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Valais - Le loup fait un carnage dans la vallée de Conches

Valais - Le loup fait un carnage dans la vallée de Conches

Article publié par 20 Minutes le 31 mai 2013

Un loup a tué seize moutons et en a blessé cinq autres dans la nuit de jeudi à vendredi dans le village haut-valaisan de Münster-Geschinen. Les moutons se trouvaient dans un parc.

«L'attaque a été constatée vendredi vers 07h00 du matin», a indiqué vendredi à l'ats Gerhard Kiechler, président de Münster-Geschinen, confirmant ainsi une information diffusée sur le site internet du «Walliser Bote». Le loup a été vu par des témoins et les traces du prédateur identifiées par le garde-chasse.

Selon le service valaisan de la chasse , de la pêche et de la faune (SCPF), aucune autorisation de tir de l'animal n'est pour l'heure à l'ordre du jour. Il s'agit notamment de contrôler si les mesures de protection du troupeau ont bien été prises et si elles étaient pertinentes.

Première attaque

La présence permanente du loup M35 dans la vallée de Conches est confirmée par des observations et de nombreuses prédations. Déjà présent dans la vallée en décembre 2012, il a été observé à nouveau sur le site depuis mars dernier.

Le garde-chasse a trouvé et examiné une quinzaine de carcasses de cerfs et de chevreuils et une vingtaine d'observations ont été faites par différentes personnes. L'animal est souvent proche des lieux habités car la couche de neige encore importante sur les coteaux et dans les vallées latérales maintient le gibier sur les bas-coteaux

C'est la première fois qu'il s'en prend à des animaux de rente. Le loup M35 ne s'est jamais montré agressif avec la population, a indiqué récemment le SCPF dans un communiqué. Il conseille néanmoins de ne pas s'approcher volontairement de l'animal afin qu'il ne s'habitue pas à la présence de l'homme.

(ats)

 


Un loup tue 16 moutons en Suisse, dans le Valais

Article publié le 1er juin 2013 par L'Est républicain

Alors que sa présence a été certifiée en début de semaine dans la vallée de Joux (Neuchâtel), un loup s'est attaqué vendredi pour la première fois à un élevage du Valais.

Un loup avait attaqué plusieurs troupeaux, principalement à Chapelle-d'Huin (25) en 2011.

Selon une information de l'Agence Télégraphique Suisse, la première agence de presse de la confédération, un loup aurait tué seize moutons et en aurait blessé cinq autres dans la nuit de jeudi à vendredi dans la commune de Münster-Geschinen, dans le canton du Valais.

Le loup aurait été vu par des témoins et les traces du prédateur auraient été identifiées par le garde-chasse.

L'attaque aurait eu lieu dans le Haut-Valais, dans la vallée de Conches. Un territoire au sein duquel la présence « permanente » du loup avait été confirmée récemment par le service valaisan de la chasse, de la pêche et la faune, après plusieurs observations et découvertes de nombreuses prédations. Selon nos confrères de l'ATS, « l'animal est souvent proche des lieux habités car la couche de neige encore importante sur les coteaux et dans les vallées latérales maintient le gibier sur les bas-coteau ».

Cette attaque est la première enregistrée dans ce canton sur des animaux d'élevage. Alors qu'il a été observé à 22 reprises, le loup s'est à chaque fois éloigné tranquillement sans agressivité. Les autorités suisses conseillent d'ailleurs à la population, en cas de rencontre imprévue, de ne pas s'en approcher volontairement afin qu'il ne s'habitue pas à la présence humaine.

Pour l'heure, aucune autorisation de tir n'aurait été décidée.

Présence authentifiée à 20 km de Morteau lundi

La présence du loup dans le canton du Valais est avérée depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois puisqu'un spécimen a été identifié en décembre et deux loups ont tué une dizaine d'animaux en juin 2012.

En revanche, dans le canton de Neuchâtel, il vient de faire son grand retour. En effet, le service neuchâtelois de la chasse, de la pêche et de la faune a officialisé lundi la présence d'un loup dans la Vallée de Joux. Le loup avait disparu du canton de Neuchâtel depuis 1845. Même si la Suisse estime qu'une vingtaine de loups seraient actuellement sur son territoire.

Début mai, un chevreuil et un daim d'élevage ont été attaqués sur les hauteurs du Val-de-Travers, entre Couvet et La Brévine, à une vingtaine de kilomètres de Morteau (25).

Les prélèvements de salive ont permis d'identifier un loup de la lignée italienne pour la première fois, dans la partie suisse de l'Arc Jurassien. Mais en 2011, pendant près de 3 mois, un loup a navigué dans le Haut-Doubs, tuant une vingtaine de moutons et en blessant des dizaines d'autres, en particulier dans l'exploitation de Thierry Maire à Chapelle-d'Huin. « On s'attend à ce qu'un jour le loup revienne. Je suis inquiet, bien sûr », souligne l'éleveur qui depuis les attaques dont il a été victime a acheté des systèmes de protection. « Mais le loup sait les déjouer. Il a le temps de trouver une solution. Déjà en 2011, malgré ces fils et filets il avait réussi à s'attaquer à mes bêtes en les apeurant pour qu'elles fassent tomber la barrière. Il n'y a pas de moyens, même si c'est un travail et que c'est onéreux, qui garantissent 100 % de protection mais il faut les avoir mis en place pour pouvoir obtenir le tir de défense », poursuit Thierry Maire.

Dans le canton de Neuchâtel, pour anticiper le retour du loup, un Groupe de travail Contact Loup Neuchâtel a été créé, avec des représentants des diverses parties concernées (éleveurs, chasseurs, association de protection de l'environnement...) et s'intéresse principalement à la problématique de la prévention des dégâts. En Franche-Comté, Europe Ecologie Les Verts a également composé un groupe de travail regroupant tous les acteurs civils concernés. Une première en France.

Cette présence du loup, de plus en plus proche de la frontière, ne sous-entend pas forcément qu'il va la franchir dans l'immédiat. Mais un loup est capable de parcourir 60 km en une nuit. Et tous les spécialistes s'accordent sur le fait que son retour, à moyen ou long terme, est inévitable en Franche-Comté.

Lisa LAGRANGE