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Nouvelle attaque dans l'Aube, à Lignol-le-Château

Troupeau attaqué : un bélier tué et en partie dévoré

Article publié le mardi 28 mai 2013 par L'Est éclair

Lignol-le-Chateau- Samedi, deux jeunes béliers ont été découverts le cou en sang. Un troisième a été tué. Par quel animal ? La question n'est pas tranchée mais certains affirment avoir vu un loup dans le secteur

Cette fois la bête a tué. Un bélier a été retrouvé samedi après-midi mort et en partie dévoré sur une parcelle du lieu-dit de Coulombreuil, à la limite de l'Aube et de la Haute-Marne, sur le territoire de la commune de Lignol-le-Château. « L'attaque a vraisemblablement eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, explique Bernard Piot, leur propriétaire. Deux autres jeunes béliers ont eux aussi été attaqués. Ils portent des traces au cou. » L'an dernier à la même époque, deux de ses moutons avaient déjà été tués, puis en fin d'été, une brebis avait à son tour fait l'objet d'une attaque. « D'autres attaques ont également eu lieu récemment en Haute-Marne », indique Bernard Piot.
C'est la troisième attaque de ce type dans le Barsuraubois, dans un rayon de 5 km. Quelques jours plus tôt, jeudi, onze brebis et une génisse avaient déjà été mordus à Colombé-le-Sec, la majorité au cou. Le lendemain, une autre attaque de troupeau a été recensée à Colombé-la-Fosse. Celle-ci a été attribuée à un chien par l'office national de la chasse. « Deux brebis sont mortes et une a dû être euthanasiée », indique Thierry Migout, de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Concernant l'attaque de samedi dernier, rien n'est encore tranché. L'ONCFS poursuit ses investigations, étudie la façon dont les moutons ont été attaqués puis dévoré pour l'un d'eux et recueille des témoignages.

Des témoignages recueillis avec prudence

Certaines personnes sont formelles, elles ont vu un loup. Comme cet habitant de Saulcy qui affirme avoir observé l'animal samedi matin aux environs de 7 h 30 à plusieurs reprises pendant une vingtaine de minutes près de la route entre Rouvres-les-Vignes et Colombey-les-Deux-Églises. « Rares sont les personnes qui ont une réelle expérience des loups, note Thierry Migout. Il est facile de le confondre avec certains chiens à l'apparence proche. »

Des dégâts difficilement chiffrables

Face à ces attaques répétées, les éleveurs sont démunis. « Ici, les animaux ne sont pas gardés. Contrairement aux zones montagneuses où se pratique la transhumance, nous n'avons pas de chien pour protéger les troupeaux », souligne Bernard Piot. « Les animaux sont dans les prés. Je ne vois pas de système de défense possible », regrette-t-il.
Reste également à chiffrer les dégâts. « Il y a bien sûr les bêtes tuées ou blessés. Il faut également évaluer la perte de production laitière et la baisse des naissances engendrées par le stress. C'est difficilement mesurable », indique Bernard Piot. Comme les autres éleveurs, il redoute une nouvelle attaque. Quel que soit l'animal en cause.

Mathieu GIBET