé à 23 millions de francs par an.

Selon M. Fournier, il importe donc de modifier l'article 22 de la convention de Berne afin d'introduire une réserve permettant une régulation de la population de loups. Si le Conseil fédéral n'y parvient pas, il doit dénoncer la convention.

Changer une convention internationale pour 100 à 200 moutons tués par an est "tout à fait disproportionné", a rétorqué Robert Cramer (Verts/GE). Chaque année, 8000 à 12'000 moutons meurent d'autres causes.

En outre, la Suisse a déjà trouvé le moyen de réguler la population de loup, puisque sur les 15 à 20 grands canidés recensés sur le territoire, cinq ont déjà été abattus, ce qui est plus que n'importe où en Europe. Le dossier passe au Conseil national.

Source : Romandie News / ATS du 2 juin 2010

Rappel de l' Article 22 de la Convention de Berne

1. Tout état peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, formuler une ou plusieurs réserves à l'égard de certaines espèces énumérées dans les annexes

I à III et/ou, pour certaines de ces espèces qui seront indiquées dans la ou les réserves, à l'égard de certains moyens ou méthodes de chasse et d'autres formes d'exploitation mentionnés à l'annexe IV. Des réserves de caractère général ne sont pas admises.

2. Toute partie contractante qui étend l'application de la présente convention à un territoire désigné dans la déclaration prévue au paragraphe 2 de l'article 21 peut, pour le territoire concerné formuler une ou plusieurs réserves conformément aux disposition du paragraphe précédent.

3. Aucune autre réserve n'est admise.

4. Toute partie contractante qui a formulé en vertu des paragraphes 1 et 2 du présent article peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire général du Conseil de l'Europe. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire général.