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"Le loup ne peut pas avoir plus de droit que moi", regrette un éleveur

"Le loup ne peut pas avoir plus de droit que moi", regrette un éleveur

Article publié par La rédaction de RTL.fr le 1er septembre 2013

RTL ÉVÉNEMENT - Les attaques de loup sont nombreuses depuis 2011 dans les Vosges. Éleveurs, autorités et écologistes peinent à se mettre d'accord.

Depuis 2011, les attaques de loups contre des troupeaux de moutons se multiplient en France, y compris dans les Vosges, notamment près de la Bresse. La présence d'un couple de loups y est avérée, probablement accompagné de quelques louveteaux.

Le loup est un animal protégé. Mais la répétition des attaques sur les exploitations exaspère les éleveurs. Le plus touché d'entre eux, Jean-Yves Poireau, a perdu 72 bêtes. Il a mis en place tout un système de protection pour protéger ses troupeaux. Ce système est en partie financé par l'État puis par les crédits agricoles européens. Cet arsenal paraît ne plus suffir. "C'est quadrillé avec des fils électrifiés. Des clôtures ont été rehaussées", détaille-t-il.

J'ai le droit de tirer lorsque le loup vient attaquer mon troupeau Jean-Yves Poireau, éleveur

Il bénéficie d'une autorisation préfectorale pour effectuer des tirs de défense en cas de nouvelle attaque. "J'ai le droit de tirer lorsque le loup vient attaquer mon troupeau mais il faudra être au bon endroit au bon moment et c'est quasiment impossible", note-t-il.

"Le loup ne peut pas avoir plus de droit que l'éleveur. C'est ce qu'il a jusqu'à présent", déplore-t-il, estimant que ces pertes vont bien au-delà des 72 bêtes tuées. "Il y a la face cachée de l'iceberg : le nombre de brebis qui ne seront pas pleine et ne feront pas d'agneau en 2014", dit-il.

Il faut vivre avec le loup, il n'y a pas le choix Yann Lebecel, président du groupe d'étude des mammifères de Lorraine

Le renforcement de la lutte est injustifiée selon le préfet

Si la situation devait perdurer, les autorités pourraient renforcer la lutte. "Dans la gradation des mesures, nous avons le tir avec plusieurs canons lisses jusqu'aux battues qui pourraient être organisées. Compte tenu de la baisse du nombre d'attaques et de victimes, cela n'est absolument pas justifié", assure le préfet Gilbert Payet au micro de RTL.

4 associations écologistes ont demandé une réunion du comité de suivi des grands prédateurs. "Le tir ne sera pas une solution durable. Il faut trouver des alternatives", estime Yann Lebecel, président du groupe d'étude des mammifères de Lorraine. "Il faut vivre avec le loup, il n'y a pas le choix", conclut-il.