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HAUTES-ALPES Le préfet en visite se fait interpeller sur le loup

HAUTES-ALPES Le préfet en visite se fait interpeller sur le loup

Article publié le 9 septembre 2013 par Le Daupiné Libéré

A l'initiative de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, ce jeudi 5 septembre, les agriculteurs du sud du département accueillaient Pierre Besnard, préfet des Hautes-Alpes. Une journée pour informer le représentant de l'État des difficultés inhérentes à leur métier. La matinée était consacrée à la présentation de la filière arboricole et de la filière ovin-viande avec la problématique de l'eau et de l'irrigation.

C'est au Dévoluy, sur l'exploitation de Jean-Claude Michel qu'était dressé le buffet campagnard avec la dégustation de l'agneau de Sisteron, label rouge. Parlant d'agneau, aussitôt on pense au loup. C'est précisément cette problématique de la présence du prédateur qui était l'objet de cet échange avec le représentant de l'État au cours duquel les éleveurs ont exprimé leur désarroi, leur colère même. Les éleveurs et les responsables d'alpage, avec l'aide de l'État, se sont équipés de moyens de protection qui ont un coût : chiens patous (qui par ailleurs posent problèmes parfois avec les touristes), aides bergers, regroupement nocturne... mais malgré ces dispositifs, les attaques perdurent.

L'éleveur s'est adapté, il a totalement modifié son mode de vie. Damien Gerby, président des Jeunes agriculteurs pour le canton de Gap, était très loquace :« Nous n'avons plus de vie privée. Quand, à 2 heures du matin, le berger vous appelle parce que le troupeau vient d'être attaqué, vous passez le reste de la nuit sur l'alpage, c'est du travail supplémentaire. On nous impose le loup, ça suffit. Ce qu'on demande, c'est des tirs de prélèvement et non de défense. L'État peut mettre des moyens. On demande des résultats.»

Le ton était parfois vif, prouvant le ras-le-bol de cette profession. Le représentant de l'État était à l'écoute des doléances. Il y a également la préservation des touristes. C'est aux pouvoirs publics que revient le rôle d'éducation des promeneurs, des randonneurs. Le préfet a indiqué que le loup constituait un dossier très important pour la région et qu'il le ferait remonter à Paris.

Bernard Mure, président de la MSA 04, 05 et 84, avec beaucoup d'émotion, informait les éleveurs de la mise en place d'un groupe de travail pour un soutien, un suivi, aux agriculteurs « avant qu'ils ne pètent les plombs...Vous faites un métier honorable, vous n'êtes pas seul, la MSA est avec vous ».