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Daniel Spagnou critique vertement le projet du plan loup

Alpes-de-Haute-Provence : Daniel Spagnou critique vertement le projet du plan loup 2013-2017

Article publié par La Provence jeudi 7 février 2013

L'ancien député n'a pas peur de jeter de l'huile sur le feu alors qu'un certain consensus semblait se dessiner entre éleveurs et écologistes. Les propos de Daniel Spagnou risquent de raviver la polémique pour ne pas dire la guerre des alpages entre les tenants d'un élevage "débarrassé"du prédateur et les associations de défense la faune sauvage (Ferus, WWF, France Nature Environnement et autres Aspas et Fondation Bardot).

"Un Plan loup sans ambition." C'est par cette sentence quasi définitive que le président UMP de l'association des maires des Alpes-de-Haute-Provence, qui fut aussi, lors de son premier mandat de député, rapporteur de la commission d'enquête sur les conditions de la présence du loup et l'exercice du pastoralisme, introduit le communiqué qu'il a diffusé au lendemain de la présentation à Paris du projet de plan 2013-2017, établi par le Groupe national loup (GNL) que préside son successeur PS à l'assemblée, Christophe Castaner.

"Le GNL mis en place par le gouvernement, que j'avais en son temps quitté pour son inefficacité, vient de prouver son inutilité. Dans le projet qu'il souhaite déployer jusqu'en 2017, le gouvernement propos 'd'éduquer' le loup. Se moque-t-il de nous ? Autant éduquer un requin, un crotale, un criminel multirécidiviste... Quel cirque ! À quand les dompteurs de loups ? C'est lamentable !", écrit-il en substance.

La paix pour quand ? Visiblement, l'ancien député n'a pas peur de jeter de l'huile sur le feu alors qu'au sortir de la réunion de mardi, un certain consensus semblait se dessiner entre éleveurs et écologistes ; les premiers reconnaissant une "avancée" et les seconds estimant qu'il n'y avait "apparemment rien d'irrecevable" même s'ils restent opposés au tir létal du loup.

Les propos de M. Spagnou risquent donc de raviver la polémique pour ne pas dire la guerre des alpages entre les tenants d'un élevage "débarrassé"du prédateur et les associations de défense la faune sauvage (Ferus, WWF, France Nature Environnement et autres Aspas et Fondation Bardot).

Par ailleurs, selon M. Spagnou : "Les membres du Groupe national loup n'ont même pas été destinataires d'un exemplaire du projet de plan pour pouvoir en discuter."

Et de s'interroger dès lors sur la réalité de la concertation avant de conclure : "La paix n'est pas prête de revenir dans les alpages de montagne des massifs français." Encore faudrait-il que cette idée de paix soit partagée par tous et exemptes de propos excessifs propres sans doute à faire le buzz mais certainement pas à amener un peu de sérénité dans le débat.

François de BOUCHONY