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Alpes-de-Haute-Provence : encore trois jours avant l'ouverture de la chasse

Alpes-de-Haute-Provence : encore trois jours avant l'ouverture de la chasse

Article publié le jeudi 5 septembre 2013 par La Provence

Le lièvre, le chamois et le sanglier seront là mais sans doute pas le gibier à plume de montagne victime de la météo
Bien qu'en baisse dans certains secteurs la population de sanglier est encore suffisamment foisonnante et pourra être chassée jusqu'au 2 février.

Voilà sans doute quelques jours, si ce n'est plus, que pour un certain nombre de nos concitoyens de l'ordre de 8 500 dans les Alpes-de-Haute-Provence, les yeux se tournent vers le calendrier pour se poser sur la date du dimanche 8 septembre. C'est ce jour-là, en effet, qu'il conviendra de ressortir armes et bagages, en l'occurrence fusil ou carabine et gibecière, et de revêtir la tenue de camouflage ou plus simplement le treillis kaki. C'est que ce 8 septembre, vous l'avez compris, marque l'ouverture générale de la chasse. Une saison cynégétique de 18 semaines, soit jusqu'au dimanche 12 janvier, seulement prolongée pour le sanglier jusqu'au 2 février, à l'appréciation des sociétés.

À trois jours des premiers coups de fusil, nous avons demandé à Max Isoard, président de la Fédération départementale des chasseurs de nous mettre sur la piste du gibier en nous livrant son sentiment sur le futur de cette nouvelle saison.

Moins de mouflons

Mais auparavant, petit retour en arrière à la date du 18 août qui a vu l'ouverture anticipée de la chasse au sanglier, assimilable à une action de prévention contre le risque de dégâts aux cultures. "Il reste des secteurs où la population de sangliers est importante notamment dans le nord du département, à La Motte - Turriers et dans l'arrière-pays sisteronais, ainsi que dans l'extrême sud-est à Annot et Entrevaux où les châtaigneraies expliquent cette présence en nombre, heureusement avec des risques de dégâts beaucoup plus limités. En revanche, dans le pays dignois, plus particulièrement le secteur Marcoux-La Javie-Le Brusquet ainsi que dans la Vallée de l'Asse, on observe une baisse." À partir de dimanche, la chasse au sanglier sera ouverte cinq jours par semaine les lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche.

Toujours à propos du grand gibier, Max Isoard envisage une bonne perspective de chasse en ce qui concerne le chamois, ce qui n'est pas le cas du mouflon, l'une des proies sauvages les plus prisées par le loup. "Là où le loup est présent il y a de moins en moins de mouflons et comme le loup est de plus en plus présent sur le territoire, bientôt on en parlera plus..."

À terme, le même risque existe pour le chevreuil et de façon générale pour tous les cervidés. "Même le sanglier lorsqu'il est encore suffisamment jeune n'est plus épargné par le loup. Les gardes de l'ONCFS l'ont constaté", complète le président Isoard.

Pas de tétras-lyre cette année

Côté petit gibier, pour le poil, le lièvre se porte bien là où le milieu est ouvert et où il reste suffisamment de cultures. Par contre, pour la plume, inquiétude pour la perdrix rouge compte tenu des mauvaises conditions météorologiques du printemps qui ont contrarié la reproduction et vraisemblablement pire encore en montagne pour la bartavelle, le lagopède et le tétras-lyre qui ont connu le froid, la pluie et la neige tardive. "Concernant le tétras-lyre dont la reproduction cette année a été très mauvaise, j'ai d'ailleurs demandé et obtenu de la Commission départementale et de la faune sauvage, réunie avant-hier, un plan de chasse à zéro", indique Max Isoard.

Retour au poil, cette fois à celui du lapin qui, ces dernières années, posaient problème du fait de sa multitude, notamment en zone hors chasse, par exemple en bordure de l'autoroute ou du canal tout au long du val de Durance . "Il semble que la maladie soit passée par là et que la population se soit effondrée . En tout cas, on en n'entend plus trop parler. D'ailleurs, les comptages de nuit n'ont pas donné grand-chose."

Alors au vu de ce tableau qui n'est pas encore de chasse, le chasseur va-t-il se régaler le moment venu ? "Pour certaines espèces ça ira mais les plans de chasse même en baisse il faudra les réaliser" conclut, mi-figue, mi-raisin, le président Isoard.

François Tron de Bouchony