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Communiqués de presse de l'association Eleveurs et Montagnes

Communiqué du 11 mai 2013

Communiqué du 11 mai 2013

Nouvelles attaques dans les Alpes maritimes

Le loup reste hors d'atteinte

E&M a été informé aujourd'hui, samedi 11 mai, de deux attaques de loups sur des troupeaux survenues hier, 10 mai, dans les Alpes maritimes, nouveaux épisodes du calvaire que vit actuellement ce département.
La première attaque a touché hier, en plein jour, l'exploitation de Claude Jourdan, dans le quartier de Léouve, à La Croix sur Roudoule. Le bilan est de 7 agneaux tués, 1 brebis morte, 19 agneaux blessés et 13 manquants sur les 495 bêtes du troupeau. Pour cet éleveur, c'est la 5e attaque constatée par l'ONCFS depuis le mois de janvier.
Autre attaque hier, sur l'exploitation de Jacques Courron, à Gourdon. Si les loups n'ont réussi à tuer que deux brebis, c'est plus les circonstances de l'attaque qui retiennent l'attention : l'éleveur bénéficiait d'une autorisation de tir de défense et se trouvait posté devant son troupeau avec une arme à canon rayé. Par ailleurs, un tir de prélèvement était aussi en cours dans le même secteur. Deux louvetiers étaient sur place. Ni l'éleveur, ni les chasseurs expérimentés n'ont pu empêcher les loups d'attaquer. Les représentants de l'ONCFS eux-mêmes appelés sans cesse pour des constats, avouent leur impuissance.
Yves Derbez déplore cette situation et a tout de suite contacté les deux éleveurs pour les assurer de la solidarité et du soutien d'E&M. « J'avais prédit que le printemps serait amer, rappelle-t-il. Il l'est ! »

Communiqué du 10 mai 2013

Communiqué du 10 mai 2013

Le refus de tir de prélèvement dans les Alpes maritimes est inadmissible

Suite à l'attaque de Lucéram, dans les Alpes maritimes, l'association Eleveurs et Montagnes tient à manifester sa plus vive indignation après le refus du préfet d'accorder un tir de prélèvement dans ce secteur particulièrement touché par les attaques de loups. « Ce refus est tout simplement inadmissible, a indiqué ce matin Yves Derbez, président de l'association E&M, déplorant que le nouveau Plan d'action national loup ne soit toujours pas sorti.
« Les deux ministres s'étaient engagés à convoquer tous les préfets des zones concernées par la prédation afin qu'ils fassent le maximum pour appliquer le plan, a-t-il rappelé. Aujourd'hui, les préfets n'ont toujours pas d'instructions. C'est à se demander si le nouveau plan loup n'est pas d'ores et déjà totalement dépassé, tant la situation semble s'aggraver ! »
« Nous demandons solennellement à Madame la Ministre de l'Ecologie et à M. le Ministre de l'Agriculture de venir sur place se rendre compte eux-mêmes de la dégradation de la situation. Dans l'intervalle, nous souhaitons que le préfet de Région nous reçoive et qu'il prenne vraiment ce dossier à bras-le-corps. Pour notre part, nous ne laisserons pas les choses en l'état. Si le gouvernement ne veut pas défendre les éleveurs, ils se débrouilleront par eux-mêmes ! Dès que possible, nous organiserons des battues dans tous les secteurs concernés par les attaques. »

Communiqué d'Eleveurs et Montagnes du 22 mars 2013

Yves Derbez à la sortie du Groupe National Loup : «De véritables avancées »

Yves Derbez, président d'E&M, a participé aujourd'hui à la réunion du Groupe National Loup à Lyon. Cette réunion était destinée à finaliser le nouveau Plan loup 2013-2017. A sa sortie, il s'est montré très positif et s'est félicité des toutes dernières améliorations apportées durant cette réunion au contenu du plan.

« Je sors aujourd'hui beaucoup plus optimiste. Nous avons obtenu de véritables avancées. Je suis maintenant convaincu que l'Etat a la volonté de faire vraiment quelque chose pour aider les éleveurs, la volonté d'aller de l'avant. Il a maintenant une obligation de résultat envers la profession. Ma seule inquiétude est liée aux moyens qui seront mis en œuvre. L'Etat aura-t-il les moyens d'arriver au résultat escompté ?

Un grand pas avant

Si nous arrivons à atteindre l'objectif fixé d'ici la fin de l'année, nous aurons déjà fait un grand pas en avant. L'Etat affiche sa volonté de renforcer les tirs de prélèvements et les tirs de défense. L'objectif est bien de tuer les loups qui menaceront les troupeaux. Le plafond est fixé à 24 loups. Si nous y arrivons, quelque chose de vraiment important aura été fait. »

Avant de quitter le Groupe National Loup, Yves Dervez a reçu l'assurance de plusieurs personnalités du groupe de participer à l'Assemblée générale de l'association Eleveurs et Montagnes qui se déroulera le 8 avril à Forcalquier. Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence et maire de Forcalquier, a présidé le Groupe National Loup et assuré à nouveau les éleveurs de son soutien. Il sera présent à l'AG d'E&M.

Communiqué d'Eleveurs et Montagnes du 20 février 2013

Les sénateurs atteints de névrose infantile ?

E&M demande des excuses à Marcel Rufo

L'association Eleveurs et Montagnes tient à manifester sa plus vive indignation suite aux propos tenus ce matin, 20 février, sur France Inter, par Marcel Rufo, dans l'émission de Patrick Cohen. M. Rufo se permet de tourner en ridicule le vote de la loi sur les zones d'exclusion du loup par les Sénateurs, ramenant leur position à une forme de « névrose infantile », comme si leur « peur du loup » avait tout d'un conte pour enfant.

Nous demandons que M. Rufo formule des excuses dès que possible sur France Inter non seulement à l'égard des éleveurs qu'il insulte mais également à l'égard des sénateurs.

Depuis quand M. Rufo est-il compétent pour se permettre de prendre position sur l'éradication du loup ? Le micro tendu par France Inter ne l'autorise pas à sortir à ce point de son domaine de compétences. Qu'y a-t-il de choquant à entendre dans la bouche des sénateurs que les éleveurs souffrent de traumatismes et sont en détresse ? Nous suggérons à M. Rufo de venir rencontrer les éleveurs qui craquent, ceux qui font des dépressions nerveuses à force d'être harcelés par le loup, ceux qui n'osent plus laisser leurs enfants sortir seuls dehors, craignant pour leur vie. Ce n'est pas un conte pour endormir les enfants, M. Rufo. C'est la triste réalité.

M. Rufo se permet par ailleurs de faire une analyse économique à l'emporte-pièce. Il semble sous-entendre que seuls 2 loups sont à l'origine du vote de cette loi alors que les sénateurs ont seulement compris à quel point le nombre croissant de loups en France met le pastoralisme et les éleveurs en danger. Et quel mépris envers les sénateurs ! Les prend-il à ce point pour des imbéciles pour laisser croire qu'ils souffriraient de névrose infantile ?

Ces propos sont non seulement dénués de tout fondement, est-il besoin de la préciser ?, mais aussi truffés d'erreurs et d'amalgames grossiers.

Extrait des propos de M. Rufo sur France Inter

« Oui j'ai choisi de parler de la peur du loup sur un article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 31 janvier où Patrice Barrère et l'éditorial de Pascal Coquis parlent du loup. Alors les sénateurs font une proposition de loi visant à créer, écoutez bien, des « zones d'exclusion pour les loups ». Zones d'exclusion à cause de deux loups dans les Vosges. » (...)

« Freud, d'ailleurs, ne s'y est pas trompé, il parlait de l'éradication des animaux comme un symbole de l'égoïsme de l'humanité » (...)

« Mais revenons aux sénateurs. Représentants de la Chambre Haute, les gens les plus sages de notre pays. Ils disent... est-ce qu'ils ne présenteraient pas, en fin de compte, une névrose infantile et n'auraient pas toujours la peur du loup ? ils nous répètent toujours « la peur du loup »... Alors je cite, je cite leurs propos. Ils s'intéressent, ils s'inquiètent de la détresse et du traumatisme, détresse et traumatisme d'éleveurs. C'est des termes de psy, ça, détresse et traumatisme. »

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