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Loup - Des naissances dans le massif des Vosges

Loup - Des naissances dans le massif des Vosges

Article publié le 8 septembre 2013 par Le Pays.fr

Des éléments nouveaux sont apparus récemment – et de poids – dans le dossier du « loup des Vosges ».

Depuis le printemps 2011 et les premières attaques contre des troupeaux ovins dans le massif des Vosges, on avait d'abord pu établir la présence d'un prédateur, puis de deux individus. Dorénavant, on peut parler d'une famille. Dans la nuit du 29 au 30 août, « des hurlements caractéristiques de louveteaux ont été entendus dans la zone de présence permanente des Hautes-Vosges » , a en effet reconnu la préfecture des Vosges. Cette présence aurait été établie dans le département du Haut-Rhin, sur les hauteurs de la vallée de Munster.

« Hurlements provoqués »

La méthode utilisée est celle des « hurlements provoqués », par imitation du cri du loup, par les agents du réseau loup-lynx de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), qui avaient déjà entrepris une campagne de ce type l'été 2012. Le nombre de louveteaux de la portée n'a pas pu être déterminé, mais comme le rappelle Anthony Kohler, du réseau Ferus (association pour la conservation de l'ours, du loup et du lynx en France), chez nos confrères de Vosges-Matin , « les portées sont, en moyenne, de trois à quatre louveteaux » , avec « un pourcentage de survie à 60 % » , ce qui laisserait penser qu'un ou deux petits loups sont nés dans les Vosges.

La nouvelle a fait grand bruit du côté vosgien qui a payé un lourd tribut aux attaques de canis lupus. Malgré les mesures de protection mises en place, de nouveaux dégâts avaient encore été observés dans les estives. Cette nouvelle donne laisse, en tout cas, planer la menace d'une mobilisation massive de ce côté du massif, avec demandes réitérées de tirs contre les prédateurs.

Du côté des naturalistes, la nouvelle de ce « carnet blanc » lupin suscite une nouvelle insistance en faveur de moyens de protection accrus des troupeaux contre l'animal sauvage, et protégé, notamment l'utilisation de chiens patous. Pour ne pas en venir à son élimination pure et simple.

En Suisse, selon l'agence de presse suisse ATS, un loup, à qui était attribué la perte de 39 moutons, sur les alpages du Valais, a été abattu lundi dernier par des gardes-chasse dans la vallée de Conches. Une autorisation de tir avait été délivrée.

Un prédateur dans les ruelles d'un village

Deux individus – des mâles – étant par ailleurs mis en cause dans les attaques, qui auraient commencé en juin, les présidents des communes de la vallée ont réclamé que la région soit exempte de loups. « Conches n'est pas un espace de vie pour les grands prédateurs qui mettent en danger la sécurité et la durabilité du développement de notre vallée » , ont-ils écrit, selon ATS, qui rapporte également que début juin, « un loup avait abandonné les restes d'un chevreuil à proximité d'une gare » et qu'un « un prédateur a été vu dans les ruelles de l'un des villages ».

L'autorisation de tir, rapporte encore ATS, a été condamnée par les associations WWF et Pro Natura, qui ont jugé la décision « précipitée » , estimant qu'un coup de fusil ne fait que repousser les problèmes sans les résoudre. Selon elles, les mesures de protection sont insuffisantes.