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Le loup fait des ravages jusque dans l'Aube

Le loup fait des ravages jusque dans l'Aube

Article publié le 16 juin 2013 par Wikiagri.fr

Les ravages du loup sur les troupeaux, on en parle régulièrement, mais en zone montagneuse. Seulement voilà qu'aujourd'hui le prédateur est suspecté (ce n'est pas encore officiel) d'être à l'origine de 5 attaques ayant fait 50 victimes chez les ovins du département de... l'Aube !

L'Aube, comme vous le savez, c'est à mi chemin entre les Vosges (ou le Jura) et Paris. Oh, il existe bien quelques vallonnements, qui semblent d'ailleurs propices au refuge des responsables des attaques. Mais globalement, on est tout de même en plaine.

Jusqu'à présent, les problèmes de grands prédateurs se posaient en montagne. Loup dans les Alpes ou les Vosges, ours ou vautours dans les Pyrénées... De nombreux troupeaux ont été attaqués, avec très souvent des victimes, moutons ou brebis à moitié dévorés, sans parler du stress qui prend le reste du troupeau après une attaque d'où des troubles comportementaux.

Le problème consiste sempiternellement à se poser la question du droit au retrait des prédateurs, comprenez du nombre d'individus qui peuvent légalement être chassés. Une question si controversée entre éleveurs et différentes associations écologistes, que l'Etat au milieu a souvent du mal à prendre des décisions, ou tardivement.

50 bêtes tuées en 5 attaques

De fait, le loup prend de l'envergure, en terme de territoires. Je suis incapable de vous dire comment il traverse des autoroutes ou des voies ferrées, mais le fait est là, il se déplace, étend son influence sur des zones géographiques de plus en plus vastes. Alors qu'il y avait sans doute la possibilité de juguler le problème à sa source, en prenant en son temps les décisions qui s'imposaient.

Dans l'Aube, sa présence a été détectée dès l'hiver. Mais à ce moment-là, les troupeaux étaient à la ferme, et ne risquaient donc pas grand-chose. Les attaques sont donc récentes, avec le retour des beaux jours. En très peu de temps, 5 attaques ont été recensées, avec 50 bêtes tuées ou blessées dans un état tel qu'elles sont mortes peu après.

Selon les autorités, la possibilité d'un chien errant reste d'actualité. Pour autant, les trois éleveurs dont les troupeaux ont été décimés n'ont guère de doutes. Ils doivent pourtant attendre, avant de remplir leurs formulaires de demandes d'indemnisations, que l'Aube soit reconnu comme zone sinistrée par le loup. Des études d'ADN sont en cours pour identifier officiellement l'agresseur. "Ce qui peut prendre des semaines", soupire un éleveur aubois. Encore du temps qui passe, que le loup met à profit pour poursuivre sa route. Peut-être qu'un jour il finira par lui-même frapper à la porte des décideurs parisiens...

Antoine Jeandey