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La protection des troupeaux a ses limites

Prédateurs - La protection des troupeaux a ses limites

Article publié le mardi 4 juin 2013 par La France agricole

Capture Laurent Garde« Les mesures de protection du troupeau, nous les avons toutes mises en place, a lancé Eliane Rogerie, éleveuse à La Bollène-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes. Cela ne nous a pas empêché de perdre 1.500 moutons depuis l'arrivée du loup (il y a quinze ans). Sans compter les pertes induites des brebis qui reproduisent mal ou des agneaux dont les croissances sont réduites. Nous sommes en train de tout perdre : notre capital santé comme notre capital financier. »

C'est dans ce climat d'exaspération qu'a débuté le lundi 3 juin 2013 le séminaire sur la protection des troupeaux contre la prédation organisé par le Centre d'études et de réalisation pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam) à Valdeblore-la-Bollines dans les Alpes-Maritimes.

Il faut dire que le département a été durement touché en 2012 avec 2.500 brebis tuées, soit presque la moitié des brebis indemnisées sur l'ensemble du pays. « Nous avons perdu la maîtrise de la situation dans certains secteurs, ajoute Laurent Garde du Cerpam. Nous touchons nos limites. »

Alors que faire ? Pour Michel Perret, du ministère de l'Ecologie, « le nouveau plan loup (dont les arrêtés sont sortis la semaine dernière) donne des perspectives. Il peut contribuer à faire baisser la pression ».

Peu d'éleveurs semblent y croire. Michel Dessus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes, sera reçu vendredi au ministère de l'Environnement pour tenter de trouver des solutions. « La pression s'accentue au-delà de supportable, a-t-il précisé. Il faut trouver les outils pour améliorer l'efficacité des tirs. »

Marie-France Malterre