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Les éleveurs du Haut-Diois « ne veulent pas mourir en silence »

Drôme - Les éleveurs du Haut-Diois « ne veulent pas mourir en silence »

Article publié par le Dauphiné Libéré le 4 décembre 2012

Dans le Haut-Diois, l'appétit des loups n'en finit plus d'exaspérer les éleveurs. À son tableau de chasse cette année : 276 têtes. « Sans compter les 30 brebis jamais retrouvées lors de l'attaque de Val-Maravel en milieu d'année, » coupe Micheline Falcon, éleveur aux Près. Cette année, le loup a beaucoup plus sévi qu'en 2011, c'est une certitude ! Résultat : les éleveurs n'en peuvent plus ! »

Pour crier leur colère et leur désarroi, ils manifesteront ce matin devant la sous-préfecture de Die pour (re) dire tout le mal qu'ils pensent du canidé. « Nous voulons lui dire aussi que nous sommes contre le projet de zonages du Plan Loup 2013. On veut aussi obtenir plus facilement l'autorisation des tirs de défense (autorisations individuelles accordées aux éleveurs pour protéger leur troupeau), rajoute Micheline Falcon. Trop souvent, on entend dire que l'on touche des indemnités pour chacune des bêtes tuées. « Indemnisés, voilà ce que l'on entend trop souvent. Mais alors pourquoi de nombreux éleveurs font leur valise les uns après les autres ? Et vous ne pensez pas que les éleveurs sont attachés à leur bête ? » s'agace l'éleveuse en faisant allusion aux pro-loups, coupables selon elle de ne pas raconter la réalité de leur métier.

Ce matin, ils réclameront des mesures plus radicales en déposant une pétition au sous-préfet qui rassemble plus de 500 signataires. "Nous insistons sur le fait que nous ne demandons pas l'extermination des loups, mais leur transfert systématique dans des parcs animaliers où ils seront soignés" dit le texte de la pétition.

Micheline Falcon, elle, va plus loin : « L'État a favorisé l'implantation du loup, c'est désormais à lui de trouver les solutions pour l'éradiquer. Nous, éleveurs, on ne veut pas mourir en silence. »

Julien COMBELLES