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Les éleveurs du Vercors font face au loup

Comment les éleveurs font face au retour du loup, dans le Vercors

Article publié le 29 juin 2013 par France 3

Le nouveau plan Loup 2013 tend à mieux protéger les éleveurs face à la présence accrue du canidé. Totalement absents il y a 20 ans, les loups sont à nouveau dans la nature...

Sur les hauts-plateaux du Vercors, un berger drômois s'apprête à des journées de surveillance, seul pendant cinq mois avec son troupeau de 2.000 bêtes.

Gérard Gory est berger à Die, sur les hauts-plateaux du Vercors. Au fil des ans, il a dû doubler de vigilance, car le loup rôde autour de ses brebis... "J'en ai vu deux une fois, puis un tout seul. Ils sont très craintifs, ils ont plus peur que nous" explique Gérard Gory, le berger. La surveillance, c'est une solution. Mais difficile de garder un oeil sur les moutons à plein temps. "Pendant qu'on surveille, on ne peut pas faire son foin, ses semis... Alors on laisse les brebis dans les collines", explique Jean-Louis Fleury, président de Solidarité Pastorale.

Il y a bien les filets de protection et les chiens patous (chien de montagne des Pyrénées utilisé pour la protection des troupeaux), mais cela reste onéreux.

En dix ans, la population ovine a baissé de 25 % dans les exploitations drômoises. Découragés, certains éleveurs ont même décidé d'arrêter leur activité. La profession se porte mal, le loup aggrave la situation.

Une attaque avérée de loup est cependant indemnisée par l'Etat, des sommes allant de 90 à 525 euros par bête. Il arrive que le dédommagement soit supérieur à la valeur du troupeau, ce qui donne parfois des idées à certains.

Dolores Mazzola