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José Bové veut abattre les loups en Suisse

José Bové veut abattre les loups en Suisse

Article publié le 3 janvier 2014 par Le Matin

Député vert au Parlement européen, le Français José Bové n'y va pas de main morte: pour lui, le loup n'a rien à faire dans les Alpes et estime qu'il vaut mieux l'abattre.

Les propos de José Bové sur la présence du loup en Valais sonneront sans doute comme une douce musique aux yeux de ceux qui se battent pour que l'on abatte le prédateur dès qu'il pointe un croc sur notre territoire.

En effet, le député vert au Parlement européen estime purement et simplement que le loup n'a rien à faire en Suisse: «Ce qui se passe dans les Alpes est absolument intenable pour les éleveurs. Je ne crois pas qu'au nom de la biodiversité on doit accepter le loup. Veut-on encore des bergers dans nos montagnes?»

Le Français s'exprime dans les colonnes du Nouvelliste dans un article publié vendredi 3 janvier. Pour lui, la présence du loup doit être fortement limitée, que ce soit en France ou en Suisse.

Il s'était d'ailleurs exprimé sur une radio en France sur le sujet: «Si le loup risque d'attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire c'est de prendre le fusil» avait-il martelé.

Le loup, «en voie d'expansion»

Le politicien français, figure du mouvement altermondialiste, se moque que le loup soit protégé par la Convention de Berne. Pour lui, le prédateur n'est pas une espèce en voie de disparition, «mais en voie d'expansion», estime-t-il, dans le journal valaisan. Et quid de la biodiversité? «Le nombre de loups augmente de 20% en moyenne par an. Il faut donc les limiter de manière drastique.»

José Bové s'en prend également aux organisations environnementales qui défendent le loup. «Elles confondent l'Europe avec le Grand Nord canadien ou fantasment sur une certaine représentation du monde sauvage tel que cela a été fait dans le cinéma américain.» Pour lui, parler en Suisse, où le territoire a été façonné par l'homme, de nature sauvage, n'a pas beaucoup de sens.

Pour le WWF, le loup a sa place

Le WWF a réagi dans le Nouvelliste par la voix de la secrétaire régionale valaisanne Marie-Thérèse Sangra. Pour elle, José Bové, qu'elle salue, rejoint l'écologie sur le thème agricole. «Il y a là derrière un lobbyisme agricole que l'on peut comprendre. Mais l'écologie va plus loin, car elle englobe la nature dans son ensemble. Et le loup ne fait pas partie de la zone agricole, mais bien de la nature», estime-t-elle.

Pour la représentante du WWF, le loup peut avoir sa place en Suisse. «Les forêts ont énormément grandi et s'il revient, c'est qu'il trouve sa place. » Elle rejette également l'idée de réguler le loup sur notre territoire, comme le préconise José Bové. Pour elle, c'est possible en France où le prédateur est mieux installé, mais pas chez nous.

«Je ne suis pas opposée à une régulation en Suisse mais quand nous aurons une population de loups. Pour l'instant, nous en avons entre 10 à 15 seulement.» (Newsnet)

Christine Talos