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attaques de loups en augmentation dans les Alpes-Maritimes

Des attaques de loups en constante augmentation dans les Alpes-Maritimes

Article publié par Nice Matin le vendredi 10 août 2012

Des attaques de loups en constante augmentation attaques de loups ont été recensées dans les Alpes-Maritimes depuis le premier janvier 2012 (contre 162 durant la même période en 2011). Les chiffres diffusés ce jeudi par le ministère de l'Écologie n'étonneront pas les milieux agricoles azuréens. Alors que le nombre d'attaques de loups contre les troupeaux domestiques baisse légèrement sur l'ensemble de la France et notamment dans le Var, il continue à augmenter dans les Alpes-Maritimes.

Dans ce département qui a accueilli Canis lupus dés 1993 et qui hébergerait près du tiers de la population hexagonale de loups (estimée à 200 animaux), 217 attaques ont été recensées depuis le premier janvier 2012 (contre 162 durant la même période en 2011). Celles-ci ont fait 691 victimes (contre 413 l'an dernier).

Certes, le ministère appelle à la prudence pour l'interprétation de données représentant l'état des dossiers instruits par les services départementaux et susceptibles d'être infirmées.

Des attaques multipliées par deux de 2008 à 2011

Reste que les dommages ne cessent de s'aggraver dans les A.-M., avec des attaques multipliées par deux en seulement trois ans, de 2008 à 2011.

Pour les éleveurs, cette dégradation est d'autant plus inquiétante que les différentes mesures mises en place par les autorités ne semblent pas l'enrayer. Outre le financement de mesures de protection des ovins (chiens patous, filets nocturnes...), l'État a initié plusieurs campagnes infructueuses de traque d'un loup.

Le 6 juillet dernier à Utelle, une jeune femelle a finalement été abattue sous l'égide des gardes chasse départementaux. « Enfin »s'est réjoui le président de la Chambre d'agriculture en estimant qu'il fallait aller plus loin dans la « régulation ».

C'est également l'avis des bergers qui réclament une « vraie gestion de l'espèce »alors que des associations naturalistes s'insurgent, rappellent le statut protégé du prédateur et attaquent la France devant les instances européennes. Fin juillet, la ministre de l'Écologie, Delphine Batho, a annoncé « l'ouverture d'une concertation dans la perspective d'un nouveau plan d'action » sur le loup.