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Loup : les Glières sous surveillance

CHASSE / HAUTE-SAVOIE Le loup sous surveillance dans le massif des Glières

Article publié par le Dauphiné Libéré le 22 avril 2012

Il a réapparu en France en 1992. Aujourd'hui, on estime la population de loups à 180-200 dans notre pays.

Le retour du loup n'est pas passé inaperçu dans le monde de la chasse. Et son impact sur la faune sauvage, les chasseurs aimeraient bien pouvoir le mesurer précisément...

C'est l'un des nombreux objectifs du projet Médialoup, porté par la Fédération nationale de chasse, piloté par André Mugnier, qui en précise le principe : « Il s'agit d'identifier des solutions pragmatiques de coexistence possible entre les acteurs ruraux et plus spécifiquement les acteurs cynégétiques, et des populations de loups en cours d'extension en France. »

Du boulot en perspective, avec un comité qui veut travailler de « façon technique, factuelle et dépassionnée ». En commençant par aller voir ce qui se passe ailleurs, en Suède, Espagne et Italie, pays qui ont eu aussi à gérer la question du loup.

Un premier atelier à l'étranger est programmé pour mai. Avec un dossier complet qui devra être bouclé pour l'automne. Un projet national et une étude locale

Amorcer une véritable réflexion sur le retour et la place du loup en France, tel est bien le but de Médialoup.

Projet qui s'accompagne d'un autre, plus local, ciblé sur le massif des Glières. Un projet de gestion concertée sur site pilote où la présence d'une meute est avérée depuis 2008. L'étude est confiée à une jeune étudiante qui termine son Master Métiers de la montagne, Fanny Forest, également chargée de mission sur Médialoup. Elle va commencer par un état des lieux.

« L'étude démarre. Une première réunion doit avoir lieu d'ici la fin du mois, avec les acteurs concernés : alpagistes, éleveurs, agriculteurs, FDSEA, Société d'économie alpestre, restaurateurs, élus du massif des Glières », explique André Mugnier. Les chasseurs sont aussi partie prenante du projet. « L'idée c'est de mesurer les modifications observées depuis trois ou quatre ans sur la nature, les animaux domestiques... avec la présence du loup », poursuit-il.

Du concret donc, avec des données presque scientifiques qui devraient faire avancer les choses. Et c'est en tout cas le souhait des porteurs du projet.