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Environnement : les sentinelles guettent toujours le loup

Environnement : les sentinelles guettent toujours le loup

Article publié le 30/10/2013 par Sud Ouest

Le loup n'a pas été revu dans le Gers depuis novembre dernier. Mais un réseau de sentinelles est en place.
On n'est pas encore revenu au temps des louvetiers, chargés au XIXe siècle de chasser le loup dans chaque ville. Mais depuis l'intrusion d'un loup dans le Gers, aperçu du côté de Troncens il y a quasiment un an, des mesures de prévention et d'observation ont été prises.

Plus sûrement afin de respecter le sacro-saint principe de précaution que pour s'apprêter à faire face à la menace imminente d'un retour en masse du canidé sauvage dans nos contrées. Mais tout de même, la progression des populations, constatée ces dernières années, depuis le massif alpin vers le piémont pyrénéen pose question.

Le réseau de sentinelles déployé dans l'Aude, en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales a été élargi aux départements de Haute-Garonne, du Lot, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne... et du Gers.

Jacques Faubec, encore responsable du service départemental de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour quelques semaines avant de faire valoir ses droits à la retraite, a ainsi été formé, comme l'ensemble de ses collègues, à l'identification de traces laissées par le loup et par le lynx : « Tous les agents du service ont été formés à ce type de suivi. Désormais, si l'un de ces animaux vient dans le Gers, nous saurons reconnaître les empreintes. S'il attaque des bêtes, nous pourrons l'identifier. »

Pour l'instant, Jacques Faubec en convient, ce genre d'événement malheureux est uniquement le fait de chiens errants. « En quarante ans de carrière, c'était la première fois que j'identifiais un loup dans le département », admet-il. L'autorisation de chasse au loup, durant des battues au gibier, accordée par Philippe Martin, ministre de l'Écologie il y a quelques jours, ne concerne que les départements où le loup est effectivement installé et cause des ravages sur les élevages : soit le sud-est de la France.

Depuis le spécimen observé en novembre 2012, aucun ne s'est approché du Gers plus près que l'Aveyron, où un loup des Abruzzes a été vu en février dernier.

Dans la région, ce type d'observation reste isolé et ne présage aucunement d'une installation de l'espèce à court terme. Mais la dispersion de ces animaux sur de grandes distances, à la recherche de nouveaux territoires est un phénomène connu.

F. J.