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Vaucluse : le plan d'actions loup va faciliter le tir de défense

Vaucluse : le plan d'actions loup va faciliter le tir de défense

Article publié par La Provence le samedi 6 avril 2013

Le loup toujours au coeur des débats lors de l'AG des éleveurs ovins

En Vaucluse, entre 2009 et 2012, 13 attaques "dont la responsabilité du loup n'a pas été écartée" ont été constatées, dont celle qui a touché en août l'élevage de Julien Bonnet, président de la fédération.

"Il faut les exterminer", lâche Raymond, les dents serrées. "Lorsqu'une espèce prolifère, je ne comprends pas pourquoi on la protège", lance un autre éleveur d'ovin, excédé. Jeudi, lors de l'assemblée générale de la fédération départementale ovine de Vaucluse (FDO) à la Bastidonne, les éleveurs ont abordé la question du loup.

Il y avait certes les réactions tantôt démesurées de certains, mais surtout la déclinaison par le maire de la commune et par ailleurs président du Parc naturel régional du Luberon, Jean-Louis Joseph, des nouvelles mesures allouées au "plan d'actions national loup 2013-2017".

De petites avancées

Si la problématique du loup a dépassé les frontières alpines pour entrer en Vaucluse, c'est à la suite de la multiplication des attaques ces quatre dernières années dans le département. Lors de la présentation de "la déclinaison du plan loup en Vaucluse", les éleveurs observaient 13 "attaques dont la responsabilité du loup est non écartée" faisant 51 victimes parmi les bêtes. Aussi, apprenait-on que la croissance démographique annuelle du loup sur le territoire français s'établissait à 17 %.

Et c'est ainsi, muni d'éléments concrets, que Jean-Louis Joseph a évoqué les nouvelles mesures associées au "plan d'actions national loup" dont une qui pourrait bien déclencher prochainement de vives réactions chez les écologistes français : "Le tir de prélèvement se situerait à hauteur de 24 loups cette année, au lieu de 11 en 2012". Autres dispositions intéressantes pour les éleveurs : la possibilité de modifications en cours de plan et l'accélération des procédures de déclenchement de mesures, notamment en termes de tir.

Mais au niveau local, peu de changement, sinon l'augmentation des aides en 2013 à certains qui souhaitent se défendre du prédateur.

Dans la salle Mandela de la Bastidonne où s'est tenue l'assemblée générale, un éleveur a été touché par une attaque de loup. Il perdait ainsi l'an dernier 11 bêtes. Il s'agit de nul autre que le président de la FDO, Julien Bonnet. "Il y a quelques avancées sur le dossier loup en général. La possibilité notamment qu'un tir de défense soit accordé par le préfet, et non suite à des concertations entre éleveurs et environnementalistes. Si cet été, le loup devient de nouveau une problématique, nous en ferons la demande", explique l'éleveur. "Mais jusqu'ici, alors que nous sommes dans un territoire où le loup est présent, il ne m'est jamais arrivé de le voir", reprend-il.

Concernant le tir de prélèvement, qui autorise des personnes assermentées à tuer le loup s'ils le croisent, "nous ne sommes pas forcément pour. Ce serait abattre un loup qui n'a pas forcément l'habitude de tuer des ovins", conclut le président de la FDO.

Antoine Marigot