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L'association ubayenne participe à une manifestation organisée en parallèle du procès de l'éleveur

UBAYE | L'association ubayenne participe à une manifestation organisée en parallèle du procès de l'éleveur

Article publié par le Dauphiné Libéré le 10 octobre 2013

"Éleveurs et montagnes" aujourd'hui à Nice, en soutien à Didier Trigance
L'association "Éleveurs et montagnes", présidée par Yves Derbez, participera à la manifestation organisée à Ni¬ce, aujourd'hui, en début d'après-midi, pour soutenir Didier Trigance, lors de son procès.
Pour rappel, l'éleveur Didier Trigance avait agressé deux agents de l'État le 8 août 2012, sur le secteur de la Cime de l'Aspre, à Saint-Martin-d'En- traunes, dans les Alpes-Mari¬times, alors qu'ils étaient ve¬nus réaliser un constat après une attaque de loup sur son troupeau. Didier Trigance su¬bissait à l'époque plusieurs at¬taques par semaine et en a subi d'autres depuis. Cet homme de 45 ans, installé de¬puis 1985, compte 2200 bêtes en estive, en bordure du parc national du Mercantour. L'éle¬veur avait alors réagi à une réflexion de l'un des agents qui aurait dit « préférer le loup aux bergers ». Le ton est mon¬té. « Entendre de tels propos juste après une attaque, il y avait de quoi perdre son sang- froid », avait alors commenté Yves Derbez. « Moi je suis là pour m'occuper de mon trou¬peau et pour donner aux gens des agneaux de qualité. Je ne suis pas là pour nourrir les loups ! » s'était plaint Didier Trigance en 2012, quelque temps après les faits incrimi¬nés.

"Le symbole de ce qu'endurent les éleveurs"

« Le procès de Didier Trigan¬ce est le symbole aujourd'hui de ce qu'endurent les éle¬veurs, des hommes et des femmes poussés à bout par le loup, et de ce qui pourrait bien arriver à d'autres que lui », ex¬plique encore Yves Derbez, pour Éleveurs et montagnes. Une pétition de soutien a re-cueilli plus de 3500 signatu-res.
Thème central des discours officiels de la foire Saint-Mi- chel, à Barcelonnette, le 28 septembre dernier, le loup n'a pas fini de faire parler de lui. Sa présence fait naître -se¬lon les éleveurs- « une tension de plus en plus difficile à sup¬porter ». En conséquence, les relations semblent se tendre avec leurs interlocuteurs - randonneurs, chasseurs et agents des structures qui gè-rent les constats de prédation. Ces derniers doivent respec¬ter un certain nombre de rè¬gles lors de l'établissement de ces constats, et notamment se rendre sur le site pour voir la carcasse qui ne doit pas être déplacée, respecter une totale neutralité vis avis de l'éleveur ou du berger, ne pas donner d'avis sur le résultat, celui-ci étant réservé à la DDT (direc¬tions départementales des ter-ritoires), voire à un service spécialisé de l'ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage).

L'éleveur Didier Trigance avait agressé deux agents de l'État le 8 août 2012, sur le secteur de la Cime de l'Aspre, à Saint-Martin-d'Entraunes dans les Alpes-Maritimes, alors qu'ils étaient venus réaliser un constat après une attaque de loup sur son troupeau.
Est-ce bien ce qui s'est passé le 8 août 2012 sur l'alpage de Didier Trigance ? La procédu¬re judiciaire menée à rencon¬tre de l'éleveur pour coups et blessures sera jugée au tribu¬nal correctionnel de Nice, à partir de 13h30. Le procès in¬tervient alors que ce même tri¬bunal administratif vient, à la demande de l'Association pour la protection des ani¬maux sauvages (Aspas), Fran¬ce nature environnement et Férus, de suspendre les arrê-tés des 13 et 20 septembre 2013 pris par le préfet des Al¬pes-Maritimes, qui "ba-fouaient l'article 28 du plan loup et n'étaient pas dans l'es¬prit de la directive habitat".
Ces arrêtés autorisaient l'abattage de loups dans le ca¬dre d'une battue au gibier, sur les secteurs concernés par les tirs de prélèvement.
F.B.