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Manifestation contre le loup à Langogne

Manifestation contre le loup à Langogne - Revue de presse

Manif-Loup
Un millier de manifestants contre le loup à Langogne

Article publié par La France agricole le lundi 26 août 2013

Un millier de manifestants ont défilé le vendredi 23 août 2013 à Langogne (Lozère) contre le loup. « Nous ne voulons pas que le prédateur s'installe dans nos régions », insiste Julien Tuffery, président des Jeunes Agriculteurs de la Lozère, organisateur de la manifestation avec les FDSEA de la Lozère et de l'Ardèche.

A ses côtés, en tête de défilé, une trentaine d'élus locaux sont venus apporter leur soutien aux éleveurs. « Le loup est incompatible avec l'élevage, a appuyé Sophie Pantel, élue au conseil régional en charge de l'élevage et de la ruralité. C'est la remise en cause de l'activité économique de nos territoires. » Une dizaine d'agriculteurs des Alpes-Maritimes avaient également fait le déplacement avec Michel Dessus, le président de la chambre d'agriculture. « Nous payons tous ! », a-t-il lancé à la foule, rappelant que l'Etat a dépensé 12 millions d'euros l'année dernière. En 2012, le prédateur a fait plus de 2.400 victimes dans les Alpes-Maritimes, soit 6 % du cheptel de brebis du département.

Michèle Baudoin, de la Fédération nationale ovine (FNO), a aussi insisté sur la situation de détresse dans laquelle se trouvent actuellement les éleveurs et a lancé un ultimatum au gouvernement. « D'ici trois semaines à un mois, il faut que les 24 loups soient éliminés du territoire français. Nous avons travaillé au Groupe national loup pour fixer le nouveau plan. Il comporte de très grandes avancées. Mais maintenant, il faut que les pouvoirs publics le mettent en application. Nous avons déjà claqué la porte du Groupe national et nous sommes prêts à recommencer. Il faut que les préfets aient le courage de mettre la loi en application. »

Jean-Paul Pourquier, président du conseil général de la Lozère, a souligné qu'une partie du département venait d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco grâce à l'agropastoralisme. « C'est l'activité humaine qui a participé à la construction de ce paysage, a-t-il indiqué. Comment voulez-vous conserver cet agropastoralisme dans ces conditions ? Il faut agir. J'ai saisi le préfet à plusieurs reprises. Les éleveurs attendent des décisions concrètes efficaces. Nous sommes tous d'accord pour dire que la présence du loup est incompatible avec l'élevage. Il est nuisible à l'élevage. Il faut que les pouvoirs publics aient le courage de le classer nuisible dans les zones d'élevage. Il faut que le gouvernement prenne conscience des enjeux et classe l'espèce comme nuisible. » Une idée partagée par les chasseurs. Des représentants des Fédérations de la Lozère et de l'Ardèche avaient pris part au défilé. « Nous voulons apporter notre soutien aux éleveurs dont le travail se complique fortement », explique André Thérond, président de la Fédération des chasseurs de la Lozère.

La manifestation s'est achevée par un lâcher de ballons de faux chèques. « Ils représentent les 12 millions dépensés par l'Etat, indique Julien Tuffery. Nous voulons aujourd'hui que l'Etat, qui a accompagné l'arrivée du loup, règle le problème, signalant que beaucoup d'agriculteurs sont mixtes en Lozère. Ils pourraient bien abandonner rapidement la production ovine et ne garder que les bovins. »

Marie-France Malterre

Les agriculteurs en ont marre du grand méchant loup

Article publié par Zoomdici.fr le 23 août 2013

La RN88 était fermée et pour cause, ils étaient plus de mille à manifester ce vendredi 23 août, à Langogne. Des agriculteurs de Lozère, d'Ardèche et de Haute-Loire où les éleveurs craignent la venue de l'animal. Un slogan : entre l'élevage et le loup, il faut choisir.
Ce vendredi 23 août, une partie de la RN88, entre Pradelles et Langogne, était fermée. La raison ? Le millier d'agriculteurs qui manifestaient aux portes de la Lozère contre le loup, responsable selon eux de la mort de 5000 animaux en France, en 2012.

Pas de loups en Haute-Loire

Bien qu'il n'y ait pas encore de loups en Haute-Loire, plus de 80 éleveurs du département avaient fait le déplacement jusqu'à Langogne pour apporter leur soutien aux exploitants lozériens et ardéchois. "On a des troupeaux de moutons qui sont à proximité de la Lozère et le loup ne connait pas les frontières", nous a précisé Yannick Fialip, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Loire. "Nos éleveurs sont également concernés, on se devait d'être là aujourd'hui." Entre le canton de Langogne où la présence du loup a été remarquée et le canton de Pradelles, il n'y a qu'un pas.

Réintroduire le loup dans le nouveau parc de Haute-Loire ?

"Nous sommes également concernés via le projet de nouveau parc régional dans le Haut-Allier, certains élus ont la volonté de réintroduire le loup, ils nous l'ont clairement dit. [...] Il faut donc qu'on se mobilise nous aussi pour ne pas laisser faire ça." Yannick Fialip a bien insisté sur l'idée que la FDSEA ne validerait la charte de ce nouveau parc qu'en fonction de la page qui serait écrite sur le loup. Les nombreux agriculteurs présents - aux alentours de 1500 - avançaient tous le même argument, à la fois devant nos micros et sur leurs banderoles : la fonction d'élevage et la présence du loup sont deux choses complètement incompatibles. Tous étaient soucieux de leur troupeau, même si aucun attaque de loup n'a encore été recensé dans leur région : la proximité des départements de Haute-Loire, de Lozère et d'Ardèche en fait une cause collective. "On ne veut pas rentrer dans le jeu proposé par l'Etat avec des aides financières. Ce n'est juste pas compatible. S'il faut le tuer, on mettra en place des actions."

"95% des gens n'en veulent pas"

Julien Ruffery est le président des Jeunes agriculteurs (JA) de Lozère et vice-président de la chambre d'agriculture du département. Il nous a rappelé que depuis le 19 juin, il y avait eu douze attaques de loup dans le 48 : "On ne veut pas d'un animal qui nuit à nos territoires, qui coupe toute vie sociale et qui détruit notre travail. Les agriculteurs sont là pour produire, pour nourrir la population et pas pour nourrir des loups." Il en appelle aux responsables de son introduction pour trouver une solution pour éradiquer l'animal. "Sur les réseaux sociaux, sur Internet c'est facile de vouloir protéger le loup mais sur le terrain, on voit personne ! Dans nos campagnes personne n'est pour le loup, 95% des gens n'en veulent pas !"

Le président des JA de Lozère, conscient de la présence de quelques personnes de l'association "Alliance avec les loups", avait demandé aux nombreux manifestants "de ne pas les approcher" : "Nous sommes plus de mille, ils sont trois. La meilleure chose que vous pourrez leur faire, c'est d'aller vers eux."

A.L.

 

Manif contre le loup : des éleveurs de Haute-Loire à Langogne

Article publié par Mon43.fr le 23 août 2013

Ce vendredi 23 août à l'appel des syndicats agricoles FDSEA et JA de Lozère, d'Ardèche et de Haute-Loire, une manifestation contre le loup se tenait à Langogne. Une délégation d'environ 80 altiligériens était présente sur place.

1 500 personnes selon les organisateurs, entre 600 et 700 selon la gendarmerie, tel est le bilan de la manifestation contre le loup qui s'est déroulée à Langogne (Lozère) ce vendredi 23 août. Éleveurs, représentants de différents syndicats agricoles, élus, et quelques animaux ont pris part à un cortège qui est parti de Pont d'Allier jusqu'au centre-ville de Langogne. « Ils viennent de toute la France, certains du Massif Central, d'autres de l'arc Alpin et d'autres encore des Pyrénées », indique Julien Tuffery, président des Jeunes agriculteurs et vice-président de la Chambre d'agriculture de Lozère.

17 attaques depuis le 19 juin

Force est de constater que les agriculteurs en « ont marre. Depuis le 19 juin, nous avons eu 12 attaques de loups en Lozère et 5 en Ardèche », rappelle Julien Tuffery. Si la Haute-Loire est encore épargnée, « des personnes ont déjà vu l'animal dans le département. Nous sommes moins concernés mais inquiets », indique Yannick Fialip, président de la FDSEA 43. « C'est le premier rassemblement contre le loup mais peut-être pas le dernier ».

« Ce n'est pas à nous de le faire »

Tous les intervenants qui se sont exprimés lors de cette manifestation (élus, représentants syndicaux, éleveurs) ont tous martelé la même chose : « Le loup est incompatible avec la profession agricole ». De plus, ils soutiennent : « Les mesures de protection mises en place sont inefficaces. C'est une solution temporaire qui déplace le problème ».
Une solution est pourtant avancée : que les agriculteurs puissent tirer sur les loups. Mais les intéressés n'en veulent pas : « Nous, ce que nous voulons c'est faire de l'élevage. Ce n'est pas nous qui avons amené ce problème... Ce n'est pas à nous de le faire », insiste Julien Tuffery.

Une disparition de l'élevage

Pour les manifestants présents à Langogne, il n'y a pas de doute : la présence du loup est le synonyme « de la disparition de l'élevage ». « De plus, il coûte cher : 70 000 euros par loup, et par an. Il faut que le Président de la République reprenne les choses en main, et nous le lui dirons au Sommet de l'élevage (du 2 au 4 octobre à Clermont-Ferrand) », insiste Yannick Fialip. Et pour marquer cette somme que les éleveurs voient « comme de l'argent jeter par les fenêtres », un lâcher de 200 ballons avec un chèque accroché à chacun d'eux a été fait.

Manuel Cladière

 

La manifestation de la FDSEA vendredi à Langogne (Lozère)

Article publié par La Provence le 27 août 2013

Ce sont près de 1 600 personnes qui se sont rassemblées vendredi dernier à Langogne, en plein coeur du Gévaudan où on dénombre là-aussi, de nombreuses attaques de loups sur les troupeaux. Chasseurs, éleveurs, agriculteurs, mais aussi de nombreux élus ont pris part à cette manifestation qui a été ferme mais qui s'est déroulée dans le calme. Et on notait même la présence de personnes venues de tout le Massif central, mais aussi des Alpes et des Pyrénées.

A sa tête, Olivier Boulat, président de la FDSEA de la Lozère : "Le plan loup prévoit que l'on puisse abattre 24 loups sur l'ensemble du territoire. Ce n'est pas aux chasseurs de mettre en place ce plan, mais bien à l'Etat et nous exigeons que cela soit fait rapidement. A la mi-septembre, nous voulons qu'au moins 12 loups soient tués. Pour l'instant, un seul a été tué. D'autre part nous exigeons que le loup ne soit plus considéré comme une espèce protégée en révisant la loi", a conclu Olivier Boulat.

Gabriel Haurillon et R.F.

 

Manifestation - «Nous ne voulons pas du loup, point barre !»

Article publié le 30 août 2013 par Le Paysan tarnais - FDSEA

Même si la présence du loup n'a pas encore été officiellement reconnue en Haute-Loire, les éleveurs altiligériens étaient à Langogne vendredi.

«Nous ne voulons pas du loup dans nos campagnes, point barre» déclare Yannick Fialip, Président de la FDSEA de Haute-Loire, lors de la manifestation de vendredi dernier à Langogne en Lozère. Avec la centaine d'éleveurs altiligériens, venue manifester aux côtés de leurs collègues lozériens et ardéchois contre le loup, ils ont exprimé clairement leur refus de rentrer dans le système imposé aujourd'hui par les pouvoirs publics, et qui consiste à laisser les éleveurs se débrouiller pour protéger tant bien que mal leurs troupeaux et se faire indemniser pour les animaux inévitablement attaqués par le loup. Le président est très clair : «nous serons intransigeants, il n'y a rien à négocier, nous ne voulons pas rentrer dans le jeu des mesures de protection et des indemnisations. Le loup est un danger et nuisible pour l'élevage, contrairement à ce que certains veulent bien laisser croire. Nous ne nous laisserons pas dicter notre conduite par quelques hurluberlus qui ne connaissent rien à la réalité quotidienne de notre métier mais qui osent venir nous expliquer comment gérer nos exploitations et nos troupeaux pour laisser s'installer et proliférer ce prédateur ! En Haute-Loire, nous avons la chance qu'il ne soit pas encore officiellement reconnu présent. Et bien, c'est simple, nous ne le laisserons pas arriver : tout animal qui ressemble à un gros chien errant sera abattu».

«De l'argent par les fenêtres»

Mickaël Agrain, Secrétaire général des JA, insiste quant à lui sur le coût engendré par la protection du loup «plus de 12 millions d'Euros sont dépensés chaque année pour protéger cet animal, c'est de la folie, particulièrement en temps de crise. C'est de l'argent jeté par les fenêtres, qui pourrait être utilisé à bien meilleur escient, pour soutenir l'élevage en difficulté par exemple».
La crise, les éleveurs, ovins en particulier, la connaissent depuis de nombreuses années, et ils ne comprennent pas comment il est possible de dépenser autant d'argent, et pourquoi vouloir privilégier la présence d'un animal tueur par rapport à la présence de l'agriculture, pourtant véritable force économique vitale pour nos territoires ruraux.
Evelyne Boulet, Présidente de l'APIV, témoigne : «la situation est très simple. Le secteur ovin rencontre déjà beaucoup de difficultés économiques et si l'on ajoute à cela le loup, c'est la mort de l'élevage garantie dans notre département. Entre le loup et l'élevage, il faut choisir. C'est ce que j'ai exprimé lors de réunions de travail pour la mise en place du Parc naturel régional des sources et gorges du Haut-Allier, alors même que les responsables commencent à vouloir étudier la cohabitation des deux. On ne peut pas tenir deux discours : vouloir favoriser et développer la filière ovine et vouloir laisser se propager le loup. Si nous ne sommes pas entendus, nous nous opposerons à la création de ce parc et nous ferons pression pour qu'il ne se fasse pas !».
Une incompatibilité totale donc entre élevage et loup, une position que la FDSEA et les JA de Haute-Loire continueront de défendre auprès des pouvoirs publics et de la société civile.

Florence AUGERE - FDSEA

 

David Ramon a perdu 9 bêtes

David Ramon raconte : «Dans la nuit du 19 au 20 juin, j'ai subi une première attaque et cela s'est reproduit dans celle du 22 au 23. Au total, neuf bêtes ont été attaquées dont quatre tuées et cinq blessées. L'attaque s'est produite sur mes 15 hectares de parcs où les brebis étaient en liberté. Je n'avais jamais eu de problème auparavant. J'ai tout de suite averti les gardes de l'ONCFS, les responsables de l'administration du territoire. Des prélèvements et des analyses ont été réalisés. Les résultats qui m'ont été transmis font état «d'une suspicion d'attaque de loup». Mais pour moi c'est clair. Ce ne peut être que le loup. Les brebis blessées que j'ai immédiatement vendues, ont été saisies à l'abattoir pour des raisons sanitaires». Comment faire pour éviter toute nouvelle attaque ? Voilà bien le problème de David Ramon qui doit modifier son mode d'élevage et rentrer ses brebis tous les soirs. David envisage aussi de prendre des chiens pour accompagner en permanence le troupeau. Toutes ces mesures ont un coût. Mais au delà de l'aspect financier, c'est le stress engendré par la crainte permanente de perdre des nouveaux animaux, celui de voir ses brebis perturbées par de nouvelles attaques, qui le préoccupe. Ce stress du troupeau entraînant avortements ou difficultés de reproduction. Pour conclure et alors qu'on lui parlait d'indemnisation, David Ramon a lâché très sérieux, l'oeil néanmoins malicieux : «J'enverrai la facture à la direction départementale des territoires ».
J.C