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Frédéric Esmiol veut arrêter la démagogie face au loup

Frédéric Esmiol veut arrêter la démagogie face au loup

Article publié sur Alpes1.com le 5 octobre 2011

Alpes de Haute-Provence - « Arrêtons la démagogie ». La position de Frédéric Esmiol quant aux loups est claire. Le président de la Chambre d'Agriculture des Alpes de Haute-Provence était l'invité d'Alpes 1 Live ce mercredi midi. Il a annoncé à l'antenne qu'il fallait revoir les chiffres à la hausse : 130 attaques du canidé pour plus de 600 victimes avec des élevages à Méolans-Revel et Enchastrayes visés. « Nous sommes un peu démunis, et n'avons plus les armes nécessaires pour soulager nos éleveurs », a réagi Frédéric Esmiol. Face au quota de six tirs de prélèvement du loup en France, si le président de la Chambre d'Agriculture 04 ne cautionne pas les actes de braconnage, il ne mâche pas ses mots : « c'est une grosse blague. Il faudrait presque le même chiffre dans notre département pour être tout à fait sérieux ». Le dossier du loup, qui pourrait donc être davantage affirmé pour les prochaines échéances politiques.

Autre sujet abordé : le constat effectué en juin dernier par l'Observatoire des Marges et des Prix, avec une augmentation des marges brutes de 30 à 50 % dans la distribution, de manière plutôt favorable à la grande distribution. Pour Frédéric Esmiol, il existe bien un fossé entre le prix payé aux producteurs et le prix que paye le consommateur. Même si les grandes surfaces du département ont une « volonté de travailler avec les producteurs locaux. Ce qui n'est pas normal, c'est que le producteur vende au dessous de prix de revient. Une salade est vendue en moyenne 37 centimes à la grande distribution et aux grossistes. Alors que le consommateur la paye 80 centimes ». Pour le président, le seul moyen est de mettre en place le coefficient multiplicateur qui permettrait un véritable partenariat entre l'offre et la demande.

Et alors que le secteur du bio est en pleine expansion, selon lui, « il ne suffira pas à contenter l'ensemble de la demande, parce qu'on recherche du prix, et il est plus facile de faire du prix avec l'agriculture conventionnelle ».