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La ministre de l'écologie opposée au projet de zones d'exclusion

"Le loup, grand prédateur sauvage, fait partie de notre patrimoine naturel"

PARIS, 30 jan 2013 (AFP) - La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho a défendu "la cohabitation" du loup avec l'homme "un défi qu'il nous faut relever", s'opposant mercredi au Sénat à une proposition de loi du RDSE (à majorité PRG) visant à créer des zones de protection contre le loup.>Sa cohabitation avec l'homme est un défi qu'il nous faut relever", a-t-elle déclaré dans l'hémicycle.

"Le gouvernement ne peut que s'opposer et être défavorable à ce texte", a-t-elle dit.

La proposition de loi du RDSE (à majorité Radicaux de gauche), composante de la majorité gouvernementale, en débat au Sénat prévoit la création de "zones de protection renforcée contre le loup".

Le texte du sénateur de Lozère Alain Bertrand prévoit que ces zones regrouperont "les communes dans lesquelles les activités pastorales sont gravement perturbées par les attaques de loups qui causent des dommages importants".

Tout en assurant que ces zones "ne devront pas menacer la présence du loup" en France, "la destruction" de ces prédateurs y sera autorisée "indépendamment des tirs de prélèvement autorisés", précise la proposition de loi (PPL) qui ne comporte qu'un seul article.

Rappelant que le loup est une espèce "strictement protégée" par la Convention de Berne et une directive européenne, elle a convenu de la "détresse" et de "l'exaspération" des éleveurs face aux attaques. Elle indiqué que "5.848 victimes" avaient été indemnisées en 2012 pour "un coût de l'ordre de 2 millions d'euros". "En 2011, 4.913 victimes de prédations du loup ont été recensées contre 2.680 en 2008" soit "un doublement des dégâts causés par le loup en 4 ans", a-t-elle développé.

Elle a prônée une "gestion différenciée adaptée aux territoires", articulée avec "une action globale au niveau national conforme à nos engagements internationaux".

Elle a indiqué que le nouveau plan Loup (2013-2017) qui "construit des solutions nouvelles avec tous les acteurs" allait être finalisé le 5 février et entrera en vigueur "avant l'estive" (pâturage d'été en montagne).

"Mon objectif est que ce nouveau plan Loup permette d'apporter une réponse qui soit comprise sur le terrain et de remédier aux situations les plus critiques" a-t-elle assuré, précisant qu'était étudiée "une extension des tirs de défense" contre les loups.

"Les éleveurs ne sont pas favorables à ce qu'il y ait des zones d'interdiction du loup qui vont introduire une distorsion de concurrence", a-t-elle aussi lancé.