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Vinzier -Veau dépecé, l'expertise écarterait la piste du loup

Haute Savoie, Vinzier - Dix jours après la découverte

Veau dépecé, l'expertise écarterait la piste du loup

Article publié le 1er novembre par Le Dauphiné Libéré

La carcasse du veau nouveau-né a été retrouvée dans son enclos, à moins d'une centaine de mètres des maisons.
Le rapport définitif de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dont un agent a examiné la carcasse du veau retrouvé totalement dépecé la semaine dernière à Vinzier, devrait être rendu dans les prochains jours (lire notre édition du 24 octobre). Et pour Daniel Hanscotte, responsable de la cellule pêche, chasse et faune sauvage à la direction départementale des territoires (DDT), « si le rapport ne pourra certainement pas conclure nettement », la piste du loup devrait néanmoins être écartée.

« Il y a un faisceau d'éléments qui vont tous dans le même sens »

« Rien n'indique que le veau ait été victime d'un grand prédateur sauvage, lynx ou loup », rapporte-t-il. Sur quels éléments se sont basés les experts ? Les loups tuent leur proie par étouffement, en les attaquant au niveau du cou. « Mais sur le veau, aucune trace de morsure n'a été relevée à ce niveau », explique le représentant de la DDT.

La plupart des grands prédateurs sont également friands des parties charnues de leurs victimes, comme les cuisseaux, et peu avides des viscères. Or, sur la carcasse chablaisienne, tout a été consommé. « Le loup est animal assez délicat, il n'aime pas tout ce qui sent fort. C'est pourquoi il laisse en général les viscères abdominaux de côté, alors que les chiens errants ou les sangliers les consomment. »

Autre marotte caractéristique du carnassier absente de la dépouille : « La peau retournée en chaussettes sur les membres. »

Pour Daniel Hanscotte, « il y a donc un faisceau d'éléments qui vont tous dans le même sens » et élimine la suspicion d'une attaque de loup.

La démonstration laisse pourtant sceptique Joseph Christin, l'éleveur dont le veau a été tué : « Des gardes-chasses affirment avoir vu le loup sur le plateau ; le sentiment que nous avons, c'est que sa présence est taboue et qu'ils [les pouvoirs publics] n'ont pas envie de dire que c'est le loup. »

V.B.