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Vosges: Guy Vaxelaire crie au loup et rameute les élus

Vosges: Guy Vaxelaire crie au loup et rameute les élus

Article publié par l'Alsace le 8 septembre 2011

Un collectif d'éleveurs a de nouveau placé le problème sur la place publique en tractant les dépouilles jusqu'au col du Brabant, où leur exposition a obtenu l'effet escompté...

Le ton monte encore dans les Vosges, où Guy Vaxelaire, conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte, vient de se fendre d'un nouveau communiqué anti-loup, où il réclame à l'État l'éradication du prédateur. Une nouvelle attaque s'est produite lundi, dans le secteur du Brabant, entre Cornimont et La Bresse : trois agnelles et trois brebis y ont été retrouvées égorgées, après d'autres faits, de moindre importance, du côté de Saulxures et de Rochesson. Et le lendemain, mardi, un collectif d'éleveurs a de nouveau placé le problème sur la place publique en tractant les dépouilles jusqu'au col du Brabant, où leur exposition a obtenu l'effet escompté. Cette fois, la mise en scène n'a pas duré plus que le temps nécessaire aux prises de vue télévisées.

Lors d'une action comparable, au mois d'août, l'éleveur Jean-Yves Poirot avait laissé les restes des ovins empuantir ce haut lieu touristique, en attendant qu'ils soient ramassés par l'équarisseur Cette fois, les bêtes provenaient à nouveau d'un troupeau appartenant à Jean-Yves Poirot. Depuis les premiers événements du printemps 2011, plusieurs initiatives avaient déjà été prises, dont un appel commun des élus de la communauté de communes de Haute-Moselotte, et notamment des maires des communes de Ventron, Cornimont et La Bresse, les plus touchées. Le conseiller général du canton s'était associé à ces démarches avec des lettres au préfet et aux ministres, les sollicitant « pour autoriser des opérations de destruction du prédateur ».

« À ce jour, note Guy Vaxelaire, [il] attend les réponses de chacun... » Dans son dernier communiqué, l'élu indique que, cette fois, il a également saisi les deux sénateurs et les quatre députés vosgiens, car il « estime que c'est à eux à prendre le relais avec la collaboration des syndicats agricoles et la chambre d'agriculture qui, jusqu'à présent, ne se sont pas manifestés sur le terrain ».

« Au nom de quelle biodiversité, la survie d'un ou deux prédateurs primerait-elle sur celle d'une centaine d'ovins au mépris des professionnels du pastoralisme, aujourd'hui en plein découragement ? », s'interroge-t-il notamment, tout en répétant que « le loup n'a pas sa place dans le massif vosgien ».

Luc Marck