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Terrain d'accord en Suisse

Suisse : Amis de la nature et éleveurs collaborent sur le retour des grands prédateurs

Article publié le 8 mai 2012 par RTS, selon ATS

Habituellement en conflit, les milieux de protection de la nature, les éleveurs de moutons et les chasseurs s'accordent sur le retour du loup, du lynx et de l'ours.

Le retour du loup, du lynx et de l'ours dans leur habitat naturel en Suisse est souvent source de conflits. Divisés à ce sujet depuis des années, les milieux de protection de la nature, les éleveurs de moutons et les chasseurs ont élaboré un document de fond. Les négociations ont été longues, ont annoncé mardi à Berne le WWF, Pro Natura, la Fédération suisse d'élevage ovin et ChasseSuisse. Elles ont néanmoins abouti à un certain nombre de principes communs en ce qui concerne la politique des grands prédateurs.

Tirs de régulation pas exclus

Les quatre organisations considèrent le retour du loup, du lynx et de l'ours comme un processus naturel, de même que la constitution de populations de ces espèces en Suisse. Des tirs de régulation ne sont pas exclus, à condition qu'ils ne mettent pas en danger les effectifs de ces espèces. En cas de dégâts aux cheptels d'animaux de rente, le tir des individus occasionnant des dommages reste possible conformément aux concepts en vigueur, rappellent les quatre organisations.

Un pilier central de la stratégie adoptée est le développement de la protection des troupeaux. Les éleveurs s'engagent à prendre des mesures raisonnables, telles que le pâturage tournant, des chiens de protection, la surveillance par un berger ou des clôtures, a précisé German Schmutz, président de la Fédération suisse d'élevage ovin.

Recherche de compromis

En cas de conflit opposant les grands prédateurs, la détention d'animaux de rente et la chasse de la faune sauvage, le WWF, Pro Natura, les éleveurs de moutons et les chasseurs se disent prêts à rechercher des compromis et des solutions concertées. Cette démarche n'élimine pas les divergences de points de vue et d'intérêts, soulignent les quatre associations. Mais elle permet aux parties de trouver des solutions non plus sous les feux des médias ou devant les tribunaux, mais autour d'une table ou sur le terrain.

ats/vtom