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La FNO demande la reprise des tirs de défense

Loup - La FNO demande la reprise des tirs de défense

Publié par la France agricole le jeudi 13 octobre 2011

La FNO et la FNSEA ont quitté le Groupe national loup l'année dernière. Les syndicats ne sont pas prêts de le réintégrer même s'ils reconnaissent que des pas dans le bon sens ont été franchis. « Un début de régulation du loup a été engagé cet été grâce à la publication de plus de cent arrêtés préfectoraux autorisant des tirs de défense pour protéger les troupeaux ainsi que des tirs de prélèvement, estiment-ils. Mais il ne faut pas en rester là. » 

Or, il semblerait que ces arrêtés soient suspendus depuis quelques jours sous prétexte que le nombre maximal de loups à prélever serait atteint. « Cette décision, qui ne tient pas compte de la croissance de la population des loups et des attaques sur les troupeaux qui font toujours rage, est inacceptable », clament les responsables syndicaux de la FNO et de la FNSEA. Ils pensent que la viabilité de l'espèce ne peut plus être remise en cause et demandent que des tirs de défense des troupeaux soient à nouveau autorisés.

Réguler les prédateurs en tenant compte de l'évolution des populations

Communiqué de presse commun de la FNO et de la FNSEA du jeudi 13 octobre 2011

Il y a près d'un an, la FNO et la FNSEA décidaient de quitter la table du Groupe National Loup, usées devant son inefficacité et ne voulant plus s'y associer. Cette position de rupture a permis d'engager un nouveau rapport de force. Un début de régulation du loup a été engagé cet été grâce à la publication de plus de 100 arrêtés préfectoraux autorisant des tirs de défense pour protéger les troupeaux ainsi que des tirs de prélèvement. C'est un premier pas qui va dans le bon sens. Il ne faut pas en rester là. Or, les pouvoirs publics ont suspendu depuis quelques jours tous les arrêtés dans la mesure où le nombre de loups maximum à prélever pour cette année serait atteint. Cette décision, qui ne tient pas compte de la croissance de la population des loups et des attaques sur les troupeaux qui font toujours rage, est inacceptable. La profession agricole exige que le problème de la prédation sur les troupeaux soit traité avec plus de pragmatisme et en adéquation avec les réalités de terrain, sachant que la viabilité de l'espèce ne peut plus aujourd'hui être remise en cause. Une régulation effective du loup n'est pas compatible avec un système de quotas forfaitaires. Nous demandons que des tirs de défense des troupeaux soient à nouveau autorisés. Les réponses apportées par l'administration à ces questions cruciales pour les éleveurs, pour la survie économique de leur exploitation et pour le maintien d'une activité pastorale sur tous les territoires, conditionneront notre participation aux travaux du groupe national loup.